CORNÉE
Anatomie pathologique et pathogénie de la kératite congénitale.
Société française d’ophtalmologie, mai 1902.
La lésion caractéristique de la cornée était dans cette observation l’infiltration de la membrane et la destruction d’une partie de celle-ci, siégeant à la partie moyenne et au niveau des couches postérieures. Les couches antérieures, y compris la membrane de Bowman et l’épithélium antérieur, étaient demeurées indemnes.
La présence de vaisseaux de nouvelle formation, dans les couches profondes du parenchyme cornéen, permet d’écarter l’hypothèse d’un simple retard de développement.
En outre des lésions de la cornée, il existait sur les deux yeux une infiltration considérable de cellules rondes dans toute l’étendue du tractus uvéal, à tel point que toute la membrane irienne, épaissie, présentait des inégalités et des bosselures à sa surface. En certains points même, la prolifération était telle que quelques-unes de ces saillies s’étaient pédiculisées et avaient formé là des granulomes, les uns encore rattachés à la membrane qui leur avait donné naissance, les autres libres et implantés à la face postérieure de la cornée.
Ces granulomes, constitués par une accumulation de cellules rondes avec des vaisseaux de nouvelle formation, dérivent directement de l’inflammation de la membrane irienne et sont à rapprocher de ce qu’on
limitent aux seules couches postérieures de la cornée, ce règle, et pourquoi la membrane de Bowman et les couches a: sont toujours respectées.
sorte de dystrophie cornéenne bilatérale, survenue lentement plusieurs années auparavant et ne pouvant être rattachée à aucune cause précise.
Toute la moitié supérieure de la périphérie cornéenne, au voisinage du limbe scléro-cornéen, était surplombée par une sorte de croissant transparent limité par une strie blanche(fig. 12). L’anesthésie de cette région était absolue.
La membrane ayant perdu sa résistance à ce niveau avaitcédé, d’où tion de réfringence, ce qui expliquait l’astigmatisme énorme existant.
Étude sur les kystes de l'iris. Archives d'ophtah Dans l’observation qui fait l’objet de ce tra\
: d'ophtalmologie.
1899, pp. 170-182.
Cette observation est intéressante à la fois par la netteté d’évolution de la maladie et par les lésions de dégénérescence ascendante observées du côté des nerfs optiques à la suite de l’infection.
11 s’agissait d’une ophtalmie métastatique d’origine utérine et déterminée par une embolie septique partie d’un petit polype développé sur la muqueuse de l’utérus et contenant de nombreux streptocoques. Puis survint une arthrite supputée du genou droit, également à streptocoques ; le lendemain, ophtalmie métastatique à streptocoques du même côté, et mort quinze jours après d’infection généralisée.
L’examen anatomique du nerf montra une dégénérescence à trajet
avant la section du nerf optique, une ir tigramme de morphine.
Après anesthésie superficielle de la
on pratiqu
j ââ 0 gr. 01 I ââ 0 gr. 02
Après trois à quatre minutes d’attente, le nerf optique est sectionné d’un seul coup, en évitant de tirer trop fortement sur le globe.
Cette énucléation avec anesthésie locale est particulièrement intéressante dans les accidents de travail. Malgré la rareté des accidents au cours de l’anesthésie générale, il y a toujours de ce chef un léger risque couru par le blessé, si minime soit-il. Aussi l’énucléation avec anesthésie générale nous paraît devoir rentrer dans la catégorie des opérations qui peuvent être refusées par le blessé. Pratiquée au contraire après anesthésie locale, et ne faisant par conséquent courir au sujet aucun risque, il nous semble qu’elle doit rentrer dans la catégorie des opérations qui peuvent être imposées au sinistré, lorsqu’elle est jugée nécessaire pour préserver l’autre œil. En cas de refus, le blessé pourrait perdre ses droits à toute indemnité.
Extirpation du ganglion ciliaire. Société de chirurgie, 22 avril 1902.
Après avoir tenté d’extirper ce ganglion au moyen d’un instrument ad hoc, et en se servant comme conducteur du rameau nerveux du muscle petit oblique, préalablement mis à nu et chargé sur un crochet, nous recommandons, avec le professeur Rohmer, d’aborder le ganglion par la face externe de l’orbite.
Après résection du volet ostéo-périostique, suivant le procédé de Kronlein, le muscle droit externe est chargé et sectionné, puis le muscle petit oblique et le globe fortement réclinés en dedans. La sonde cannelée conduit sur le nerf optique facilement dénudé et sur le paquet externe des nerfs ciliaires. Au fond de l’entonnoir ainsi formé, on aperçoit le ganglion ciliaire, qui est saisi avec une pince et arraché.
Chlorhydrate de cocaïne.
Chlorhydrate de morphine
StovaïiiG.
Chlorure de sodium . .
Eau distillée.
Femme de 30 ans, présentant à la partie moyenne de la conjonctive tarsienne supérieure une papule légèrement surélevée, du volume
du facial
l’origine du gloss<
poqiie nous en avons rapporté une nouvelle observa-
Qciéiéde Pédiatrie, dans.la séance du 19 octobre 1909.
Névrite et atrophie optique au cours de l’érysipèle
(en collaboi-atidn avec le docteur Lesné). Archives générales de médecine,
Apparition, au cours d’un érysipèle de la face très bénin, d’une cellulite orbitaire bilatérale, avec retentissement sur le nerf optique (double névrite optique) et perte complète de la vision. La névrite optique semblait devoir être rapportée à l’infection et à l’altération des fibres nerveuses sous l’influence des toxines microbiennes.
Observation d’un sujet de 31 ans qui, à la suite d’un chancre induré apparu sur la verge huit ans auparavant, fit une paralysie bilatérale de l’accommodation, avec paresse des pupilles à la lumière. Traitement par le collyre à la pilocarpine et par des injections intra-musculaires d’huile grise. Acuité et champ visuels normaux.
Le malade, revu dix-huit mois plus tard, montrait des pupilles immobiles à la lumière et inégales, la droite un peu dilatée. Deux mois après, il se présente avec une baisse considérable de la vision de l’œil droit apparue depuis trois semaines, à la suite de dix injections d’atoxyl. V = 1/6 à peine. Atrophie optique en voie d’évolution. L’atoxyl, examiné après coup, contenait des arsénites et des arséniates libres révélés par le nitrate d’argent, et était par conséquent très toxique.
Ces troubles eurent un développement rapide; la papille droite était blanche, décolorée. Le malade, revu trois ans après, était toujours dans le même état.
moscopiques s’effacent, probablement devant la thérapeutique actuelle (ponctions lombaires, sérothérapie). Les symptômes fonctionnels sont très peu marqués : l’acuité visuelle paraît conservée.
Dans aucun cas, nous n’avons vu se produire de photophobie : l’absence de ce symptôme, fréquent dans la méningite tuberculeuse, semble avoir une valeur certaine pour le diagnostic.
Ces recherches sur l’épidémie actuelle font ressortir l’heureuse influence sur les troubles oculaires de la nouvelle méthode de traitement par la sérothérapie.
Les paralysies oculaires ont été presque toutes transitoires. Enfin notre malade le plus gravement atteint, qui dès le début avait présenté de la cellulite orbitaire et des lésions cornéennes, est actuellement en
Le cas présenté ici apporte une ar nous dans le travail précédent :
étinite et sur l’efficacité du traiter La névrite optique du début fit évritique entraînant une cécité co Il est intéressant de noter le coi
fâcheuse exception à la règle établie îur la régression rapide de la neurolent sérothérapique.
place à une atrophie optique postinplète et définitive.