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PATHOLOGIE GÉNÉRALE ET EXPÉRIMENTALE CHIRURGICALE

1. — Note sur les ictères post-chloroformiques. En collaboration avec M. le professeur Quénu. Bulletins et Mémoires de la Société de chirurgie de Paris, 10 novembre 1908.

Parmi les ictères observés après la narcose chloroformique, certains semblent bien dus aux altérations de la cellule hépatique produites par le chloroforme en dissolution dans le sang.

Cette propriété hépatotoxique, fortement prononcée, du chloroforme, est un fait démontré aujourd’hui et basé sur l’expérimentation tout aussi bien que sur la clinique chirurgicale.

Les recherches expérimentales de Nothnagel, de Ungar et Junkers, de Paul Bert, etc., de TulTier, Mauté et Auburtin, ont permis d’étudier les

celles, récentes, de Fiessinger ont fixé les dégénérescences tardives de cet organe, dégénérescences allant jusqu’à la cirrhose et persistant après la cessation de l’intoxication hépatique.

chloroformiques avec lésions hépatiques de stéato-nécrose récente, constatées à l’autopsie, observations de jour en jour plus nombreuses et dont on trouvera des exemples typiques dans la thèse d’Auburtin (1906).

Ces ictères ckloroformùiues hépaiogènes ont, dans la plupart des cas, certaines particularités cliniques qui permettent de les différencier ; ils succèdent surtout à une narcose prolongée, aux anesthésies dans lesquelles le malade a pris beaucoup de chloroforme. Us évoluent souvent avec des symptômes d’insuffisance hépatorénale grave (somnolence, phénomènes cérébraux, puis coma, oligurie, parfois albuminurie) et se terminent fréquemment par la mort.

Enfin, et surtout, ces ictères hépatogènes surviennent presque toujours chez des hépatiques, et, dans les autopsies, à côté des lésions récentes

Ces ictères hépatogènes, dus à l’hépatotoxine chloroformique, sont donc comparables aux ictères dus à l’inoculation de poisons à prédominance hépatique, comme le phosphore, par exemple, ou de sérums hépatotoxiques, comme ceux que l’on expérimente sur l’animal. Mais, à côté de ces ictères chloroformiques, d’origine hépatique, ne doit-on pas faire place à d’autres ictères, d’origine hématique, à des ictères hématogènes ?

Le pouvoir hémolytique du chloroforme est tout au moins aussi prononcé que ses propriétés hépatotoxiques.

Expérimentalement, in vitro, il hémolyse rapidement les hématies sou-

Cliniquement, on voit parfois apparaître des ictères, après narcose chloroformique, chez des sujets qui n’ont aucune affection hépatique appréciable.

Ces ictères sont légers, il est vrai, dans la plupart des cas, et revêtent le type du subictére. Ils ne s’accompagnent d’aucun autre symptôme hépatique ou rénal et la guérison, qui est constante, s’observe dans les 2 ou 3 jours.

11 était permis de se demander, si, dans ces cas, l’ictère ne relevait pas non plus de lésions hépatiques, mais bien de lésions globulaires, dues à l’action hémolysante du chloroforme, s’il ne s’agissait pas, en un mot, d’un de ces ictères hémolytiques qui ont tait l’objet des importants travaux de Widal, Abrami et Brulé, de Chauffard et de Fiessinger,

MM. Abrami et Fiessinger ont bien voulu examiner le sang d’un certain nombre de malades de notre service devenus ictériques après chloroformisation. Dans trois cas d’ictères post-chloroformiques, ils n’ont observé ni altération du sang, ni modification du nombre des hématies, ni modifications de la résistance globulaire.

malade à l’hôpital.

A son entrée à la clinique médicale, on constate ; ictère franc, mais selles, colorées; foie et rate non augmentés de volume. Pas de crises douloureuses nettes, ni do douleurs réveillées à la palpation. Fièvre avec type oscillant irrégulier; amaigrissement considérable (40 kgrs.) et état grave. Pas de spiroché-

L’ictère et les grands accès fébriles font penser, malgré la difficulté du diagnostic, à une angiockolite d'origine lithiasique; l’opportunité d’une intervention chirurgicale se pose et la malade est passée à la clinique chirurgicale. Là, la fièvre oscille journellement entre 40» et 37» ; on note plutôt du subictère

urobiline, mais pas de bilirubine. Cholémie = 1/15.000* e.ll venLe, souple! permet de palper un foie petit; pas do douleur réveillée au niveau des voies

On écarte le diagnostic d’angiocholite lithiasique, mais l’état général continuant à s’aggraver, l’opportunité d’une laparotomie exploratrice reste envisagée lorsqu’une hémoculture positive fait rejeter définitivement l’intervention chirurgicale. Une prise de sang pratiquée le 3 mai, quand la température atteint 41», montre la présence d’un coccus qui doit être rangé parmi les streptocoques non hémolytiques.

biliaire avec les canaux intra et extra-hépatique très dilatés. De plus, il existait, dans certains cas, dans le toie et à sa surface, plusieurs collections biliaires pseudo-kystiques. L’absence de toute cellule épithéliale dans ces

intra-hépatiqucs dues à la rupture des canalicules biliaires distendus.

4. — Rétrécissements péri-coliques pelviens. Thèse, Paris, 1909.

Nous avons essayé sans succès, à l’aide de différents procédés, de déter-

i PATHOLOGIE EXTERNE I ET ANATOMIE PATHOLOGIQUE

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