EMBRYOLOGIE
Étude sur le développement du péricarde chez le lapin. — Journal de l'Analomie et de la Physiologie, 1904 ; pp. 610-633, 10 figures.
Cette étude a été faite à l’aide de reconstructions obtenues nar ta méthode
développement
pulmonaire chez le lapin et la souris blanche. (En collaboration avec J. Delmas.)
Bibliographie anatomique, fasc. 2, t. XXII, pp. 153-159, 7 figures.
Chez le lapin et la souris blanche, il existé sur la face antérieure du pédicule artériel, une gouttière peu profonde, comprise entre les saillies formées par l'aorte et l’artère pulmonaire.
Cette gouttière inter-aortico-pulmonaire représente le vestige d’un sinus de la cavité péricardique qui sépare complètement l’un de l’autre les deux vaisseaux siir une partie de leur hauteur.
C’est ce que nous avons pu démontrer en examinant des embryons de lapin aux stades de 329 heures, 16, 20, 21 et 25 millimètres. Ce sinus a une existence très courte ; on ne le voit complètement développé qu’au stade de 21 millimètres.
Chez la souris blanche, le sinus inter-aortico-pulmonaire sépare complètement l'aorte de l’artère pulmonaire au stade de 6 mm. 5.
Sur le développement de l’antre mastoïdien et des cellules mastoïdiennes. (En colla- |
boration avec Mme H. Rouvière.) Bibliograqhie anatomique ; 1910, pp. 24-54,
6 figures.
Presque tous les travaux qui ont été publiés sur les cavités mastoïdiennes ont été consacrés à l’étude de la configuration et des rapports que ces cavités affectent entre elles et avec les formations osseuses voisines. Nous n’avons trouvé sur leur développement que bien peu de renseignements qui ne sont pas toujours exacts.
Nous apportons les faits suivants que nous a fait connaître l’étude de coupes faites chez des fœtus du 4‘ au 9* mois, chez des nouveau-nés à terme et des
1° L’aditus ad antrum se forme vers la lin du 5 e mois de la vie fœtale;
2° L’antre mastoïdien commence à se développer vers le milieu ou la fin du
3° Les cellules mastoïdiennes apparaissent chez le fœtus du huitième mois; elles se développent d’abord sur la paroi externe de l’antre mastoïdien, de l’aditus et de la caisse, puis sur la voûte de la caisse du tympan et de son proion-1 gement mastoïdien ;
4° L’adossement des deux lamelles osseuses, l'une pétreuse, l’autre écailleuse, qui forme la voûte de la caisse du tympan, de l’aditus et de la plus grande partie de l’antre mastoïdien, détermine la formation d’une crête que nous avons appelée crête pétro-squameuse supérieure; celle-ci s’accuse davantage à mesuré que se développent des cellules aussi bien dans la lamelle pétreuse que dans la lamelle écailleuse ; ces cellules s’ouvrent les unes en dehors de la crête (cellules écailleuses de la voûte), les autres en dedans (cellules pétreuses de la voûte). La crête pétro-squameuse supérieure existe chez l’adulte dans la plupart des cas;
5° Il se forme souvent chez le foetus, par l’adossement de deux lamelles osseuses, l’une pétreuse, l’autre écailleuse, en regard de la suture pétro-squameuse qui siège sur la face externe de la région mastoïdienne, une crête pétrosquameuse postérieure qui prolonge en bas et en arrière la crête pétro-squameuse supérieure. A la suite de l’accroissement de la région mastoïdienne et de son envahissement progressif par l'antre mastoïdien et les cellules, elle dévient dans quelques cas, assez rares chez l’adulte, une véritable cloison, une sorte de mur mitoyen qui sépare, en arrière et en dehors de l’antre, les cellules d’origine écailleuse des cellules qui se sont développées dans le rocher. Le plus souvent elle est plus ou moins envahie, résorbée en quelque sorte, par les cellules mastoïdiennes voisines; elle devient ainsi une simple travée osseuse qu’il est souvent impossible de distinguer des travées intercellulaires voisines. •»§