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Titres et travaux scientifiques

C’est à la suite d’accidents toxiques, survenus après absorption d'une fausse badiane, reconnue être de l’illicium parviflorum par MM. Cazeneuve et Florence, que nous avons fait des recherches dont voici le résumé:

L'illicium parviflorum contient un principe toxique déterminant chez les chiens des vomissements, de l’insensibilité, de la paralysie des pattes postérieures, des mouvements tétaniques très intenses, et surtout si la dose est un peu forte, de véritables attaques d’épilepsie franche caractérisées par des convulsions toniques et de la raideur tétanique , suivies de convulsions cloniques. Ces attaques peuvent

dement ; ou bien, elles se rapprochent de plus en plus, les accès deviennent subintrants, et le chien meurt par asphyxie, avec élévation de la température.

L'illicium parviflorum est toxique à une dose un peu supérieure à 0,50 par kilogr. d’animal.

Les carpelles sont dix fois moins toxiques que les graines, et, dans celles-ci, le principe vénéneux est surtout contenu dans l’amande.

L’analyse de la substance, faite par la méthode de Dragendorlî, contrôlée à l’aide de la méthode expérimentale, nous a permis de localiser le principe toxique dans l’extrait aqueux, quoiqu’une partie assez faible passe dans l’extrait alcoolique.

Cette analyse n’a pas été publiée, la quantité de produit dont nous disposions ne nous ayant pas permis de caractériser toutes les subs-

La substance toxique a été isolée de la façon suivante : les graines d’illicium parviflorum, pulvérisées et épuisées par l’éther de pétrole,

est additionné de sous-acétate de plomb, qui donne un abondantpré-

tillée, est décomposé par l’hydrogène sulfuré ; après filtration, on évapore dans le vide, et l’on traite par l’alcool à 95° ; par évaporation de la solution alcoolique, on obtient des îlots de cristaux en forme de choux-fleurs. Cette substance est un glucoside, toxique à très faible dose ; la petite quantité de matière obtenue ne nous a pas permis d’en faire l’analyse élémentaire.

Ce corps est différent de la shikimine, retirée de Yillicium religiosum par Eykman.

du sucre du sang. Soc. des sicnces médicales, juin 1890.

Dans ce travail, nous montrons que la méthode de Cl. Bernard, qui a le grand avantage d’être très rapide, comporte quelques causes

Le dosage à l’aide de la liqueur de Fehling, par le procédé de la décoloration, doit être effectué dans une solution de soude faible (3 0/0) et de volume constant, afin que les résultats soient comparables tout en évitant la coloration verte qui rend la fin de la réaction incertaine

Pendant la chauffe du sang avec le sulfate de soude, il se perd un peu de sucre ; cette perte est évitée en faisant tomber le sang au sortir du vaisseau, dans le sulfate de soude chaud, contenu dans un vase de Bohême plongé dans un bain-marie bouillant; ce dispositif permet de déterminer exactement le poids du sang.

V. — Destruction du sucre du sang par les tissus vivants. l’aide de l’appareil de Jacobj, dont nous donnons la description schéma, nous avons pu étudier la perte de sucre produite par le sage du sang; dans le rein. Grâce à cet appareil, dans lequel le noir qui sort de la veine est privé de son acide carbonique, et dans l’artère parfaitement rouge, les muscles conservent leur i: bilité pendant plusieurs heures.

culé dans un rein de chien (pesant environ 30 gr.) ont perdu au moins 16 0/0 de 'plus qu’un échantillon du même sang, à la même température et n’ayant pas circulé.

et dans le sang; en général en quantité plus considérable dans le chyle;

Le pouvoir glycolytique est dimiuué dans du sang laissé quelque temps à la température du laboratoire, tandis que le pouvoir sacclia-

Le sang normal perd beaucoup plus de sucre que le sang d’un chien rendu diabétique par ablation du pancréas ; la perte absolue peut être double, et la perte pour cent, cinq fois plus grande.

Dilué avec de l’eau distillée ou avec de l’eau salée, le sang a un pouvoir glycolytique beaucoup plus faible.

qu’une action retardatrice.

Dans le sang d’un animal asphyxié, le glucose augmente beaucoup, tandis que l’on constate une diminution notable du pouvoir glycoly-

Le bromure de potassium ne ralentit pas la destruction du sucre.

