MALADIES DE L’APPAREIL DIGESTIF
Kyste hydatique double du foie. Mort subite par rupture dans le canal hépatique (4).
L’ouverture des kystes hydatiques dans les voies biliaires n’est pas très rare. On considère même cette éventualité comme relativement favorable, la bile devant exercer son pouvoir antiseptique sur les hydatides. A ce point de vue, notre observation s’écarte absolument des cas connus. ^La mort est due évidemment à la résorption rapide du liquide hydatique au niveau de la muqueuse intestinale et à l’intoxication qui en a été la conséquence.
Au point de vue de l’histologie pure, le cas que nous rapportons avec F.-X. Gouraud nous semble fournir un argument en faveur de l’existence de l’hypertrophie compensatrice. A l’examen macroscopique, l’augmentation de volume du lobe gauche (le lobe droit renfermant le kyste) était évidente, puisqu’à lui seul, il formait comme un petit foie. L’examen histologique montrait d’une façon nette des figures, que les uns interprètent dans le sens de l’hypertrophie compensatrice, les autres dàns le sens de l’hépatite nodulaire. Enfin, interrogée de multiples façons, la cellule hépatique, s’est toujours révélée suffisante : taux d’urée normal, absence d’urobiline, glycosurie alimentaire négative, élimination du bleu de méthylène suivant le rythme continu, etc.
Rétention pancréatique dans le cancer de la tête du pancréas (90).
Nous avons pratiqué avec Lœper chez deux malades atteints de cancer de la tête du pancréas, l’examen du sérum et de l’urine au point de vue de l’amylase. Dans la phase de distension, nous avons noté une amylasémie et une amylasurie excessive, coexistant avec la disparition, presque absolue, de l’amylase fécale. Dans la phase d’atrophie ou de sclérose, on constate un abaissement considérable du taux de l'amylase sanguine et de l’amylase urinaire.