ENSEIGNEMENT
Cours public de pathologie interne professé à l’École |
; de clinique médicale à l’Hôtel-Dieu, en remplace le professeurRostan.
Conférences cliniques à l’hôpital Lariboisière, de clinique médicale à l’Hôtel-Dieu, en remplace le professeur Rostan.
Leçons cliniques il l’hôpital Lariboisière.
Du s'pasnie dé la glotte.
L’auteur a eu pour but, dans cette thèse, de démontrer que la maladie décrite sous le nom A'asthme thymique n’existe pas ; que les accidents attribués par la plupart des auteurs à l’hypértrophie du thymus doivent être exclusivement rapportés à une affection nerveuse déterminant le spasme des muscles respirateurs, spécialement du diaphragme et des muscles laryngés. Les recherches nombreuses consignées dans celle dissertation sur l’anatomie du thymus, ont permis à l’auteur.de conclure : que le thymus est un organe dont le volume et le poids sont extrêmement variables chez l’enfant en santé; que la constitution de l’enfant, son état de maigreur ou d’embonpoint, sont les principales conditions qui influencent ces variations ; que conséquemment, dans les cas où avec le spasme de ,1a glotte existe une hypertrophie du thymus, cas jusque-là fort embarrassants pour les rares partisans de la névrose, cette hypertrophie, pure coïncidence d’anatomie normale, n’entre pour rien dans la production des accidents éclamptiques observés.
De l’action du tartre stibié à haute dose dans la pneumonie , spécialement chez les enfants.
Il résulte des nombreuses observations qui servent de base à ce travail, que le tartre stibié, administré à haute dose, jouit d’une efficacité incontestable dans le traitement de la pneumonie, etqu’ilagit non-seulement par les évacuations qu’il détermine, mais encore et surtout comme hyposthénisant, contro-stimulant.
Du développement simultané de la variole et de la vaccine.
Conclusions principales de ce mémoire :
Lorsque la variole et la vaccine se développent en même temps sur un enfant bien portant, la variole est le plus souvent avantageusement modifiée, sa marche est plus rapide, l’éruption plus discrète; en un mot, elle prend les caractères d’une varioloïde.
En pareil cas, on n'observe pas une modification réciproque des deux éruptions. Celle-là seule, qui a la priorité d’invasion, influence l’autre, mais n’en est pas influencée; et comme, pour se développer, la vaccine doit précéder la variole (au moins 19 fois sur 20), on peut dire que généralement , dans les cas d’éruption de variole et vaccine simultanées, la vaccine ne subit aucune modification.
L’auteur a, dans le courant de ce mémoire, cherché à combattre l’opinion de quelques médecins, qui regardent la vaccination comme nuisible chez les jeunes enfants débilités, âgés de moins de quatre ans, et la proscrivent en pareil cas, alors même que ces,enfants seraient exposés au danger du contagium .variolique (à l’hôpital, par exemple). L’auteur reconnaît.que la variole est extrêmement grave dans d’aussi déplorables conditions ; mais par cela même qu’il la considère comme si grave, il croit ne devoir négliger aucun des moyens capables de diminuer les chances de mortalité, et la vaccination lui parait de ce nombre.
Du siège et de k nature de la colique de plomb.
Extrait du rapport de M. Gaussait, rapporteur.
« Ce travail, dont le plan est bien conçu et convenablement exécuté, dont la forme ne laisse rien à désirer, offre dans presque toutes les parties des preuves évidentes de connaissances solides et étendues ; les difficultés y sont .sérieusement abordées et discutées à l’aide d’une argumentation si puissante, qu’elle n’aurait pas manqué d’entraîner une conviction sans
réserves, si elle avait prêté son appui à une opinion moins exclusive au point de vue du siège de la maladie. » L'auteur avait dès 1819 localisé la douleur de là colique dé plomb dans les parois abdominales, opinion qui paraît aujourd’hui avoir prévalu dans la science.
Recherches sur la maladie scrofuleuse, spécialement chez les enfants.
(Archives générales de médecine, 1819.)
Ce travail est divisé en deux parties : la première partie' est consacrée à l’anatomie pathologique des différentes lésions, qui, pour presque tous les auteurs, constituent les manifestations de la diathèse scrofuleuse. Deux faits principaux ressortent des nombreusés autopsies pratiquées à l’hôpital Saint-Louis, et surtout à l’hôpital des Enfants : 1" la rareté des tubercules des os chez les scrofuleux; 2° Ta constance du produit tuberculeux dans les glandes lymphatiques, pour peu qu’elles aient acquis un certain développement.