Conclusions. — 1° La méthode de Cl. Bernard, pour le dosage du sucre du sang est inexacte, une certaine quantité de sucre se détruisant pendant le chauffage avec le sulfate de soude.

2° Pour doser le sucre dans le sang,'il convient de recevoir celui-ci dans du sulfate de soude chaud et acidifié par l’acide acétique.

3° Les différences trouvées par Cl. Bernard dans la teneur en sucre

nent de la méthode employée.

4° Le sucre disparaît très lentement dans le sang maintenu aux basses températures comprises entre 0° et 15°.

5° La destruction du sucre du sang est d’autant plus rapide que la température est plus élevée, jusqu’à 53° ; à cette limite, le ferment glycolytique est détruit. Pour une même température, cette destruc-

6° Elle est ralentie beaucoup dans le vide, ainsi que par l’acide carbonique, l’oxyde de carbone, les antipyrétiques.

7° L’oxygène augmente très faiblement la destruction du sucre du sang; l’ozone n’agit pas mieux que l’oxygène.

8° Toutes choses égales, la destruction du sucre du sang est en rapport avec la quantité de ferment glycolytique.

Chez l’animal sain, et sous l’influence des antipyrétiques, la consommation du glucose est diminuée dans les capillaires ; il y a de plus diminution de la formation du glucose aux dépens du glycogène dans lé foie et dans les muscles ; enfin, dans certains cas, on peut même constater la diminution de la formation du glycogène. Ces faits expliquent qu’indépendamment de leur a<

négligeable d’ailleurs chez l’animal apyrétique, c elles sont administrées à dose suffisante, abaisssent la température centrale, en diminuant la production de chaleur.

Quand on centrifuge du sang défibriné, au moyen d’un puissant appareil, on obtient du sérum qui ne possède pas, en général, de pouvoir glycolytique bien sensible, et contient environ 80 gr. d’albumine 0/00.

Les globules, additionnés d’une quantité d’eau salée froide égale au sérum enlevé, sont centrifugés. Ce liquide décanté renferme moins de 20 gr. d’albumine 0/00; additionné d’un peu de glucose, on trouve qu’il a un pouvoir glycolytique assez faible.

En traitant de nouveau les globules de la même façon, on sépare un liquide qui renferme très peu d’albumine, mais qui possède un pouvoir glycolytique beaucoup plus considérable que celui du pré-

Quant aux globules, on constate que leur pouvoir glycolytique a diminué corrélativement.

Cette expérience prouve que le pouvoir glycolytique du sang ne peut être considéré comme une propriété vitale de l’albumine du sang, et témoigne en faveur de l’idée d’un ferment soluble.

Chez cinq diabétiques, nous avons trouvé que le pouvoir glycolytique du sang est considérablement diminué ; il y a donc identité, à ce point de vue, entre le diabète de l’homme et celui du chien privé

est d’accord avec le fait que l’acide carbonique affaiblit l’action du ferment glycolytique.

C’est bien, en effet, à un véritable ferment que le sang doit son

nt glycolytique. Glycogénie hématique.

Nous avons réussi à précipiter le ferment glycolytique en dissolution dans l’eau de lavage des globules, au moyen du phosphate de chaux gélatineux.-

Le sérum peut contenir quelquefois une petite quantité de glycogène, donnant une augmentation de sucre après quelque temps au bainmarie à 39°; en effet, le ferment glycolytique, tout entier dans les globules blancs, n’est pas contenu dans le sérum, et par suite ne peut détruire le glucose que ce dernier contient.

Il est excessivement rare que le sang en entier s’enrichisse en sucre un certain temps après sa sortie des vaisseaux. Il faut, pour expliquer ce fait que le glycogène soit abondant dans le sang et que le ferment glycolytique le soit très peu. Ainsi, à l’état normal, la destruction du sucre dans le sang n’est qu’une résultante de deux processus opposés : 1° formation du sucre dans le sang aux dépens du glycogène ; 2° destruction du sucre aux dépens du ferment glycolytique, ce der-

nier processus étant de beaucoup prédominant ; exceptionnellement, le premier peut l’emporter.

