B. — MÉDECINE EXPÉRIMENTALE
Notre thèse a été le point de départ de recherches expérimentales
dose de 50 centigrammes par kilogramme'.'
Le vératrol possède une action antipyrétique lorsqu'on l’applique en badigeonnage chez les animaux fébricitants. Ce phénomène est bien dû à l’absorption cutanée et non à une action sur les nerfs périphériques, car il persiste après la section du sciatique, se rendant à la patte où est fait
le badigeonnage.
Les résultats des expériences rapportées dans cette note, et, d’autre part, l’action antiseptique du vératrol et sa faible toxicité, justifient les tentatives que l’on pourrait faire pour introduire ce corps dans la thérapeutique, particulièrement dans le traitement de la tuberculose. Toutefois, vu la causticité du vératrol, il sera bon, pour l'usage interne, d’avoir recours à la forme capsulaire en choisissant l’huile pour véhicule.
XXXV. — Etude expérimentale et anatomique des inflammations chroniques de la mamelle. Société de Biologie , 2 février 1895 (Avec le B' H. Gaudier).
Une femme de quarante ans, atteinte de maladie noueuse de la mamelle, présentait dans le liquide séro-purulent extrait de ses conduits galactophores un staphylococcus albus, petit, très grêle, cultivant très lentement, à virulence atténuée, avec lequel il fut possible de reproduire, chez la chienne en lactation, de la mammite chronique.
Nous expérimentions sur les glandes du côté droit, gardant les glandes du côté gauche pour servir de témoin. Dans ces conditions, à la suite de l’injection des cultures dans les canauxgalactophores, onobtient, après une période d'acuitè.de quelques jours, des accidents qui passent à la chronicité. Au bout de quelques mois, les glandes volumineuses, saillantes,
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façon péremptoire que cette crainte n’est pas purement hypothétique.
XXVIII.- Sur les différents procédés permettant d’obtenir du charbon asporogène. Soc. de biologie, 17 mars 18S4.— XXXII. — Recherches sur la production du bacille
Dans les analyses destinées à établir le chimisme stomacal d’un sujet,
il convient de prescrire le repos après l’absorption du repas d’éprèuve,
pyogène doré, le bacille tuberculeux.
Le bacille du choléra et le bacille de la diphtérie ne poussent pas dans les bouillons additionnés' d’une goutte de vératrol (0 gr. 0219) pour 10 centimètres cubes. Le bacille typhique ne pousse plus à partir d’une dose double. A partir de deux gouttes aussi, le bacille pyocyanique ne donne plus de matière colorante, mais il pousse encore. Quant au staphylococcus pyogenes aureus, il est visiblement impressionné, mais se
Le vératrol étant presque insoluble dans les milieux de culture, nous n’avons pas dépassé la dose de cinq gouttes par 10 centimètres cubes de
ont porté sur la teneur en alcool éthylique, l’acidité évaluée en acide
acétique C* H* O* , et le degré de pureté établi par le dosage du fuselol par la méthode de Rôse modifiée par Stuteer et Reitmayr, et M. Bardy.
de l’air », p. 294-307. et le chapitre IV, » Les microbes », p. 374-437; dans la deuxième partie, le chapitre II; «L’habitation», p. 723-087. Les progrès de l’hygiène pendant les sept années qui: de 1887 à 1894, séparent la deuxième et la troisième édition des « Nouveaux éléments », ont été tels, qu’il serait impossible d’indiquer par le menu les modifications plus ou moins importantes qu’il à fallu faire subir, de ce chef, à ces diffé-
La description des procédés délaissés d’analyse des « Microorganismes de l’air» a été supprimée au bénéfice, de ceux qui sont encore utüisés aujourd'hui.
Lé chapitre IV ; « Les organismes inférieurs », de la deuxième édition,
a été scindé en deux ; la deuxième partie; « De la désinfection » a été
reportée après l’étude des maladies contagieuses; la première partie,
« Les microbes », a été remaniée: Dans l’impossibilité de donner une
description suffisamment complète des différentes espèces intéressant l'hygiène, et pourne pasaugmenter le nombre de pages consacrées à cette partie (00 p. ), l’auteur a insisté principalement sur les notions générales qu’il est indispensable à tout hygiéniste de posséder sur la forme, la structure, le développement, la reproduction, la classification, les procédés généraux de culture, les fonctions des bactéries.
Dans le chapitre de l’habitation, les parties ayant trait àla construction, à la ventilation, au chauffage, à l’éclairage, ont subi les additions nécessaires, mais c’est la question de l’éloignement des immondices qui a nécessité les modifications les plus grandes.
C’est un honneur pour nous que de reproduire les lignes suivantes consacrées à l’analyse de la 3°édition des «nouveaux éléments d’hygièse» par un des maîtres les plus éminents de l’hygiène française, le professeur Vallin :
« Cette troisième édition vient de paraître ; c'est l’œuvre ancienne complétée et rajeunie en quelques points, avec le bénéfice de tous les travaux publiés en ces dernières années, tant en France qu’4 l’étranger. Arnould avait depuis longtemps le désir de réduire les dimensions et l’étendue de son livre, qui est, avec le Traité d’hygiène de Bouchardat, .le volume le plus compact sans doute de la librairie médicale. Il s’était résigné à ce’ sacrifice toujours cruel, mais tout en réduisant d’un côté, il fallait songer aux additions nécessaires. Le nombre de pages est tombé de 1400 qu’avait la deuxième édition à 1224 dans la troisième ; le caractère est devenu plus petit, et nous, croyons bien que, finalement, la matière a été plutôt augmentée que réduite,
« Le plan général de l’œuvre a été conservé et, en réalité être modifié ; quelques chapitres ont été déplacés, et les
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