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INSTRUMENTS ET APPAREILS

Appareil destiné à maintenir la longueur du vagin après la création d’un vagin artificiel par la méthode autoplastique. Thèse Bauclry, Bordeaux 1894.

Cet appareil se compose de :

1° Une ceinture pelvienne en tissu élastique, munie d’une boucle de serrage;

2° D’un plancher périnéal en caoutchouc fixé à la ceinture

Fig. 2

par quatre tubes-courroies, c’est-à-dire mi-partie caoutchouc et mi-partie cuir, la portion en caoutchouc correspondant aux aines et la portion en cuir venant se fixer à la ceinture ; deux

de ces courroies sont antérieures et se fixent à la ceinture, audessus du pubis; les deux autres, postérieures, se fixent à la ceinture au niveau du sacrum ;

3° Au centre du plancher périnéal se trouve fixé l’appareil dilatateur du vagin, qui se compose d’un cylindre en caoutchouc rouge à bout mousse et arrondi, de 7 centimètres de longueur et de 25 millimètres de diamètre. Ce cylindre s’adapte dans l’étendue de 4 centimètres sur un cylindre métallique qui, en forme de noyau, lui sert de soutien. Le tout est percé d’un canal central pouvant permettre le drainage de la cavité vaginale.

Cet appareil est simple; il peut être solidement maintenu en place et sa partie dilatante, en caoutchouc, ne doit pas amener d’irritation.

Support métallique pour un cas de difformité nasale.

Soc. de chir. de Paris, 1895.

Après avoir détaché le lambeau nasal, j’appliquai un support métallique. Ce support, en platine, était disposé de la façon suivante :

1° Une partie médiane, axile, de 30 millimètres de longueur, sur 8 de largeur, à bords incurvés en bas et arrondis, étalée à son extrémité inférieure dans le point qui devait correspondre au lobule du nez. A son extrémité supérieure était adaptée une tige de fixation; 2° de l’union du tiers inférieur avec.les deux tiers supérieurs de la lame médiane, se détachaient deux branches latérales longues de 20 millimètres et larges de 4, terminées chacune par une tige de fixation. Ces branches ne descendaient pas verticalement; elles étaient recourbées, à convexité externe, de façon à soutenir les ailes du nez.

Pour mettre cet appareil en place, pour le fixer au squelette, je fis d’abord trois trous de pénétration en me servant du tour de S. S. White (de Philadelphie) couramment employé par les

dentistes ; cet appareil est réellement très commode. Forgue (de Montpellier), qui a eu l’occasion de s’en servir, en a fait ressortir les avantages dans un article des Archives provinciales de chirurgie. Dans les trous ainsi pratiqués, j’enfonçai les tiges

terminales de mon support: l’une fut placée à la partie antérieure de l’échancrure ethmoïdale du frontal, les deux autres à la base de l’apophyse montante du maxillaire supérieur.

M’étant rendu compte de la solidité de l’appareil, je le recouvris avec le lambeau nasal que je suturai aux parties avoisinantes au moyen de crins de Florence.

Appareil de contention des membres surérieurs aux cours des opérations. Congrès français de chirurgie, 1899.

Avec les nouvelles tables d’opération, qui sont étroites, il arrive souvent que les bras ne restent pas appliqués le long du tronc et qu’ils pendent hors de la table dans une situation plus ou moins vicieuse. Quelques chirurgiens ont pu voir sur-

venir chez leurs opérés des paralysies consécutives à cette mauvaise attitude.

Aussi est-il important, de fixer les membres supérieurs avant l’opération. Le procédé que j’emploie est des plus simples, Je place sous les reins du malade une bande en toile, dont je fixe les extrémités autour des poignets au moyen d’épingles anglaises, les deux bras sont ainsi solidaires, et par son propre poids le malade maintient l’appareil. Il est donc inutile d’avoir à sa disposition des appareils spéciaux.

Aiguille pour la rachicocaïnisation. Soc. de méd. et de chir.

de Bordeaux, 1900.

Il arrive quelquefois que, après une ponction lombaire qui semble avoir été bien pratiquée, le liquide céphalo-rachidien ne court pas à l’extérieur. Dans ces cas, on doit introduire un fil d’argent dans l’intérieur de l’aiguille, pour savoir si celle-ci n’est pas obstruée par un caillot sanguin. Or, cette introduction du fil d’argent peut être assez délicate, car les aiguilles sont construites de telle façon que le corps de l’instrument vient faire saillie dans l’intérieur.de l’embout; il s’ensuit que le fil s’égare entre les parois de l’aiguille et celles du susdit embout; l’on a souvent beaucoup de peine à trouver 1 orifice central de l’aiguille.

C’est pour faciliter cette recherche de l’orifice central que j’ai fait fabriquer des aiguilles à embout arrondi, sans saillie intérieure. Cette disposition serait applicable à toutes sortes d’aiguilles (aiguilles à morphine, à sérum).

Ecarteurs pour soulever le cerveau au cours de 1 extirpation du ganglion de Gasser. Congrès français de chirurgie, 1901.

Les écarteurs que j’ai fait fabriquer dans ce but sont en aluminium, très flexibles, très malléables et cependant résistants.

J’en ai fait faire deux. Leur longueur est de 2b centimètres, la même pour les deux. Leur largeur est de 4 centimètres pour l’un et 3 centimètres pour l’autre. Les bords et les angles de ces écarteurs sont tout à fait mousses. Une partie de l’écarteur est enfoncée sous le cerveau à la profondeur voulue; l’autre, extérieure, recourbée au niveau de la brèche osseuse et formant manche, vient se mouler sur la boîte crânienne, permettant de soulever le cerveau sans gêner l’opérateur et donnant à l’aide un point d’appui, de sorte que l’écarteur reste immobile. On évite ainsi les pressions répétées sur le cerveau.

