APPAREIL MUSCULAIRE
Paralysies oculaires et injections de sels mercuriels.
{Socm de médecine du Nord, février 1888.)
Leçons sur les paralysies oculaires.
Paralysies traumatiques des muscles de l’œil.
(Écho médical du Nord, 1897.)
Des paralysies traumatiques des muscles de l’œil d’origine orbitaire.
(In Beaugiusd, Thèse de Lille, 1897.)
Paralysies traumatiques des musoles de l’œil d’origine orbitaire.
(Acadiimie de médecine, 190.7.)
D.ins celle communicalion j’ai insislé à nouveau sur ces paralysies ne s’accompagnant ni de fracture de la base du crâne, ni de déchirures des parties molles, et j’en ai rapporté six observations. Ces paralysies sont ordinairement bénignes et guérissent au bout de quelques semaines. Elles portent presque exclusivement sur les muscles de l’abaissement ou de l’élévation, y compris le releveur de la paupière supérieure.
Comme il existe toujours une contusion violente du rebord orbitaire, accompagnée d’hématome sous-périosté, d’épanchement sanguin dans le sinus maxillaire, ou de douleurs très localisées au niveau de ce rebord, on peut admettre que l’impotence musculaire est due â un épanchement sanguin se faisant dans la gaine du muscle. Les minces trabécules, qui unissent les muscles de l’œil à leur gaine lénonienne, sont impuissantes à empêcher une infiltration sanguine et la compression, qui en résulte, suffit pour empêcher le fonctionnement du muscle. Dès lors, on comprend que cette paralysie guérisse, pour ainsi dire d’elle-même, lorsque le sang sera résorbé.
Dans la plupart des cas ce sont les muscles directement en rapport avec la portion du rebord orbitaire, intéressée par le traumatisme, qui seront paralysés. Et c’est ce qui explique que les muscles de l’élévation et de l’abaissement soient particulièrement atteints.
Paralysies oculaires et otites.
(Soàété fraiifake d’ophtalmologie, mai iOOi.)
Les rapports entre l’oreille et les centres oculo-moleurs ont fait, depuis quelques années, l’objet de travaux fort intéressants au point de vue anatomique, experimental et pathologique, mais qui laissent encore bien des obscurités pour l’interprétation de certains faits cliniques.
J1 semble démontré anatomiquement, par les recherches de Betcherevv et de Kôlliker, que les noyaux bulbaires des nerfs vestibulaires, en particulier le noyau de Deïters, envoient des fibres de communication au noyau de la 6' paire et, par son intermédiaire, communiquent avec la colonne des autres noyaux des moteurs oculaires. D’autre part, Cyon a prouvé expérimentalement les troubles
la clinique, comme dans toutes les recherches sur les localisations, qui est venue apporter les enseignements les plus importants.
Deux phénomènes peuvent accompagner les lésions de l’oreille interne : d’une part le nystagmus avec vertige, d’autre part les paralysies oculaires. Pour M. P. Bonnier, tous les noyaux oculo-moteurs peuvent se trouver pris par l’irradiation réflexe issue de l’appareil ampullaire. Il ne fait d’exception que pour les noyaux de la 4" paire, qu'il n’a jamais vus intéressés.
C’est précisément un cas de paralysie du grand oblique, au cours d’une otite aiguë, qui est rapporté ici.
Pour que la paralysie du grand oblique se produise du même côté, il faut admettre une connexion entre l’un des noyaux du nerf vestibulaire et le noyau de la 4* paire du côté opposé, ce qui ne paraît pas impossible. Nous savons que les communications sont nombreuses entre les noyaux bulbaires, et M. Thomas a décrit des fibres allant du noyau de Deïters à la 3' paire du côté opposé.
à quelque temps d’intervalle, est loin de produire l’effel des opérations combinées sur les deux yeux.
