I. — Thérapeutique
— Rhumatisme articulaire aigu, accidents généraux graves; administration du choral ; guérison. (Société de Biologie, 28 mars 1874.)
Cette observation concernait un malade en traitement dans le service mon maître Vulpian pour un rhumatisme polyarticulaire aigu, et qui
malade élait une hystérique avérée. I.e traitement par ic bromure de camphre a été institué le cinquième jour après l’apparition du tremblement. La guérison fut obtenue après quatre semaines de traitement.Une récidive s'est produite; la malade fut remise au môme traitement, et cette fois elle lut guérie au bout de huit jours.
La seconde observation se rapporte également è un cas de tremblement hystérique, chez une jeune illle de 28 ans. Cette fois encore la guérison fut obtenue, après plusieurs interruptions du traitement nécessitées par des douleurs gastralgiques occasionnées par la médication.
3. — Note pour servir à l’histoire thérapeutique du bromhydrate de quinine. (doHnial de thérapeutique, 1870, n» 16, p. 605.)
Dans celte note j’ai mentionné les résultats favorables obtenus à l’hôpital Beaujon (service de .M. Gublerj avec le bromhydrate de quinine, dans des cas de fièvre intermittente. Les observations que j'ai rapportées montraioiii, u une façon bien nette la puissance d’action du bromhydrate de
4. — Du traitement de la fièvre typhoïde et autres affections infectieuses par la médication phéniquée simple ou associée au phénate de soude. {Sac. de Biologie, séance du 9 juillet 1881.)
essais de thérapeutique antizymotique. A. ce propos, j’ai attiré l'attention des cliniciens sur le sulfate de quinine couime étant à la fois un antizymotique et un dépresseur énergique du pouvoir excil o-raoteur de la moelle.Ce médicament avait été employé un certain nombre de fois avec succès par des chirurgiens,dans plusieurs cas de tétanos traumatique.
7. — Traitement général des atrophies musculaires. {Conférences faites à la Faculté de médecine, aunées 1888-1889.)
Dans mes conférences h la Faculté de médecine sur les maladies du système nerveux (voir p. 18) j’ai consacré deux leçons h exposer le traite-
Enfin, dans les cas d’amyotrophie par polynévrite, c’est à la faradisation généralisée que j’ai conseillé de recourir de préférence.
En manière de conclnsion, j’ai avancé que quelle que soit la nature de . l’atrophie musculaire, la direction générale du traitement par l'électricité était toujours la même, et j’ai dressé le programme de la marche générale à suivre pour le traitement électro-thérapique.
J’ai terminé par l’énumération des autres médications préconisées
contre les amyotrophies, et dont l’efficacité me paraissait problématique.
8. —Danse de Saint-Guy; traitement. (Dictionnaire encyclopédique des
sciences médicales, 1" série, t. XXV, p. 818.)
Dans l’exposé que j’ai fait du traitement de la danse de Saint-Guy, j’ai commencé par constater que la thérapeutique devait forcément se ressentir des incertitudes qui planaient et qui planent encore sur la pathogénie de celle maladie.
J’ai constaté que les circonstances connues pour intervenir dans l’étiologie de la chorée, rhumatisme, frayeur, contrariété, sont de celles qu’il est impossible de prévenir. Nous ne pouvons donc rien en fait de traitement prophylactique. Notre intervention n’est indiquée qu’à partir du jour où le diagnostic sera fait.
Cette intervention thérapeutique doit se régler sur les particularités cliniques de chaque cas. A ce point de vue j’ai cru devoir diviser les chorées en légères, moyennes et graves.
Les chorées légères sontjusticiablesdes seules prescriplionshygiéniques. On restreindra, au besoin on suspendra le travail intellectuel ; on adaptera les encouragements ou les remontrances à l’àge psychologique de l’enfant ; j’ai insisté sur ce que les soins attectueux, la vie calme, les distractions deviennent une nécessité chez ces malades. J’ai signalé l’utilité du séjour au grand air, des mesures destinées à faciliter le sommeil, de l'hydrothérapie et de la gymnastique.
A ces chorées légères, j’ai opposé les chorées intenses, partielles ou généralisées, contre lesquelles les prescriptions hygiéniques sont insuffisantes. Il faut donc recourir aux ressources de la thérapeutique, et, à défaut d’indications causales, satisfaire les indications symptomatiques. Ces indications, je les ai groupées ainsi-;
aggravation et d’amélioration, celle-ci apparence de guérison. On est donc médication instituée avant une de ces 'un épisode de l’évolution naturelle de
dorsalis est une maladie à lésions irréà un simple aveu d’impuissance, un montré la complexité. Ce problème iples.
, ce qu'on peut appeler le traite-
e. Médications dirigées contre tincoordmalion motrice. Comme telles on a vanté jadis les sels d’argent, nitrate, phosphate, albuminale. J'ai constaté que cette médicalion, très en vogue jadis, est tombée dans un discrédit complet.
Seule la suspension est connue aujourd'hui pour exercer, dans un grand nombre de cas de tabes dorsalis, une influence réellement salutaire sur les troubles de la coordination.
f. Mddications symptomatiques dirigées contre l’ensemble des manifesta-
l’emploi de l’eau froide donne de mauvais résultats dans le traitement du tabes,etque le contraire a lieu pour l’eau chaude.
j. ÉbctrtciKf. — J’ai consacré quelques développements au traitement
démontrée: j’ai énuméré comme tels : le nitrate d’argent associé au bromure de potassium ou au seigle ergoté et au courant galvanique, le phosphore. Incidemment, j’ai signalé les dangers que peut faire courir aux tabétiques l'administration du seigle ergoté.
b. La injections de liquide testiculaire, que j’ai expérimentées dans un petit nombre de cas de tabes avancé, ne m’ont jamais donné des résultats durables.
d'origine alcoolique. J’ai rappelé que dans ces derniers temps on a vanté la
employés dans ce but, le tannin est celui qui nous a donné les meilleurs résultats, aussi bien sur le terrain de i’espérimentation que sur le terrain de la clinique.
12. — Etudes sur le traitement étiologique delà tuberculose, en particulier par le tannin (en coliaboration avec L. Autaud). (Paris, 1888, paru in Études expérimentales et cliniques sur la tuberculose, publiées sous la direction du professeur Yerneuil, t. Il, fascl.) Dans ce travail, qui fait suite au précédent, nous avons cherché à poser
maître Vulpian, qui a fait connaître, dans une courte préface, l’intention qui l’avait guidé, lorsqu’il me confia ce travail. Il s’agissait d’arracher à l’oubli les faits intéressants qui se présentent dans les services hospitaliers et dont beaucoup ne sont pas recueillis, tandis que d’autres, consignés sur des feuilles volantes, ne voient jamais le jour de la publicité. J’ai donc été chargé par Vulpian de cataloguer et de publier les observations recueillies dans son service pendant une partie de l’année 1877, et de faire précéder chaque groupe de faits de quelques remarques destinées à attirer spécialement l’attention du lecteur sur les particularités relevées dans ces documents cliniques.
Les observations contenues dans ce livre ont été réparties entre onze chapitres intitulés :