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RÉCOMPENSES MILITAIRES

Médaille d’or des Épidémies du ministère de la Guerre, décret du 24 novembre 1915 : « Chirurgien très habile et d’un grand dévouement. A contracté une pleuro-pneumonie grave en service. »

Citation à l’ordre de la 82» brigade, n» 16, 41® division, 7® corps d’armée, 12 août 1916 : « Médecin aide-major de l’armée territoriale, détaché au 133® régiment d’infanterie, engagé volontaire, a sollicité l’honneur d’être envoyé au front ; a toujours montré, malgré un état de santé précaire, un dévouement sans bornes, une énergie rare, en particulier dans les dernières opérations de juillet 1916, caractérisées par la violence des bombardements. » Offensive de la Somme de juillet 1916. Chevalier de la Légion d’honneur, promu par décret ministériel du 12 juil. let 1917. Décoré de la main du Général Gouraud le 25 Juillet 1917.

Les travaux scientifiques, dont nous donnons ici la liste chronologique et dont nous présentons l’analyse, portent sur les différentes branches des sciences chirurgicales. Nous les avons classés en cinq catégories, suivant qu’ils portent plus spécialement sur :

1“ L'Anatomie;

2» La Physiologie;

3» La Pathologie générale et expérimentale chirurgicale ;

4° La Pathologie externe et l'anatomie pathologique ;

5“ La Technique opératoire ;

Nous nous sommes efforcé, en les analysant, de les résumer le plus brièvement possible, en insistant seulement sur les points qui nous ont paru présenter, après examen, quelque originalité ou tout au moins quelque intérêt spécial.

En parcourant leur résumé sommaire, il est facile de se rendre compte

moins rares, que, si nous nous sommes toujours astreint à publier les observations qui présentaient un intérêt spécial, nous avons aussi et toujours cherché à rapprocher les faits les uns des autres, afin d’en dégager les différentes particularités et afin,—toute connaissance étant «relative »—, delesmieuxconnaîtredans leurs causes et dans leurs effets, et d’en pouvoir préciser ainsi plus utilement la thérapeutique.

Ces directives générales nous ont amené, à l’instigation de notre maître, M. le professeur Quénu, à étudier plus spécialement un certain nombre de questions chirurgicales dont nous avons poursuivi et dont nous poursuivons encore l’étude systématique.

.4 ce titre, nous mentionnerons, notamment, en chirurgie osseuse ; l’ensemble de nos travaux anatomiques et cliniques sur les lésions traumatiques osseuses du pied ; nous avons étudié, en collaboration avec M. le professeur Quénu, les luxations du métatarse, lésions autrefois mal connues et partant méconnues, et la classification et les notions que nous

criptions classiques; — le diastasis anUro-postériear du tarse; — les fractures bi-géniennes (en collaboration avec M. le prof. Quénu, pour paraître) ; —l’opération de Ricard (amputation inter-tibio-calcanéenne). Nos travaux sur le développement des vertèbres, poursuivis dans le laboratoire du professeur Mathias Duval, nous ont utilement préparé à étudier des points encore obscurs de la physiologie pathologique des luxations atldido-axoldiennes (en collaboration avec M. le prof. Quénu).

Les luxations du malaire, étudiées avec J. Okinczyc, ont précédé la recherche de notre procédé de résection de Vos malaire, dans la tubercu-

Signalons encore l’étude princeps que nous avons consacrée dans notre thèse aux rétrécissements péri-coliques pelviens, travail de la clinique chirurgicale de l’hôpital Cochin, à la suite duquel nous a été confiée la rédaction du chapitre du mémo nom dans le Précis de Pathologie chirurgicale et, enfin, en Pathologie urinaire, la série des mémoires que nous avons consacrés é l’anatomie de la prostate, à l’espace décollablo rétroprostatique, à l’hypertrophie prostatique, à l’opération de Futter-Freyer

et à ses résultats opératoires anatomiques et cliniques (en collaboration avec

M. le prof. Hartmann).

En Technique opératoire, notre apport personnel est principalement constitué par la modification que nous avons apportée, chez l’homme, au procédé de Proust dans la cure radicale de la hernie crurale ; — par une technique opératoire de la découverte du nerf radial (en collaboration avec A. Schwartz) ; — par des modifications de la technique de la prostatectomie transvésicale; — par un procédé de résection du molaire avec réinseHion du masséter sur un volet rabattu de l'aponévrose temporale; — par l’étude (en collaboration avec Houdard) de l’amputation inter-tibio-calcanéenne (opération de Ricard).

Malgré nos efforts, et à la suite des circonstances indépendantes de notre volonté, cet exposé de titres n’est pas ce que nous aurions voulu

ont été perdus dans les inondations de Paris (1910) et à la suite de l’évacuation de l’Imprimerie Brodart (Coulommiers 1918). D’autre part, la guerre et la récente grève des ouvriers typographes ont retardé ou ajourné l’apparition d’ouvrage didactiques auxquels nous collaborons

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