La seconde partie du Mémoire est consacrée à l’étude de la scrofule envisagée comme maladie. L’auteur, se fondant sur les résultats fournis par l’anatomie pathologique, a cru devoir retrancher de la diathèse scrofuleuse les écrouelles et toutes les lésions tuberculeuses, pour les reporter dans la diathèse tuberculeuse, en faisant du reste remarquer que ces deux diathèses ont entre elles beaucoup d’affinité, et se rencontrent souvent réunies sur le même individu.
Des recherches ultérieures ont modifié les opinions de l’auteur, en lui démontrant que les prétendus produits tuberculeux de la scrofule sont de simples dégénérations granulo-graisseuses des tissus (état caséeux). Dès lors les difficultés disparaissent, et l’anatomie pathologique est d’accord avec la clinique pour maintenir les écrouelles parmi les lésions les mieux caractérisées dé la diathèse scrofuleuse.
De la diphthérie du gland chez quelques paralytiques.
L’auteur a eu l’occasion de rencontrer plusieurs fois une fausse mem-
brane, d’apparence diphthéritique, daps des circonstancesqui n’avaient pas encore été signalées. L’exsudation se manifestait autour du gland chez des individus frappés de paralysie à la sujtp.d’hémorrhagie cérébrale. Quant à la cause du siège bizarre de la lésion, l’auteur croit pouvoir la rapporter aux émanations dégagées des vases métalliques qui contiennent l’urine dans les hôpitaux, , la paralysie de,.la..mge contraignant les malades à maintenir la verge incessamment plongée dans cette atmosphère infecte.
De faction de l’acide nitçique sur les urines albumineuses.
Dans presque tous lés ouvrages qui traitent des altérations de l’uriue, dri' enseigne que l'acide nitrique, versé en excès, redissout l’acide urique, ainsi que les urates, et est sans action sur l’albumine ; que conséquemment le pratieiën a'iin moyen facile de reconnaître les divers précipités.
« C’est à tort, dit M. Rayer, que quelques personnes prétendent que l’albumine se dissout dans un excès d’acide nitrique; maisTurate d’ammoniaque qui sè précipite quelquefois en même temps que l’albumine'; se dissolvant dans un excès d’acide nitrique, le précipité d’abord obtenu peut paraître moins considérable. » Cette opinion régnait sans Conteste dans la sèience;'((uand raUtëur l!l s’ëst livïê à de nombreuses recherches sur les Urines. "DaiiS îa note'qu’il adressa a l’ Union médicale, il établit, comme un fait fàdlé à‘vérifier, queTalbümine précipitée par l'acide nitrique, se redissout constamment dans un excès d’acide, aussi bien que l’acide urique et les urates; qu’ainsi le signe distinctif invoqué par les auteurs doit être' rejeté comme inexact et susceptible d’entraîner des erreurs fàchebs'es de diagnostic. '
De linfluence des maladies aiguës, fébriles sur des. règles et .. réciproquement.
montrent pendant lo cours d’une affection fébrile aiguë, le pronostic et le traitement s eh trouvent notablement influencés.
L'auteur, étudiant cette question d’une haute importance pratiqué sur un très-grand nombre de malades, est arrivé à formuler des conclusions entièrement opposées. 11 a reconnu que les maladies aiguës fébriles agissent presque toutes de la même façon, et que les résultats ne sont variables que parce que les règles se montrent à des périodes différentes do la maladie. La maladie se déclare-l-elle pendant l’époque menstruelle, l’écoulement sangûin est ordinairement supprimé. Si l’affection fébrile se développe peu de temps avant l’époque des règles, celles-ci ne sont pas empêchées ; bien plus, le mouvement fébrile paraît favoriser leur manifestation, ' en déterminant vers l’utérus et les ovaires une. congestion hémorrhagique plus ou moins prononcée. Les règles qui doivent apparaître vers la fin d’une maladie manquent le plus souvent, ou sont notablement diminuées, surtout si. celte maladie a profondément débilité l’organisme. Les règles survenues dansle cours des affections aiguës fébriles ne paraissent en général exercer aucune action appréciable sur l’issue de ces affections, et dans le traitement à instituer, le médecin doit se préoccuper avant tout de la maladie. Dans le cours de ce travail, l’auteur a soin de faire remarquer qu’il emploie le mot règles comme synonyme d’hémorrhagie utérine, seulement pour la facilité du langage ; il n’ignore pas que la menstruation est une fonction complexe dans laquelle l’expulsion des ovules joue un rôle capital.
