PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
i° Chancre induré de la face. (In Mem. de la Société des Sciences médicales, 1866.)
Communication faite à la Société dos Sciences médicales.
Cette observation était intéressante par Le siège insolite, par la difficulté du diagnostic et par les conditions étiologiques de l'accident primitif-
2° De l’Hématinoptysie cristalline et amorphe.
Communication à la Société des Sciences médicales, à l’appui de sa candidature. [In Mem. de la Société et Journal de Médecine de Lyon, 1867.)
Ce travail a pour point de départ un fait analogue à celui de Lebert, publié à la même époque dans la Gazette médicale de Paris. Mhématinoptysie est une variété d’hémoptysie caractérisée par l’absence des éléments figurés du sang dans les crachats, qui contiennent seulement de la matière colorante amorphe ou des cristaux d’hématoïdine. Elle peut se rencontrer dans les cas d’infarctus pulmonaires, mais elle s’observe surtout dans les pleurésies hématiques (Lebert, Clément), lorsque le sang ayant séjourné dans la plèvre, la cavité pleurale vient à communiquer avec les bronches.
3° De la Sclérose des centres nerveux. (In Journal de Médecine de Lyon, 1868.)
Travail inspiré par les leçons de M. Charcot à la Salpétrière et de M. Vulpian à la Faculté de Médecine de Paris. A l’époque de cette publication, les travaux sur cette question, en dehors des communications faites aux Sociétés savantes, étaient rares en France. On ÿ trouve l’une des premières descriptions de la sclérose en plaques et de son diagnostic différentiel avec la paralysis agitans.
4° Des accidents hémorragiques de la Phthisie pulmonaire.
(Thèse de doctorat. Paris, 1868.)
Thèse basée sur de nombreuses observations recueillies par l’auteur dans les services de médecine pendant son internat. — Il établit la fréquence et la variété de ces accidents chez les tuberculeux et cherche à en éclairer la pathogénie, en s’appuyant sur l’anatomie pathologique. Les coagulations du sang dans les vaisseaux autour desquels se sont développés les tubercules (Cornil) déterminent une fluxion collatérale. — Sous l’influence des idées régnant alors, il admet la phthisie ah hœmoptoe, par suite d’une pneumonie catarrhale provenant d’une irritation directe causée par le sang extravasé dans les alvéoles. — Il décrit une forme hémorrhagique de là tuberculisation aiguë et un état scorbutique chez certains phthisiques.
5° Pathogénie de la Fièvre puerpérale.
Communication faite à la Société des Sciences .médicales, au cours d’une discussion engagée sur cette question. (Soc. des Sc. méd. 1869 et Lyon médical.)
S'appuyant sur un rapport de la Commission de l’Académie des Sciences chargée d’étudier le mal des montagnes, surles expériences d’André Sanson et sur celles de Legros et Onimus, l’auteur cherche à expliquer la spontanéité et la contagion de la fièvre puerpérale par la transformation des substances protéiques en ferments non orga-
6° Etude sur la Physiologie pathologique de la Fièvre.
(In Mem. de la Soc. des Sc. méd. et in Journal de Médecine de Lyon, 1868.)
L’une des premières publications françaises, et la première à Lyon, où se trouve exposée et soutenue la théorie qui a cours aujourd’hui. L’élévation de la température est attribuée à l’exagération des combustions organiques, dont témoignent l’augmentation de l’urée et celle de l’acide carbonique.— De cëlte élévation de la température découlent les troubles fonciionnels observés dans la fièvre.
7° Note sur un cas de Tremblement simulant la Paralysie agitante, dans le cours d’une Fièvre typhoïde. (Mem. de la Soc. des Sc. méd., 1869, et Lyon Médical.)
D’après l’auteur, ce fait très-remarquable tendrait à démontrer que le tremblement de la paralysis àgitans est un symptôme commun au moins à deux états pathologiques des centres nerveux, tous deux encore inconnus, mais dont l’un aurait une marche progressive, et dont l’autre, apparaissant dans des conditions spéciales (état fébrile), disparaîtrait avec les conditions mêmes. L’avenir, devait confirmer cette manière de voir, ainsi que cela résulte du travail suivant.
8° Des Tremblements consécutifs aux Maladies aiguës. \ln Mem. de la Soc. des Se. méd., et H. Georg, 1877.)
Plusieurs faits analogues au précédent, recueillis par l’auteur dans son service d’hôpital, entre autres l’un où le tremblement a persisté plusieurs mois, établissent que, parmi les troubles de la motilité consécutifs aux maladies aiguës, il faut accorder une place à un tremblement semblable à celui de la paralysie agitante. De son côté, Westphall a publié plusieurs observations où le tremblement ressemblait à celui de la sclérose en plaques.