Traitement fost-opératoire. — Quelle que soit l’opération choisie, elle ne peut avoir la prétention de corriger le strabisme d’une façon mathématique, c’est par le traitement post-opératoire qu’on arrive au meilleur dosage, h enlevement des fils plus ou moins tôt, l’usage de l’atropine, sont les moyens que l’on emploiera aussitôt après
Plus tard, les exercices stéréoscopiques devront être employés avec beaucoup de patience. Grâce à ces exercices et à la correction de l’amétropie, nous voyons tous les jours, surtout dans le strabisme alternant, se produire une correction complète, alors que l’opération avait laissé un degré assez élevé de déviation.
Dans le strabisme divergent, le traitement médical est d’efficacité moindre. Il faut recourir vite l’intervention chirurgicale (avancement capsulaire ou musculaire des droits internes). La ténotomie des antagonistes est ici beaucoup moins utile.
Du strabisme hystérique.
(Butklin médical du Nord, XXX, n» 5.)
Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un strabisme spastique. 11 se présente surtout chez les jeunes sujets, novices de l’hystérie, qui n’ont pas encore eu d’attaques et chez lesquels la nature de la déviation est d’autant plus difficile à établir que les stigmates de la névrose sont très peu marqués.
La cause occasionnelle de la déviation peut être une émotion morale vive, un traumatisme ou une intoxication. Les strabismes réflexes, provoques par des névralgies dentaires ou par l’helminthiase, sont quelquefois d’origine hystérique. La réfraction hypermétropique doit, .è mon avis, être considérée comme une cause prédisposante; je l’ai notée chez plusieurs malades.
Le début est généralement brusque ; le strabisme se produit surtout vers l’âge de dix à quatorze ans, époque à laquelle le strabisme concomitant est depuis longtemps constitué. L’œil est le plus souvent dévié en dedans ; exceptionnellement, il est tourné en dehors ou
en haut. Il n’est pas fixé, mais il est au contraire agité de mouvements désordonnés qm augmentent beaucoup lorsqu’on engage le malade à fixer un objet. —Il y a de la diplopie, très difficile à mesurer à cause des mouvements fréquents de l’œil, et cependant si on recherche, au moyen des prismes ou de l’étude du champ du regard, la force des muscles opposés à la déviation, on voit que cette force est parfaitement normale. — Ce strabisme s’accompagne de légers clignotéments, de contractions fibrillaires de l’oi’biculaire et même de blépharospasme hystérique, avec ou sans hyperesthésie rétinienne ou kopiopie de Fôrsier. On note aussi, dans certains cas, une douleur assez vive, ou une pesanteur particulière, au niveau de la région frontale; enfin les signes ordinaires de l’amblyopie hystérique, caractérisée par le rétrécissement du champ visuel, surtout pour les couleurs, viendront souvent compléter le tableau clinique.
La marche de l’affer.tion, comme ses symptômes, est essentiellement variable, et c’est bien là le signe le plus net du strabisme hystérique, Du matin au soir, la déviation oculaire peut se modifier, peut disparaître même pendant quelques instants, pour se reproduire ensuite. I,a contracture peut se changer en paralysie, ainsi que le prouvent certains cas parfaitement observés. Mais d’une maniéré généi-ale le pronostic est relativement bénin et nous retrouvons ici le pi’incipe qui oppose, à la ténacité et à la durée de la névrose, la fugacité et le peu de profondeur de ses manifestations.
Torticolis oculaire et strabisme sursumvergent.
{Arckivts d'o)ihtalmologie, I. XXV, p. 585.)
On désigne sous le nom do torticolis oculaire, chez les enfants, une attitude vicieuse de la tête, produite par une déviation d’un œil dans
Landolt l’a expliquée par la nécessité pour ces malades d’éviter une diplopie gênante, le torticolis n’étant autre chose que l’inclinaison tout à fait caractéristique que prend la tête dans le cas de paralysie du grand oblique. Mais, en comparant les diverses observations publiées à celles que je présente dans ce travail, je montre qu’il existe d’énormes différences et que l’idée d’une pai'alysie localisée à
En réalité, c’est la seconde forme, le nystagmus confirmé, que nous avons à examiner dans nos cliniques. A l’hôpital Saint-Sauveur de Lille, sur une moyenne de, 2500 à 3000 nouveaux par an, parmi lesquels une forte proportion de mineurs du Nord, du Pas-de-Calais et de Belgique, on n’observe pas plus de 5 à 0 cas de nystagmus confirmé.