Le la formation spontanée des gaz au sein des cavités closes. ’
Ce mémoire renferme plusieurs faits qui prouvent, contrairement aux idées généralement accréditées, que des gaz peuvent spontanément prendre naissance au sein des cavités closes, sans que l’on soit obligé de supposer une communication de ces cavités avec l’air extérieur. L’auteur, étudiant le mode de production de ces gaz et les diverses théories proposées, émet avec réserve l’opinion que, dans ces cas, les parois des cavités séreuses, séro-muqueuses, naturelles ou accidentelles, exhalent des gaz comme le
fait normalement la muqueuse digestive; que ces gaz, quelquefois sans action sur les liquides simultanément sécrétés, sont, dans d’autres cas, la cause de leur décomposition, d’où résulte un nouveau dégagement de fluides aériformes qui viennent s’ajouter à ceux qui ont été primitivement
Du purpura hœmorrhagica febrilis.
L’observation qui a servi de point de départ à cette noie a été remarquable par l’abondance des suffusions sanguines constatées pendant la vie du malade, par la rapidité de la mort, et surtout par l’analyse du sang. Cette analyse, pratiquée avec le plus grand soin par Becquerel, a donné un résultat tout à fait extraordinaire et unique dans les annales de la science, à savoir, la disparition totale de la fibrine.
Applications pratiques des découvertes physiologiques les plus récentes concernant la digestion et tabsorption.
(Thèse présentée et soutenue au concours de l’agrégation en médecine, 1853.)
Des signes stéthoscopiques du rétrécissement de Corifice amculo-ventriculaire gauche et spécialement du bruit de souffle au second temps, i ' '[Arctiiiièrde midecine, 18ÇS-1854.) . 1 ••
L’auteur a cherché sùrfoüt danirce trayàil à combattre celte opinion exclusive de Beau, qu’un bruit de souffle au second temps indique nécessairement une insuffisance aortique. Des faits nombreux et bien tranchés ont péremploiremeiit éiàfili qüe le rétrécissement ’mitnft' peut aussi, quoique moins fréquemment, il est vfiji; donner lieu il un'-souffle diastolique. .Vétude de?: monstruosités,..quelques expériences tentées sur les .animaux ont permisùl’auteur.de s’assurer du véritable rhythmedes mouvements du cœur et de. faire concorder les phénomènes pathologiques avec les résultats fournis par la physiologie.
Du sulfate 'de siéyehnine dans le traitement du choléra. '
■ . (X^toe.4 do Mpituade Pu*, Ü«dL)’ ’ :
J te but de celte note était de montrer quelle sulfate de strychnine dans
le traitement du choléra était loin de posséder les vertus merveilléuses que lui avaient reconnues certains auteurs, et en particulier M. le docteur Abeille.
Fièvre typhoïde c/fez un enfant de sept mois allaité par sa mère, afféitêe de la même maladie. — Analyse du lait de la mère.
(Lu 1 la Société médicale des hôpitaux de Paris, 1855.)
A propos de cette observation suivie d’autopsie, qui fournit un exemple très-rare dans la science de fièvre typhoïde chez un tout jeune enfant, l’auteur examine plusieurs questions d’une haute importance pratique, et notamment la conduite que doit tenir, relativement à l’enfant, le médecin appelé auprès d’une nourrice atteinte de fièvre typhoïde, ou plus généralement d’une maladie grave. S'appuyant sur l’analyse du lait, qui démontre que 1 la maladie non-seulement diminue la sécrétion lactée, mais encore quelle apporte dans les éléments constitutifs de ce lait des changements notables, il pense qu’il est d’une pratique sage de donner sans" tarder une autre nourrice à l’enfant, tout en n’ignorant pas que dans un certain nombre de ces cas, l’allaitement continué par la mère malade, aété sans influence fâcheuse sur la sqnté du nourrisson.
; . .De l’expérimentation en médecine.
De l’ictère grave.
