‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 10 sur 13 · C. — Insectivores · texte numérisé non relu

C. — Insectivores

D. — Chéiroptères :

E. — Rongeurs :

F. — Artiodactyles :

G. — Périssodactyles :

H. — Carnivores :

Delphinus delphis.

Talpa europæa.

Erinaceus europæus.

Lepus cuniculus.

Mus musculus.

Rupicapra rupicapra.

Equus caballus.

Canis familiaris.

Felis domesticus.

Macacus.

Homme.

Dans la deuxième partie, j’ai tout d’abord réfuté les hypothèses qui ont été émises par Gegenbaur et par Chaine. Ensuite, et en me basant sur les descriptions que j’ai données dans la première partie de ce travail, j’expose dans trois chapitres distincts :

A. — L'origine phylogénique du ventre antérieur du digastrique et du

muscle génio-hyoïdien.

B. — L’origine phylogénique du ventre postérieur du digastrique;

C. — Les formes suivant lesquelles le digastrique se présente chez les

mammifères, et dont les différences sont expliquées par l’origine phylogénique de ce muscle.

À. — Origine phylogénique du ventre antérieur du digastrique et du muscle génio-hyoïdien..

Après avoir indiqué l’analogie qui existe entre le sterno-maxillairc des Sélaciens, l’hyo-maxillaire des Téléostéens et l’hyo-maxillâire des Batraciens, je montre que ce même muscle hyo-maxillaire se divise chez les reptiles en deux muscles qui, chez certaines espèces, sont très nettement séparés l’un de l’autre; l’un de ces muscles représente le ventre antérieur du digastrique, l’autre le génio-hyoïdien.

La disposition de ces muscles chez Crocodilus vulgaris et Gavialis gangeticus est des plus intéressantes.

Chez Crocodilus vulgaris, d’une part, il existe, sur la face ventrale de l’intermaxillaire, un muscle hyo-maxillaire qui représente le ventre antérieur du digastrique; d'autre part, sur la face dorsale du mylo-hoïdien, passe un.muscle en grande partie formé par des faisceaux qui vont directement du maxillaire inférieur à la ceinture scapulaire et, aussi, par quelques fibres qui partent de la mâchoire, et se terminent sur l’appareil hyoïdien. Je pense que l’on peut homologuer au génio-hyoïdien ces faisceaux musculaires étendus de la mâchoire il

Chez Gavialis gangelicus la disposition est inverse : le ventre antérieur du digastrique se prolonge jusqu’à la ceinture scapulaire, tandis que le géniohyoïdien s’arrête sur la corne antérieure de l’appareil hyoïdien.

Ces faits démontrent, me semble-t-il, l’origine commune du ventre antérieur du digastrique et du génio-hyoïdien. Us proviennent tous deux, par clivage, de la portion du sterno-maxillaire comprise entre la mâchoire inférieure et l’art hyoïdien. Mais chez les Crocodiliens, l’un ou l’autre de ces deux muscles ainsi séparés a conservé ses connexions primitives avec la portion slerno-hyoïdienne de la formation musculaire dont il dérive. C’est ainsi que l’on voit, soit lé ventre antérieur du digastrique, chez Gavialis gangeticus, soit le génio-hyoïdien, chez Crocodilus vulgaris, se continuer en arrière avec la portion rétro-hyoïdienne, persistante, du sterno-maxillaire.

fîcation; ce sont : le palato-hyoïdien des Sélaciens, le transverso-hyoïdien des

hyoïdien et le ventre postérieur du digastrique des Mammifères.

Chez les Vertébrés inférieurs, cetle formation musculaire s’attache, en dehors, sur la mandibule. Chez les Vertébrés supérieurs, elle étend ses insertions jusqu’au crâne, et chez les Mammifères elle ne s’attache que sur le crâne.

De plus, chez les Mammifères, elle se divise et donne deux muscles : le stylo hyoïdien et le ventre postérieur du digastrique.

digastrique et du stylo-hyoïdien.

b) Le ventre postérieur du digastrique et le stylo-hyoïdien sont assez sou-

argument de plus en faveur de l’origine commune de ces deux formations mus¬

culaires.