Le ferment glycolytique ne provient pas exclusivement du pancréas. Ce qui le prouve c’est : 1° qu’après l’ablation du pancréas, le pouvoir glycolytique du sang n’est réduit que des 4/5 environ ; 2° que M. Hédou a vu, chez un chien ayant survécu à l’ablation du pancréas, le diabète disparaître complètement au bout de quelques semaines. D’après M. Lépine, il y a donc des sources accessoires et vicariantes du ferment glycolytique.

En réponse à une note de M. Arthur, dans laquelle il conteste la préexistence du ferment glycolytique dans le sang circulant, nous lui opposons les faits suivants :

1° Le ferment glycolytique provient en grande partie, mais non exclusivement du pancréas. Il existe dans le sang circulant, en quantité variable, suivant les conditions d’alimentation, etc.

2° Contenu dans les globules blancs, il y paraît fixé de telle sorte que dans les expériences in vitro, il ne passe bien dans le sérum que si certaines conditions d’osmose, etc., sont réalisées, ou bien si les globules blancs éprouvent un certain degré de destruction.

3° La destruction du sucre dans les premiers quarts d’heure qui suivent la sortie du sang des vaisseaux est la résultante de deux processus opposés : 1°- destruction du sucre au moyen du ferment glycolytique 2° formation du sucre dans le sang aux dépens du glycogène préexistant, sous l’influence du ferment diastasique, cette dernière pouvant être quelquefois supérieure à la destruction du sucre, par exemple

hématique complique singulièrement l’étude de la glycolyse du

4° La glycolyse dans le sang qui ne contient pas de glycogène est plus grande dans le premier quart d’heure que dans les quarts d’heure consécutifs.

5° La préexistence du ferment glycolytique n’est qu’un cas particulier de la loi sur la sécrétion interne des glandes.

sucre. Cette augmentation est plus fréquente dans le sérum obtenu par centrifugation d’un pareil sang. Il faut donc admettrequ’ilse produitdu sucre dans le sang ou dans le sérum de l’animal bien nourri, sans doute aux dépens de la matière glycogène, dont l’existence dans le

Pour doser ce sucre développé aux dépens du glycogène, nous avons indiqué une méthode aussi rapide qu’exacte, et qui est basée sur ce que le ferment glycolytique est détruit à 54°, tandis que le ferment saccharifiant est très actif jusque vers 62°. Il suffit de faire tomber le sang dans un ballon contenant du sable stérilisé ; chauffé à 58°, l’augmentation de sucre est due au glycogène, fait que nous avons vérifié par les réactions du glycogène isolé par la méthode de Brücke ; la transformation est rapide, généralement terminée après 30 minutes.

Pour avoir la glycolyse réelle dans un sang, il faudra donc ajouter à la perte apparente cette augmentation de sucre produite à 58°.

21. — De la glycolyse du sang circulant dans les tissus vivants.

A moyen de l’appareil de Jacobj, on fait circuler un poids connu

gée dans de l’eau à 39°. Les muscles conservent leur iritabilité ; le sang qui sort du membre est noir, et rentre dans l’artère parfaitement rouge ; et même plusieurs heures après le début de l’expérience, il est aussi normal que peut l’être un sang défibriné et privé pendant ce temps de l’incessante rénovation que lui procurent les organes hématopoiétiques.

En retirant tous les quarts d’heure une petite portion de sang pour l’analyse, on remarque qu’il perd de moins en moins de sucre. Maigre son appauvrissement progressif en sucre, malgré son déchet initial en ferment par suite de la défibrination, et malgré la masse relativement considérable de sang par rapport à celle des tissus, un sang

Si l’on opère identiquement avec un chien rendu diabétique par l’ablation du pancréas pratiquée environ vingt-quatre heures auparavant, la perte, dans le même temps n’atteint pas 30 0/0. On peut donc

' normal possède quelque chose de plus

de pancréas.

■ ferment soluble due l’on Deut extraire

tous cas, la glycolyse est toujours, après quelques saignées, fort diminuée. Il se peut même que chez un chien épuisé par des hémorrhagies antérieures, le sang d’une nouvelle saignée renferme, même après une heure à 39°, davantage de sucre, ce qui tient à la fois à la disparition complète du ferment glycolytique et à l’abondance du glycogène

mentation du pouvoir glycolytique et du pouvoir saccharifiant. Le même résultat est obtenu par la ligature de l’artère principale du pancréas, ligature qui ne l’anémie pas en raison des anastomoses et supprime un certain nombre de vaso-moteurs.