Table à opérations. Congrès français de chirurgie, 1902.

Cette table présente les trois grands avantages suivants :

1° Elle simplifie la tâche de l’opérateur ; renversement facile

Fig. 5

et instantané pouvant être gradué à volonté, niveau du champ opératoire qui n’exige pas l’emploi d’escabeaux, fixité de la malade grâce aux larges porte-épaules, positions variées des porteqam-

bes permettant de placer les malades dans les meilleures condi-

Sa* pas d'aide spécial pour le renversement, puisque c'est le chloroformisateur qui détermine ce renversement.

par une légère pression sur le petit volant placé à sa droite ;

3° Elle place les malades dans les meilleures con lons bien-être. En effet, pour les opérations abdominales,les mandes opérés la tête en bas n'appuient plus sur une des extre mités de la table par leurs erenx poplités, mais ils sont largement soutenus par les épaules; pour les operations“ em 5 et périnéales, ils appuient largement aussi leurs mem bres inférieurs sur des gouttières qui évitent toute contusion toute fatigue.

Enfin, le transport de l’opéré sur le cadre-sommier supprime les secousses résultant de déplacements réitérés.

Fig. 7

Craniomètre. Thèse Cocaign, Bordeaux 1905 et Soc. de méd. et de chir. de Bordeaux, 1907.

Les procédés de topographie cranio-cérébrale sont assez nombreux (Broca, Lucas-Championnière, Poirier, Ghipault, Masse et Woolonghan), mais ils exigent un effort de mémoire qui les rend peu pratiques. Le craniomètre de Krœnlein est assez pratique, mais il est encore un peu compliqué.

D’apres les recherches que j’ai pratiquées dans le Laboratoire de médecine opératoire, je suis arrivé à cette conclusion, à savoir : que les différents procédés donnent tous des indications

suffisamment; précises, permettant d’une manière générale de tomber, soit directement sur des centres cherchés, soit tout près de ces centres. Donc, ce qu’il faudrait, ce serait d’avoir un appareil 'fixe et simple déterminant aussi exactement que possible la direction des principales lignes de la face externe du cerveau.

Après de nombreuses'recherches sur le cadavre, je suis arrivé à faire construire un craniomètre dont voici la description :

Il se compose de lames métalliques de 8 millimètres de largeur, disposées de la façon suivante :

1° Une bande horizontale, longue de 20 à 25 centimètres, dont la partie antérieure doit être placée au-dessus du rebord supérieur de l’orbite.

2° Une bande verticale, appliquée vers le milieu de la bande horizontale, longue de 5 centimètres, et qui doit être placée sur le prolongement de la ligne préauriculaire.

3° Une lame oblique partant de l’extrémité supérieure de la verticale et formant avec celle-ci un angle de 165° environ, ouvert en arrière. Cette lame a 8 centimètres de long.

4° Une deuxième lame oblique, partant également de la verticale, à 2 centimètres au-dessous de la précédente et formant avec la verticale un angle, de 127° ouvert en arrière. Sa longueur est de 6 cent. 5.

Ces dispositions et ces mensurations ont été établies après de nombreuses recherches sur le cadavre.

Ces lignes donnent bien dans la plupart des cas la direction du sillon de Rolando et de la scissure de Sylvius avec leur extrémité inférieure.

Il existe, en outre, sur la partie antérieure de la lame horizontale deux petites encoches taillées sur les bords de cette lame et marquant assez exactement le territoire de la branche antérieure de la méningée moyenne ; elles sont situées à 3 cent. 1/2 en avant de la verticale.

Pour mettre l’appareil en place, le chirurgien n’a pas à faire le moindre effort de mémoire. En effet, la destination de chaque bande est inscrite sur la bande elle-même.

Sur la partie antérieure de la lame horizontale Se trouve inscrit le mot « sus-orbitaire », indiquant la position à donner à cette lame.

Sur la verticale, on lit le mot « préauriculaire », ce qui veut dire que la bande horizontale étant située au-dessus de l’orbite, la lame verticale doit être placée sur le prolongement de la ligne préauriculaire.

La bande oblique supérieure porte l’inscription « sillon de Rolando» ; l’inférieure, celle de « scissure de Sylvius ».

Cet appareil très simple, on le voit, facilement stérilisable, peu encombrant, peut s’appliquer aussi bien du côté droit que du côté gauche.

Il suffit de se rappeler que les scissures principales de la face externe du cerveau sont dirigées en haut et en arrière ; par conséquent, les lames obliques doivent être placées sur le crâne de telle façon qu’elles se dirigent en arrière.

Utéroscope.

Le curettage utérin, même soigneusement pratiqué, pour rétention placentaire, n’enlève pas toujours tous les. débris de placenta; la curette est quelquefois aveugle.

Pour bien se rendre compte de l’état de la cavité utérine, j’ai fait construire un utéroscope, tube métallique dans le genre do l’œsophagoscope,

Tente pour protéger les instruments pendant les opérations.

Ce dispositif se compose de :

1° Une charpente en tiges métalliques formée de trois faces et d’un plafond ;

2° Une tente protectrice. amovible et stérilisable, formée par

une toile qui emboîte la charpente métallique en arrière et sur les côtés.

Dans l’intérieur de ce dispositif se place la table sur laquelle se trouvent les instruments.

De la sorte, les assistants peuvent s’approcher de la table à instruments, sans risquer d’y toucher ni d’y faire tomber des poussières.

(Ces instruments et appareils ont été fabriqués sous ma direction par M. Creuzan.)

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