Quelle est la cause première de ces accidents?
La.question de pathogénie est celle qui divise le plus les auteurs. Je pense qu’il faut attribuer le nystagmus des mineurs, avant tout, au défaut d’éclairage, nécessitant un effort d’accommodation plus considérable et rendant l’adaptation extrêmement difficile. Mais on a peut-être tort, à mon avis, de nier complètement l’influence de la position forcée du regard en haut et en dedans. Cette position convergente, cause non douteuse pour certaines catégories d’ouvriers mineurs, s’ajoute .à l’effort d’accommodation pour produire le nystagmus. Elle explique bien comment les mouvements rythmiques se reproduisent, presque exclusivement, lorsque le sujet regarde en haut. En ce qui concerne l’essence môme du nystagmus, il ne peut être question d’une parésie musculaire, mais bien de mouvements Choréiformes, d’un spasme clonique.
Des causes adjuvantes sont nécessaires pour rendre cette affection plus grave. Grâce à ces causes, d’une gêne peu considérable, banale parmi les ouvriers mineurs, le nystagmus professionnel va devenir, chez un petit nombre, une maladie arrêtant tout travail pendant de longs mois. Ces causes sont, les unes locales, les autres générales. Paiiui les premières, les troubles de 1 accommodation, 1 hypermétropie et l’astigmatisme, ont une importance notable.
Angiofibrome de l'orbite.
(Archives U'ophlalmotogie, juillet 1908.)
11 s’agissait dans ce cas d’une tumeur diffuse occupant la partie externe de l’orbite et la région temporale chez un sujet de 25 ans qui présentait en outre, dans la région malaire, une tache ardoisée de
pelilo p^flie du cul-de-sac conjonctival dans la région siipéro-cxlernc. La lésion n'a jamais eu de tendance à s’ulcérer ni à saigner. L’examen histologique d’un nodule excisé a permis de reconnaître un épilhélioma lobulé, dans lequel les lobes épithéliaux étaient entourés de travées cellulaires très épaisses.
Kyste dermoïde Ironto-orbitaire.
{Archives trophtalmologie, 1895.)
Considérations sur les kystes dermoïdes de la région orbitaire.
(In Dispa. Mrèe de iiîfe, 1897.)
Dans son livre sur les Affections congénitales, le professeur Lannclongue fait remarquer, avec raison, que le point d’implantation osseuse des kystes dermoïdes a un siège variable, mais presque toujours situé sur une partie plus élevée que l’apophyse orbitaire externe, à quelques millimètres au-dessus du rebord osseux, sur la surface antérieure du frontal. L’extrémité du pédicule est reçue dans une dépression osseuse, en forme d’entonnoir, d’une profondeur variable, pouvant atteindre 1 centimètre et demi, comme dans un cas très connu de Richet.
La forme et la disposition de la dépression frontale démontrent que l’insertion profonde du kyste est primitive; en effet le noyau ectodermique, point de départ du kyste, est en rapport direct avec. l’enveloppe fibreuse de l’encéphale à une époque où le crflne osseux fait défaut. 11 pourrait donc arriver, dit .\1. Lannclona-uo. que la perforation du frontal fût complète, mais on n’en connaît pas d’exemple; quant à la communication du kyste avec le sinus frontal, elle n’a pas été observée, le développement du sinus étant beaucoup trop tardif.
Le cas très intéressant qu’il m’a été donné d’étudièr diffère sensiblement des faits publiés jusqu'ici. Il s’agissait d’un volumineux kyste dermoïde siégeant dans une logo osseuse triangulaire, limitée en avant et en arrière par les deux tables du frontal, dont la base répondait a la voûte orbitaire largement perloree et à l’orbite, qui
bref delai. Cependant un certain nombre d observations sèmbtfe démontrer que le pronostic n’est pas toujours aussi sombre et que la guérison peut se maintenir pendant de longues années : pendant plus de dix ans chez un de nos malades.