Dans ce mémoire, l’auteur cherche à établir la véritable nature de la maladie qu’il compare, à la fièvre jaune, ou encore à certains empoisonnements, l’empoisonnement par le phosphore, par exemple. Il montre par des exemples; que f altération des cellules du. foie, à. laquelle là plupart des auteurs allemands ont fait jouer un rôle si important, peut manquer, et qu’ainsi l’expression d 'atrophie jaune aigue du-foie, adoptée à l’étranger pour désigner notre ictère grave, hémorrhagique ou typhoïde ,n’en donne qu’une idée incomplète et dans beaucoup de cas erronée,
Des injections hypodermiques de sulfate d'atropine dans les 'névralgies .
L’auteur publie les résultats de sa pratique nosocomiale, et démontre, après M. Béhier, les avantages de cette médication dans les névralgies.
Des symptômes présentés par les affections du cervelet à propos d’une observation de kyste cérébelleux.
Cette observation, remarquable par sa netteté, prouve que les lésions cérébelleuses ont pour symptôme principal le défaut de coordination dans les mouvements. Elle est confirmative des idées des physiologistes touchant les fonctions du cervelet, et est miseà contribution pour l’étude de l'ataxie locomotrice..
De la syphilis vaccinale.
L’auteur présente il l’Académie de médecine (séance du 22 septembre 1863) un enfant atteint de syphilis inoculée par la vaccine. La syphilis est reconnue parles syphilographes les plus autorisés de l’Académie, et quant à sa source, elle est nettement établio par l’éruption spécifique développée sur les boutons de vaccine, et par ce fait bien significatif que le même jour, avec le même vaccin, un autre enfant a été contaminé.
De la syphilis du foie.
(Mémoire lu à la Société médicale des hôpitaux, 1864.)
Le but de ce mémoire a élé d’appeler l’attention des médecins sur le» . lésions viscérales de la syphilis chez l’adulte, et principalement siir les affections syphilitiques du foie. L’auteur a insisté sur les caractères spéc ifiques de ces altérations, et particulièrement sur les tumeurs gom meuses et les dépressions cicatricielles. Il à montré par des exemples quél’iodu re de potassium est susceptible de guérir dés tumeurs du foie considérables lorsqu 1 'elles^reconnaissent une origine syphilitique, et qu’il est indispeA-
sable dorénavant de rechercher cette origine avec plus de soin qu'on ne le fait généralement.
De tendocardite ulcéreuse.
Étude clinique de cette forme particulière d’inflammation de la membrane interne du cœur. L’auteur rapporte une observation d’endocardite ulcéreuse suivie de perforation avec communication entre le ventricule gauche et l’oreillette droite, observation remarquable par les signes d’auscultation cardiaque et les phénomènes généraux annonçant le mélangé du pus au liquide sanguin.
Du diagnostic différentiel de la scrofule et de la syphilis.
Dans ce mémoire, l’auteur signale les difficultés qui se présentent quelquefois dans la pratique lorsqu’il s’agit de se prononcer entre la diathèse scrofuleuse et la diathèse syphilitique, surtout si l’on admet, comme l’auteur est porté aie penser, la possibilité de la syphilis héréditaire à manifestations extrêmement tardives. Au point de vue thérapeutique;.ce mémoire renferme un bel exemple, dq-.guérUon par l’iodure de potassium, non-seulement des lésions osseuses constatées à la voûte palatine,et aux. fosses nasales, mais encore des altérations rénales, révélées par l’albuminurie prononcée et persistante.
De l'adénie ou hypertrophie généralisée des ganglions lymphatiques et de la rate.
'{Union médical', ms.)
Étude .clinique de cette maladie rare et encore peu connue, sorte de diathèse lymphatique, analogue à la Ïeucocylhémie. L’observation qui à servi de texte aux considérations générales dans lesquelles l’auteur est entré, a mi^ èn ,relief quelques points intéressants d’anatomie pathologique, notamment le fait du développement hétérotopique des éléments des glandes lymphatiques dans des organes (estomac, poumons, ovaires) qui, à l éiat normal, ne présentent nullement la texture ganglionnaire.
De la paralysie des extenseurs de la main et du poignet.
{Gazette (les hôpitaux, 1865.)
Dans une leçon clinique faite sur cette maladie, l'auteur signale une cause de paralysie peu étudiée, à savoir, la pression des béquilles à la partie internedu bras chez les malades qui commencent à marcher après un e fracture des os du membre abdominal.
De la phthisie pulmonaire.
Avant d’aborder l’examen des nombreux problèmes que soulève la phthisie pulmonaire, les auteurs, dans une introduction historique, commencent par poser l’état de la question et montrent les profondes divergences d’opinion des auteurs français et étrangers.