3° Il existe un digastrique à deux ventres réunis soit par un tendon intermédiaire , soit par une intersection tendineuse complète ou incomplète. Dans cette forme de digastrique, on peut distinguer plusieurs cas.

correspondant et se réunissent sur la ligne médiane (Mandrill, Papion, Musmusculus, etc.).

Dans un troisième stade, les digastriques sont devenus entièrement indépendants l’un de l’autre et de l’os hyoïde. Ils se sont par suite éloignés de cet os et rapprochés du maxillaire inférieur (Prosimiens).

Enfin le digastrique, devenu entièrement indépendant, se rapproche de plus en plus du maxillaire inférieur. On arrive ainsi à un quatrième stade oii, d’une part, le muscle a subi’, par suite de ses rapports plus étroits avec la mâchoire, un recul progressif de ses insertions antérieures, et, d’autre part, une régression concomitante du tendon intermédiaire qui s’est peu à peu transformé en une simple intersection tendineuse. Cette intersection peut encore régresser et devenir incomplète. Le digastrique se présente sous cette forme chez un grand nombre de Carnivores.

4° Le muscle digastrique est simple ; il est monogaslrique .

Je crois pouvoir considérer cette dernière forme de muscle digastrique comme le résultat de la disparition complète de l’intersection tendineuse.

y Le ventre postérieur du digastrique et le muscle siglo- hyoïdien dérivent d'une même formation musculaire ;

4“ Le ventre antérieur et le ventre postérieur du digastrique, chez les Mammifères, se réunissent progressivement l'un à Vautre par leurs extrémités hyoïdiennes. Il en résulte la formation d’un tendon intermédiaire, qui peut se transformer en intersection tendineuse complète ou incomplète. Celte intersection tendineuse peut disparailre entièrement, et le muscle digastrique se transforme 'ainsi en muscle monogastrique.

Sur une bourse séreuse située en arrière du ventre postérieur du digastrique. Montpellier médical, 1906.

Je décris une bourse séreuse inconstante, souvent remplacée par du tissu conjonctif profondément vacuolisé, située en arrière du ventre postérieur du digastrique, au voisinage du tendon intermédiaire. .

Développement phylogénique et ontogénique du muscle stylo-hyoïdien, — Bulletin de la Société des sciences médicales de Montpellier, 1906-1907.

J’ai apporté quelques faits venant à l’appui de l’opinion que j’avais soutenue sur le développement phylogénique et ontogénique de ce muscle dans un précé-

A propos de l’évolution du digastrique. — Bibliographie anatomique, fasc. 3, t. XVII, 1907 ; pp. 124-127.

Dans cette note je réponds aux critiques que M. Chaine m’avait adressées dans une note parue dans le fascicule 3 du tome XVII de la Bibliographie anato-

Faisceau maxillaire du stylo-glosse et signification du ligament stylo-maxillaire. (En collaboration avec E. Olivier.) Comptes rendus de la Société de Biologie, 1922, t. LXXXVII, p. 337.

Le muscle stylo-glosse présente parfois, en même temps que le chef stylien normal, un chef maxillaire inséré sur l’angle du maxillaire inférieur, sur le bord postérieur de cet os au voisinage de l’angle et, dans certains cas aussi, sur une arcade fibreuse tendue de l’apophyse styloïde à l’angle de la mâchoire ; cette arcade fibreuse occupe la place du ligament stylo-maxillaire.

Quand le chef maxillaire du stylo-glosse fait défaut, il est représenté par une

interptérygoïdienne et des rapports que le nerf maxillaire inférieur présente à sa sortie du crâne n’est pas exacte.

Je montre : 1" que les insertions supérieures de l’aponévrose interptérygoï-

Sur le ligament suspenseur de l’aisselle et le mode de formation du creux de

l'aisselle. Bulletins et Mémoires de la Société Anatomique, juillet 1925.

Contrairement à l'opinion de Gerdy et des classiques, le ligament suspenseur n’exerce aucune traction sur la peau de la base de la région axillaire et n’est pour rien dans la formation du creux de l’aisselle.

