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XX. — DE LA SUPPURATION DES ÉPANCHEMENTS SANGUINS DANS LES PLÈVRES

Documents expérimentaux pour servir à démontrer l’innocuité des épanchements sanguins intra-pleuraux, s’ils sont aseptiques, et à condition aussi

été détruit (Soc. de Biol., 28 avril 1891).

7" Les découvertes récentes sur la physiologie du pancréas (Revue g(n. des Se., 30 juillet 1891).

Voulant savoir si l’irritation permanente du bout central d’un nerf pneumogastrique, chez le chien, déterminerait de la glycosurie, nous avons en réalité trouvé, M. G. Sée et moi, que sous cette influence il peut se produire une véritable azoturie avec amaigrissement notable et rapide. C’est là un exemple très net de l’influence du système nerveux sur la nutrition.

Nous avons rendu des chiens glycosuriques par le procédé indiqué par von Mering en 1886, c’est-à-dire en leur faisant absorber journellement une certaine quantité de phloridzine. Ces expériences ont montré que c’est par ellemême, en tant que composé spécial, que la phloridzine agit ainsi sur les échanges nutritifs, et non par son radical phlorétique.

Si l’on nourrit l’animal exclusivement avec de la viande, les urines contiennent toujours du sucre, un peu moins cependant. Ce fait est intéressant, puisque, comme toute la matière glycogène d’un animal auquel on donne de la phloridzine est très rapidement détruite (von Mering), il prouve que la glucose peut se former dans l’organisme aux dépens des matières albuminoïdes.

Les chiens ainsi rendus glycosuriques ont été soumis à divers modes de traitement usités dans le diabète : le bicarbonate de soude et l’arsenic se sont montrés inefficaces ; le bromure de potassium a amené une légère diminution du sucre; la diminution a été plus marquée sous l’influence de l’antipyrine.

Dans une série d’autres recherches, qui sont loin d’être terminées, j’ai commencé l’étude du diabète produit par l’extirpation du pancréas.

J ai d abord imaginé un procédé qui permet d’obtenir la glycosurie sans recourir à cette opération difficile et laborieuse : ce procédé consiste à détruire le pancréas, sur le chien, au moyen d’une injection dans le conduit de Wirsung de suif ou de gélatine préalablement coloré.

Chez les animaux ainsi traités le diabète sucré ne se produit pas toujours; mais alors on observe une dénutrition générale remarquable et la glycosurie alimentaire; le dépérissement de l’animal ne peut être évité que par la suralimentation.

A quoi tient cette fonction du pancréas qui, supprimée, amène le diabète? C’est en tant que glande à produit de sécrétion interne, glande vasculaire sanguine, que le pancréas agit sur les matériaux sucrés; en effet, si on parvient à lier sur un chien toutes les veines pancréatiques, on constate la glycosurie. J’ai pu obtenir deux ou trois fois ce résultat, en sacrifiant un certain nombre d’animaux.

— Dans une étude critique étendue publiée par la Revue générale des sciences, j’ai fait l’historique de cette importante question du diabète pancréatique, montré quel est son état actuel, et indiqué les problèmes à résoudre pour que l’on puisse comprendre d’une façon suffisamment exacte la nature des fonctions du pancréas.

XXII. — ACTION DES PRODUITS MICROBIENS SUR LE SYSTÈME NERVEUX VASO-MOTEUR

En collaboration avec M. A. Charrin.

1” Mode d’action des produits sécrétés par les microbes sur les appareils nerveux vaso-moteurs. Rapport entre ces phénomènes et celui de la diapédèse (Comptes rendus Acad, des Sc„ 28 juillet 1890).

2" Mode d’action des produits sécrétés par les microbes sur le système nerveux vasomoteur. Déductions patholagiqnes (in Verhandlungen des X in*, med. Cmgresses, Bd II, Abtheil. III, p. 29, Berlin, A. Hirschwald, 1891).

3" A propos de l’action exercée par les produits solubles du bacille pyocyanique sur le système nerveux vaso-moteur (Soc. de Biol, 23 juillet et 17 octobre 1891).

