LA. CELLULE HÉPATIQUE PATHOLOGIQUE
leux : la cellule apparaît trouée comme un écumoir. Le premier type est le plus fréquemment rencontré.
La cadavérisation ne lèse pas uniformément le foie du moins au début; nous n’avons trouvé aucune systématisation dans le siège exact des îlots altérés.
Chez l'homme. — On doit admettre qu’un cube de foie prélevé à l'autopsie faite dans le temps légal (vingt-quatre heures) est impropre à l'élude des lésions cellulaires fines du foie. Les cellules se présentent sous deux aspects :
1 er Tgpe. Condensation du protoplasma. — La cellule apparaît comme uniformément grenue; c’est l’aspect sous lequel on décrit la cellule hépatique dans les coupes de foie dit normal. Or, cet aspect n’est pas celui de la cellule normale; nous pouvons l’affirmer pour deux raisons : la première, c’est qu’en prélevant par ponction du foie (méthode Tuffier-Maulé) chez l’homme pendanl la vie un cylindre hépatique, on constate une structure très différente; la seconde, c’est qu’on voit, chez l’animal, se constituer cet aspect particulier du proLoplasma, au cours de la cadavérisation;
2 ü Type. Vésiculation. — Beaucoup plus rare.
Nous tenons cependant à faire ici deux remarques :
La première, c’est que le processus de cadavérisation peut amener la formation de graisse dans un foie qui, au moment de la mort, en contenait beaucoup moins; ces faits avaient du reste été signalés par Launoy au cours de ses études sur l’autolyse aseptique du foie. Nous avons pu les retrouver sur le cadavre. On ne pourra donc pas, en présence d’une certaine quantité de graisse dans le foie recueilli à l’autopsie, certifier que cette graisse existait en aussi grande abondance au moment même de la mort.
La seconde remarque consiste dans ce fait qu’une cellule hépatique profondément altérée pathologiquement (type d’homogénéïsation du 3 e degré) résiste beaucoup mieux à la cadavérisation. C’est ce qui nous explique que seul ce type de lésion cellulaire n’avait pas passé inaperçu des anciens anatomo-pathologistes.
LE FOIE
Lésions expérimentales de la cellule hépatique (99-101).
Nous avons décrit deux grands types d’altération cellulaire laissant de côté les dégénérescences amyloïde, pigmentaire. Quant au glycogène, nous sommes persuadés, contrairement à beaucoup d'hisLologistes, que les diverses techniques que nous possédons, sont toutes à l’heure actuelle incapables de. nous révéler la totalité du glycogène renfermé dans la cellule, et que les méthodes pics ou moins compliquées qui ont été jusqu’ici proposées ne nous donnent qu’une minime partie du glycogène intracellulaire.
Le premier type e st le type de cytolyse protoplasmique (fig. 31 et 32) comprenant trois stades caractérisés par la disparition progressive des granulations et l’augmentation de volume également progressive des cellules (Voir fig. 3, 4. 5, pl. VII).
Le deuxième type est le type d’ homoyènéisation du protoplasma; il est caractéi’isé par la fusion progressive des granulations en une masse amorphe et une atrophie également progressive de la cellule (Voir fig. 6, 7, 8, pl. VII).
Dans aucun dé ces deux types; il ne semble exister de localisation élective au niveau du lobule (région portale, sus-hépatique, partie moyenne du lobule).
Jamais dans les nombreuses expériences que nous avons faites, nous n’avons pu noter de lésions spécifiques de tel ou tel agent, de tel ou tel toxique.
Réaction du foie à diverses subtances organiques (100) pouvant se produire dans l'organisme au cours du métabolisme normal ou pathologique.
Le rôle que joue lé foie dans les processus du métabolisme et de résistance aux intoxications étant considérable, nous avonsrecherché l’influence que pouvaient avoir sur cet organe des corps chimiques organiques se produisant au cours du métabolisme normal ou pathologique. Nous insistons sur ce point, car les lésions hépa-
Fig. 31. — Cellule hépatique, 2” stade de'cytolyse protoplasmique (cliché photographique).
Fig. 32. Cellule hépatique, 3" stase de cytolyse protoplasmique (cliché photographique).