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MALADIES DU LARYNX, DE LA TRACHÉE ET DE L’OESOPHAGE

Un cas d’œdème aigu primitif du larynx. — Archives générales de médecine, décembre

Il s’agit d’un œdème glottique infectieux primitif et qui guérit, comme beaucoup de cas analogues, par l’emploi de révulsifs et sans la trachéotomie.

Lipome de l’épiglotte. Pharyngotomie trans-hyoïdienne. Guérison. — Société française

Les tumeurs malignes de l’épiglotte parfaitement circonscrites, localisées au bord libre de l’opercule laryngien, sans extension aux replis aryténo-épiglottiques ou au pédicule, peuvent être extraites par l’ouverture du pharynx. Mais la principale indication de choix des pharyngotomies est fournie par les tumeurs bénignes occupant l’orifice laryngé. Quand l’opération doit porter sur l’épiglotte ou la région pré-épiglottique et dans les cas d’extirpation d’une tumeur très limitée, la pharyngotomie trans-hyoïdienne donne un jour vertical excellent. S’il s’agit au contraire d’atteindre le pourtour de l’orifice laryngien, c’est-à-dire les replis aryténoépiglottiques, les sommets des aryténoïdes ou le pharynx inférieur, la sous-hyoïdienne est plutôt indiquée.

L’anesthésie locale facilite singulièrement l’acte opératoire. Il y a près de 20 ans, ce mode d’anesthésie était rarement appliqué dans les grandes interventions laryngées, il en résultait des difficultés de technique,

d’hémostase et la nécessité fréquente de la trachéotomie. Dans le cas fort intéressant que j’ai relaté dans ce travail, il s’agissait d’un vaste lipome de l’épiglotte qui, chez une femme âgée, oblitérait les voies aériennes au point de déterminer une gêne respiratoire constante et des accès de suffocation depuis plusieurs années : une pharyngotomie trans-hyoïdienne me permit l’extraction facile de la tumeur.

Trois points méritent d’être signalés dans les suites post-opératoires : 1° une nécrose secondaire de l’os hyoïde qui détermina une suppuration abondante et nécessita une hyoïdectomie pour tarir le foyer purulent; 2° l’absence de déformation du squelette du larynx et des troubles phonatoires, malgré la suppression de la charpente osseuse et de la musculature hyoïdienne; 5° l’amélioration considérable de l’état général qui depuis dix ans n’avait jamais été aussi satisfaisant, cette transformation relevait d’une oxygénation et d’une respiration meilleures.

Chirurgie du ■

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