9° Anévrysme de la Crosse de l’Aorte. (Soc. des Sc. méd., et Lyon médical, 1872.)
Observation remarquable par l’oblitération des troncs artériels émanés de l’aorte ; la circulation cérébrale ne se faisait plus que par la vertébrale gauche.
10° Note sur un cas d’Amyotrophie secondaire. (Soc. des SC. méd., et Lyon médical, 1871.)
Celle note contient la relation et la discussion du second fait (en comptant celui de M. Jaccoud) de cet état pathologique décrit aujourd’hui par M. le prof. Pierret, sous le nom do Névrite‘périphérique disséminée. — L’auteur avait reconnu, dans ce cas, que le point de départ de l’atrophie musculaire était dans une lésion nerveuse périphérique. « La lésion nerveuse périphérique précédant l’atrophie n 1 e me paraît en être la cause directe. » ( Lyon médical, p. 513.)
11° Note sur les Myélites, d’après les travaux français.
(A' Delahaye, 1878.)
Cette publication a eu pour but de coordonner et de vulgariser les principaux travaux parus en France, depuis quelques années, sur les maladies de la moelle.
12° Traitement de la Variole par les bains froids. (Société de Médecine, 1877, et H. Georg.)
En dehors de nombreuses tentatives purement empiriques, l’auteur est le premier qui ait érigé en méthode scientifique l’application du froid au traitement de la variole. Il a posé les indications et les règles de celte méthode. Contrairement à l’opinion de Curschmann, il à démontré que les bains doivent être donnés surtout dans la période de la fièvre de suppuration, Les résultats obtenus dans son service sont des plus encourageants et ont abaissé la mortalité générale de 22,881 à 6,8 7..
13° Appareil pour la Réfrigération dans le Traitement des Maladies aiguës. (Soc. de Méd. de Lyon, 1877, et Association française pour l’avancement des sciences, séance du 24 août 1878.)
Cet appareil, usité dans les Hôpitaux de Lyon, permet d’appliquer la méthode de Brand aux malades atteints de fièvre typhoïde, sans les déplacer de leur lit et sans les mouiller. ,
14° Note sur l’Epilepsie spinale. (Soc. de Méd. 1879.)
Note inédite présentée à la Société de 'Médecine à l’appui de sa candidature. — Il décrit les différents procédés de recherche de ce phénomène et ce que l’on a appelé les phénomènes du pied, du genou et de la fesse. —)11 résulte de ses observations que l’épilepsie spinale se rencontre d’ordinaire quand il y a un certain degré de contracture des membres. — Il signale pour la première fois ce symptôme dans le tétanos.
TRAVAUX DE fMÉDECINE LÉGALE
15° Conférences pratiques de Médecine légale. (J.-B. Baillère, 1879.)
Celte publication renferme les principales conférences qu’il a faites, soit à la Morgue, soit à la Faculté de Médecine, pour l’enseignement pratique de la médecine légale, indépendamment des leçons du cours théorique officiel.
16° Quelques considérations critiques sur les taches de sang en médecine légale, par MM. Cazeneuve et Clément.
Les auteurs se sont appliqués à résoudre les principales difficultés que l’expert peut rencontrer dans la recherche des taches de sang, et particulièrement dans les cas oùles taches ont été lavées à l’eau froide, à l’eau chaude ou au savon.
17° Nouveau signe d’identité professionnelle des ouvriers tireurs d’or.
Communication du 15 décembre 1879 à la Société de Médecine de
Les médecins légistes recherchent avec soin tous les indices qui, à l’occasion, peuvent faire reconnaître l’identité d’un sujet. Celui qui a été signalé dans celte communication est remarquable par sa certitude, sa constance et sa fixité. Il consiste en de petites taches noires, produites sur l’avant-bras des ouvriers tireurs d’or par la pénétration des fils métalliques. Les particules métalliques subissent dans les tissus une altération chimique et donnent la coloration noire de la
18° Sur la valeur de la Phlyotène gazeuse produite par l’action d’un corps en ignition sur la peau, comme signe de la
Communication à la Société des Sciences médicales, 19 décembre
Tous les ouvrages de médecine légale accordent une grande valeur à ce phénomène comme signe de la mort. Des expériences faites par l’auteur sur un membre que le chirurgien allait desarticuler, il resuite que, pendant T anesthésie, on peut approcher un corps en ignition de la peau du sujet sans déterminer de phlyctène liquide, ni même de rougeur de la peau. Dans ce cas, il n’a vu se produire que des phlyctènes gazeuses analogues à celles que l’on fait naître sur un cadavre. En conséquence, ce signe perd toute la valeur qu’on lui avait attribuée.
19° Divers articles de journaux, de revue, de critique, d’intérêts professionnels, etc.