Les recherches personnelles «ont divisées en quatre parties.
La première partie est relative à l’anatomie pathologique. Elle comprend : 1° une étude générale et complète de la seule lésion caractéristique de la tuberculose, la granulation, envisagée non-seulement dans le poumon, mais encore dans les autres organes et les divers tissus de l’économie; c -° une étude de toutes les lésions, inflammatoires ou non, qui accompagnent la granulation et que l’on observe, soit aux poumons, soit dans les autres viscères (foie, rate, reins, organes digestifs, etc.). La plus importante de toutes ces altérations c’est la pneumonie. Les auteurs lui consacrent de longs développements, et, d’accord avec Reinbart, Wirchow, Villemin, etc., ils arrivent à ce résultat remarquable et tout à fait inattendu, à savoir, que les masses jaunâtres, caséeuses, considérées par Laennec et son école comme tuberculeuses (tubercule jaune, cru, infiltré) et hétéromorpbes, ne sont rien autre chose que des pneumonies lobulaires et lobaires dans'lesquelles lesexsudats, au lieu de se résorber comme dans l’inflammation franche, subissent sous l’influence de la dia- - thèse tuberculeuse la dégénérescence granulo-grajsseuse, point de départ du ramollissement et dé l’ulcération des tissus.
La deuxième partie a trait à la symptomatologie. Le résultat général de cette étude, c’est que les formes symptomatiques de la maladie dépen-
dent surtout de l’étendue absolue et relative des- deu* éléments anatomiques principaux, l'élément granuleux et l’élément inflammatoire' (broncho-pneumonie). Partant de oes données fournies par Ifobservatiow de plusieurs centaines-de malades, ils étudient successivement :
• a. La phthisie granuleuse généralisée, avec ou sans lésions mflawthwtoires. Celte forme de phthisie, plus'particuliérement connue sous le nom. de phthisie aiguë, est traitée avec de grands développements nécessités 1 par l’importance et la difficulté du sujet.
b. La phthisie (granuleuse partielle avec ou sans lésions inflammatoires du poumon (phthisie chronique .),
, c. La phthisie dans laquelle les lésions granuleuses et inflammatoires ont une marche envahissante et une évolution rapide (phthisie galopante ).
d. La pneumonie caséeuse généralisée, lobaire, forme peu connue et souvent confond ue pendant la vie et après la mort avec d’autres affections des poumons ou de la séreuse.
La description de chacune de ces formes symptomatiques est suivie d’une étude diagnostique aussi complète que possible. Un- chapitre particulier est consacré à l’examen général et comparatif des fermes précédemment admises, ainsi qu’à la discussion de’quelques autres variétés proposées par les auteurs.
La troisième partie traite de l’étiologie de la phthisie: Les auteurs étudient successivement l’iuoculabilité et là contagion (dans ce paragraphe sont relatées des.expériences faites sur les animaux et confirmatives de, celles de M. Villemin), l'hérédité, l’innéité, le refroidissement, les causes débilitantes, l'influence de la grossesse, de l'accouchement., dé la' lactation, l’influence des maladies aiguës (phlegmasies, fièvres, etc.), des maladies chroniques, (scrofule, rhumatisme, goutte, dartres, asthme,, fièvres intermittentes, alcoolisme, etc.). Etc.
De toutes les causes étudiées, celles dont l’action paraît aux auteurs IV mieux démontrée sont :
L’hérédité; ' - :
Les excitations inflammatoires de la muqueuse des voies respiratoires ;
Les causes débilitantes, ,de quelque, nature qu’elles soient.
La quatrième partie est consacrée au traitement de la phthisie pulmonaire. Les auteurs se sont surtout efforcés d’établir une thérapeutique rationnelle, basée sur les indications que fournissent au médecin l’état général du sujet et l’état local pulmonaire ; ils croient avoir donné une explication satisfaisante de l’action de beaucoup do médicaments employés jusqu’ici d’une manière empirique. La curabilité de la phthisie ressort manifestement de cette étude, et il est permis d’espérer qu'une meilleure direction imprimée au traitement hygiénique et pharmaceutique augmentera dans l’avenir le nombre des guérisons.
Indépendamment des travaux ci-dessus indiqués, l’auteur a publié un grand nombre de rapports, analyses, revues critiques, observations de maladies rares :