Un des facteurs qui fait varier la gravité du pronostic, c’est certainement l’âge ; les récidives semblent se produire chez les enfant' presque sans exception. Chez les individus âgés, la marche est plus lente et la récidive un peu moins fréquente, il semble que la nutrition de la tumeur soit moins active. Dans un de nos examens histologiques, nous avons constaté une véritable nécrobiose du tissu sarcomateux. Bien entendu, il faut tenir compte du siège et du point de départ de la tumeur, ainsi que de sa structure. Quant au traitement, nous donnerons toujours la préférence aux opérations les plus complètes et, en particulier, à l’exentération totale de l’orbite.
Cysticerque de l'orbite, en collaboration avec Mo.stiios, {Société d'ophtalmologie de Paris, 2 juillet 1907.)
Tumeurs de l'orbite.
(Écho médical du Nord, im.)
Cylindrome de l’orbite, en collaboration avec Metieï,
ha tumeur, qui avait été opérée une première fois, quatre ans auparavant, avait récidivé dans l’orbite et nécessita l’exenteralion complète, avec détachement du périoste) Elle engainait toute la partie externe et supérieure du globe, fusait dans l’entonnoir musculaire et entourait complètement le nerf optique, sans le comprimer.
Elle est formée de lobules assez réguliers, de dimensions variables, les plus gros occupant plutôt le centre de la tumeur. Le lobule est composé ; 1' de fibres conjonctives qui le cloisonnent; 2" de cellules épithéliales offrant deux types, les unes cylindriques basales, dont les pieds s’engrènent et dont les noyaux sont rejetés vers la base, les autres occupant le centre, polyédriques par pression réciproque ; 3' d’espaces clairs, de même nature que les corps oviformes
le (issu cellulaire rélrobulbaire qui, à la longue, a fini par s’hyper- Irophier. Le trailemenl mixte a eu facilement raison de l’accident de la paupière, mais c’est surtout Ji l’iodure de potassium et a la compression méthodique, longtemps prolongée, qu’il faut attribuer la disparition de celte exophtalmie.
Il y a donc quelque chose d’analogue à ce qui avait été admis pâlies anciens auteurs et en particulier par Saint-Yves. Des observations aussi bien prises que celles de Sichcl, par exemple, ne sauraient être mises en doute; dans ce cas le traiteineiit par l’ioclure de potassium fit disparaître assez rapidement l’exoplitalmie, 11 en est de même dans une observation rapportée par Rockliffe, à la Société du Royaume-Uni. Des faits analogues ont été observés par Critchett,
Valeur diagnostique des exophtalmies.
{JourntU de médecine et de chirurgie pratiques, mars 19i5.)
Phlegmon de l'orbite et atrophie papillaire.
(Ophtalmologie provinciale, février 1909.)
Phlébite suppurée des veines ophtalmiques et des sinus caverneux.
(Archives d ophtalmologie, 1885.)
L’observation qui a été le point de départ de ce travail se rapporte à un homme atteint d’angine phlegmoneuse grave, accompagnée de lièvre intense et de trismus. L’abcès s’ouvrit spontanément, mais la poclie purulente piit un aspect uangreneux. l’haleine du malade exhalait une oJeurfétide, puis brusquement une exophtalmie du côté droit survint. Cet état s’accornpngnait d’un grand abattement, d’une fatigue générale. Bientôt l’exophtalmie augmentant envahit le côté opposé, les phénomènes généraux s’aggravèrent rapidement et le malade mourut avec les signes de méningite suppurée.
L’autopsie démontra nettement l’existence de la phlébite suppurée des veines ophtalmiques et des ditlérents sinus antérieurs de la duremère, ayant entraîné la production d’une, méningite suppurée étendue à la base de l’hémisphère droit, et l’infiltration du pus dans
sinus et les organes de la vision.
De quelques manifestations orbitaires des sinusites
(Soc. d'ophlttlm,, et Presse médicale, mai 1898.)
Complications orblto-oculaires des sinusites maxillaires.
(In PiQüET, Thise de Lille, 1900.)