4° L ’électrisation du bord inférieur des nerfs pancréatiques produit au bout de peu de temps le diabète.

27. — Sur les variations des pouvoirs glycolytique et saccharifiant du sang dans l’hyperglycémie asphyxique, dans le diabète phloridzique et dans le diabète de l’homme, et sur la localisation du

1° Si on asphyxie un chien par le procédé de Dastre, le pouvoir glycolytique est diminué. Si l’asphyxie, aussi complète que possible, dure longtemps, par exemple au moins trois quarts d’heure, on peut observer la disparition complète du pouvoir glycolytique du sang, tandis que le ferment saccharifiant n’est pas aboli.

Le ferment saccharifiant, diminué dans une asphyxie longue, non seulement dans le sang, mais dans l’urine, est au contraire augmenté dans une asphyxie courte. Ce résultat est en rapport avec le fait bien connu, qu’en acidifiant très faiblement une liqueur on favorise l’action de la diastase sur l’amidon, tandis qu’on l’arrête en l’acidifiant for-

2° L’ingestion de phloridzine augmente les pouvoirs glycolytique et saccharifiant du sang ; il en est de même du pouvoir saccharifiant

filtrée de bacilluscoli communis. Asphyxie. Diabète phloridzique.

1» Parla centrifugation, nous avons montré que le ferment saccharifiant se trouve dans le sérum; on comprend pourquoi il passe rapidement dans l’urine, tandis que le ferment glycolytique inclus dans les globules blancs n’y existe pas.

2° L’injection dans les veines d’un chien sain d’une culture de bacillus coli communis, filtrée au filtre d’Arsonval, amène, en moins d’une heure, une élévation considérable de la température. Si alors, oh fait une saignée à l’animal on trouve que le sang a un pouvoir glycolytique énorme.

3° Dans l’asphyxie de longue durée, le ferment glycolytique peut disparaître complètement du sang et le ferment saccharifiant dont l’énergie est habituellement augmentée par l’acide carbonique, peut môme, si l’asphyxie est suffisamment prolongée, éprouver une diminution notable.

4° Dans le diabète phloridzique , il n’y a pas diminution du ferment glycolytique; il y a même augmentation de ce dernier. Le diabète s’explique par Yabondance du ferment diastasique; dans ce

ces trois sangs ne contenaient pas de glycogène.

Cette expérience montre d’une façon absolument évidente que la glycolyse se produit dans du sang vivant, non coagulé, placé dans les conditions où il se trouve quand il circule dans un vaisseau.

II. Jambul. — A la dose de un gramme environ d’extrait fluide de jambul par kilogramme, dose forte, le pouvoir glycolytique est très

pliine ne nous a pas donné une modification bien grande du pouvoir glycolytique ; quelquefois* cependant, à haute dose, elle produit de la glycosurie, qui nous paraît liée à une augmentation du pouvoir saccharifiant du sang ; mais de nouvelles expériences sont nécessaires pour bien comprendre l’efficacité, parfois très grande, de l’opium chez les diabétiques.

diabétique par ablation du pancréas, a déterminé chez cèlle-ci une diminution énorme de la glycôsurie.

le chyle détermine « in vitro » la glycolyse d’une solution de glucose. L’injection de macération de pancréas ne peut donner de bons

par la voie de la veine porte, puisque des chiens, dont le chyle s’écoulait par le canal thoracique, n’ont pas présenté de glycosurie, ni même d’hyperglycémie bien appréciable. Il semble certain qu’il incombe au

- Liquide d’ostéo-périostite phlegmoneuse. - S ,

Ce liquide, retiré pa: Liquide filant, comrr couches principales, s

rougeâtre, inférieure, rouge

Présentation d’une tumeur du testicule droit trouvée chez un chien. Ce testicule dégénéré était en ectopie dans la cavité abdominale et pesait 70 grammes, tandis que le poids du testicule gauche était de 10 grammes ; albuginée très mince.

Les reins sont blancs et présentent de petits kystes.

L’examen histologique montre que la tumeur est un sarcome.

Ces deux calculs volumineux extraits par M. Poncet, étaient coniques et ressemblaient sauf le volume à de petits obus. Dans le canal,

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