Deux mémoires détaillés dans les Arch. de physiol. :

i° Recherches expérimentales sur l’action des produits sécrétés par le bacille cyanique sur le système nerveux vaso-moteur (Arch. de physiol., octobre 1890).

pyo-

S" Nouvelles recherches sur l’action des produits sécrétés par le bacille pyocyanique sur le système nerveux vaso-moteur (Arch. de pkys., janvier 1891).

Le fait dominant de toutes ces recherches, c’est que, parmi les substances que fabrique le bacille pyocyanique, il y en a qui agissent sur le système nerveux vaso-moteur, diminuant ou même, quand ces substances ont été isolées à l’état de pureté, supprimant temporairement l’excitabilité des appareils vasodilatateurs centraux (du bulbe et de la moelle). Nous nous sommes attachés à mettre ce fait à l’abri de toute critique, en multipliant et variant les expériences, déterminant leurs conditions, éliminant les causes d’erreur.

On peut aujourd’hui le considérer comme acquis; nos expériences ont été en effet confirmées par MM. Morat et Doyon [Lyon méd., 31 mai 1891); d’autre part, après M. Bouchard, qui avait déjà, montré qu’il existe certaines substances microbiennes dont l’effet sur les vaisseaux est de les dilater, M. Arloing a prouvé par des expériences absolument analogues aux nôtres que les produits solubles du staphylocoque pyogène augmentent l’excitabilité des centres nerveux vaso-dilatateurs (Acad, des Sc ., septembre 1891).

L’importance de cette étude, au point de vue d’une théorie de l’infection, a paru réelle. « Ni les substances dites bactéricides, écrivait-on récemment, ni les leucocytes n’interviennent seuls dans les phénomènes d’immunité : le système nerveux y joue un rôle qui ne peut plus être négligé... Lorsque les virus suppriment la vaso-dilatation, les leucocytes se trouvent arrêtés dans les vaisseaux. Cet obstacle à leur émigration prive l’organisme de leur concours défensif (phagocytose) sur le lieu même de la lutte, au point où s’introduisent, avant de pulluler, les agents infectieux. C’est là une conséquence de l’action exercée par les virus chimiques sur les centres nerveux... Cette notion est de grande portée non seulement pour la théorie, mais aussi au point de vue clinique. » (Rev. gèn. des sc., janvier 1892, p. 32.) M. Bouchard, dans les travaux duquel se trouve d’ailleurs le point de départ de nos expériences, avait déjà mis en lumière ces idées, dans sa Théorie de /' infection , présentée au mois d’août 1890 au dixième Congrès intern. de médecine, à Berlin.

J’ajouterai que ces recherches ont donné le premier exemple de l’application aux études bactériologiques des procédés de la physiologie expérimentale.

XXIII. - RECHERCHES DE PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE SUR LA MALADIE PYOCYANIQUE

1° Note préliminaire sur quelques expériences concernan t l’état du système nerveux la circulation et la respiration dans la maladie pyocyanique (in La maladie pyocyanique, par A. Charrin, Paris, Steinheil, 1889, ch. v„ p. 47-bl).

2” Note sur la diminution de l’oxygène du sang artériel dans la maladie pyocyanique — en collaboration avec MM. A. Charrin et L. Lapicque (Soc. de Biol, 28 juin. 1891).

Recherches faites sur des lapins, en dosant l’oxygène du sang au moyen de l’hydrosulfite de soude, par le procédé de Schützenberger ; nous avons trouvé une diminution de l’oxygène après inoculation d’une culture virulente.

3° Influence de l’infection sur les produits de la génération — en collaboration avec M. A. Charrin (Soc. de Biol., 8 décembre 1891).

Nous avons observé sur des lapines vaccinées contre le virus pyocyanique et chez lesquelles la vaccination avait été poussée un peu loin, ou bien très souvent que la mise bas a lieu avant terme, ou bien que les petits sont mortnés, ou bien qu’ils ne survivent que quelques jours ; d’autres fois, mais moins souvent, nous avons vu s’arrêter la croissance et le développement général des petits qui avaient survécu.

Analogie de ces faits avec ceux que Ton observe chez la femme dans la syphilis.

XXIV. — TUMEURS ET MICROBES ■En collaboration avec M. A. Charrin (Soc. de Biol:, 12 juillet' 1890).

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