Dans ces travaux, j’ai attiré l’attention sur certaines complications des sinusites, où le diagnostic, assez difficile, est singulièrement facilité par l’examen rhinoscopique. J’ai montré :
Pour la sinusite frontale : 1* la possibilité de douleurs intermit-
rlère-cavlté
des fosses nasales.
{Congrès internat. d'Otrecht, et irchio. d’ophtalm., 1899.)
C’est l’existence d’une névrite optique avec stase papillaire, ne siégeant que d’un seul côté, qui nous a mis quelquefois sur la voie du diagnostic et nous a permis de reconnaître des lésions très localisées du sinus sphénoïdal et des cellules ethmoïdales postérieures. Ces lésions ne se manifestaient par aucun des symptômes, tels que violentes douleurs névralgiques, photophobie, larmoiement, blépharospasme, rougeur érysipélatoïde de la racine du nez (Kaplan) qui ont été signalés comme les signes ordinaires de ces sinusites.
Pour expliquer la formation de ces névrites, il n’est pas nécessaire d’insister sur les rapports intimes qui unissent le sinus avec le canal optique et avec la première partie du trajet du nerf dans l’orbite. Il est démontré que la paroi externe du sinus sphénoïdal est en rapport en arrière avee le sinus caverneux, en avant avec le canal optique et avec la gouttière qui continue ce canal du côté de l’orbite. Plus en avant encore, le nerf optique n’est pas très éloigné des cellules ethmoïdales postérieures qui communiquent quelquefois avec le sinus
Le complloazioni orbitarie ed pculari delle sinusite.
(Clinica oculülica. Palerme, juillet 19(12.)'
Je me suis appliqué à monli-er le rôle capital de l’infccliori qui, Ijie'n liiieus quô les hypolhès'es sur les' actions' réflexes ou sur les congestions veineuses passives, permet d’expliquer les complications plus ou moins éloignées des sinusites.
Parmi les complications les plus fréquentés j’ai insisté sui' :
1“ Lès abcès orbitaires dans'les sinusites aiguës, qui apparaissent ail cours ou dans la convalescence d’une grippe infectieuse, d’une rougeole', d’un érysipèle. On voit survenir brusquement les signes d’un phlegmon de l’orbite, avec localisation dans la partie siipérointerne. état general grave, pouvant meme simuler le début d’une méningite. Malgré cela là guérison peut être oblenue assez facilement sans fistule persistante : la condition essentielle c’est qu’il ii’y ait pas d’eclasie du sinus, avec fongosités.
2” Les abcès suivis de fistule dans l'empyème chronique constituent la forme la plus commune, souvent précédée par un phlegmon de l’orbite. Le développement lent de l’exophlalmie serait caractéristique du phlegmon d’origine sinusienne. L’abcès vient s’ouvrir à l’extérieur , et donne lieu à une fistule persistante.
ri” Les abcès avec ostéite nécrosante des parois de l’orbite ont été observés particulièrement dans les sinusites maxillaires. C’est la forme qui donne lieu aux complications cérébrales; méningites suppurées, abcès intra-cérébral, thrombophlébite des sinus caverneux.
4” Les mmocèles occupent particulièrement les cavités fronto-etbmoidales; ordinairement molles et fluctuantes, ces tumeurs peuvent être recouvertes par une lamelle osseuse, assez résislante pour faire croire à une exostose.
5" Ln altérations du globe de l'ail se rencontrent souventdans les maladies des sinus : iritis, choro'iditc, chorio-rétinite septique, la névrite optique s observe surtout dans les sinusites splienoidales. J’ai montre au congrès d’Utrechl qu’une névrite œdémateuse, unilatérale, accompagnée d’une diminution considérable de la vision centrale ou périphérique, devait faire songer à la sinusite. La névrite
bactéi'iologique du pus des sinusites- démontre encore ifeclieuse de leurs complications. Le mode de propagation raie osseuse ou par voie veineuse (Ziem)'. Mais c’est surtout lissement successif de tous les sinus que les complications aires peuvent s’expliquer. J’ai donné, comme exemple ces polysinusites, l’histoire d’une malade qui au cours site maxillaire aigue présenta successivement du gonflelaupières, de l’exoplitalmie et plus tard des paralysies de