Celui-ci se forme pour la raison suivante :

Le tissu cellulo-adipeux qui occupe dans la région axillaire les intervalles compris entre le paquet vasculo-nerveux et les parois est disposé, quand le bras est rapproché du tronc, dans un plan sagittal, entre les parois externe et interne de la cavité axillaire.

Ce tissu est ainsi ramassé en une lame aplatie de dehors en dedans, qui s’étend du sommet à la base de la région axillaire.

Quand le bras se porte en abduction, cette lame diminue de hauteur, mais augmente de largeur; elle s’étale dans un plan horizontal, et la pression atmosphérique refoule vers le haut, jusqu'à son contact, la peau de la base de

ANGÉIOLOGIE

La projection des orifices du cœur sur la paroi thoracique antérieure. Bulletins et mémoires de la Société anatomique de Paris, juin 1925, pp. 111-115, 1 figure.

La situation des orifices artériels et auriculo-ventriculaires dans le thorax de dimensions moyennes doit être considérée comme normale. C’est pourquoi je précise le siège et la forme que présentent dans ce cas les surfaces de projection. Une figure, dessinée d’après une radiographie, facilite la lecture du texte (flg. 17).

Des connexions du péricarde avec le diaphragme. Extrait des comptes rendus de VAssociation des Anatomistes, V' session, Liège, 1903, pp. 162-169, 3 figures.

dans le ligament ; à 2 centimètres au-dessus du trou quadrilatère, il n’est plus possible de distinguer macroscopiquement les fibres d’origine tendineuse.

5° Ligament phréno-péricardique gauche. — Je n’ai trouvé ce ligament que dans un tiers des cas environ : c’est un mince trousseau fibreux qui s’étend du centre phrénique au sac fibreux péricardique. Le plus souvent, il manque tota-

attaches supérieures sur l’aponévrose prévertébrale et sur les tubercules

et en bas pour se terminer soit sur la gaine vasculaire, soit sur la gaine viscérale, soit sur les organes que renferment ces deux gaines, soit enfin sur le péricarde en constituant les ligaments vertébro-péricardiques.

Les ligaments vertébro-péricardiques sont des portions denses, résistantes,

SPLANCHNOLOGIE

Etude sur le muscle péristaphylin interne. (En collaboration avec M. Mouret.) Revue hebdomadaire de laryngologie, d'olologie et de rhinologie ; 1903, pp. 337-552, 3 figures.

Nous précisons en premier lieu les insertions supérieures du péristaphylin interne, la situation de ce muscle sous le'plancher de la trompe et sa direction suivant une ligne courbe dont le sommet répond au bord inférieur de l'orifice pharyngien de la trompe.

Ces notions anatomiques étaient indispensables pour déterminer l’action exacte du péristaphylin interne sur la trompe d’Eustache. Ce muscle est dilatateur de la trompe. En se contractant, il redresse sa courbure concave en haut, en dedans et en arrière. Cette courbe principale peut se décomposer en deux courbes

arrière; ces deux courbes tendent à se redresser lorsque le muscle se contracte. En redressant la première, les fibres musculaires soulèvent le plancher de l’orifice pharyngien de la trompe ; en redressant le deuxième, elles portent le cartilage en arrière et en dedans. C’est par ce mécanisme, que le péristaphylin interne ouvre le pavillon de la trompe.

Sur la forme du pancréas. Bulletins et Mémoires de la Société anatomique de Paris, avril 1925, pp. 321-322.

La face inférieure du corps du pancréas n’est pas régulière. Elle est en effet constituée par une série d’empreintes que font sur la glande les organes sur lesquels elle repose. On compte en général deux empreintes qui sont, de droite à gauche, l’empreinte duodéno-jéjunale et l’empreinte colique. Parfois une empreinte intestinale grêle, déterminée par une anse de l’intestin grêle, se forme entre les deux précédentes.

Sur la configuration et la signification du sillon du processus caudé. Bulletins et Mémoires de la Société anatomique de Paris, juin 1924, pp. 355-358.

sillons anormaux d’origine congénitale. Ces sillons sont pour la plupart situés

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