Ulcère cancérisé de la petite courbure de l’estomac
en collaboration avec M. Géry. (Société anatomique de
Paris, novembre 1919.)
Dans cette communication basée sur une observation anatomo-pathplogique et opératoire très complète, nous insistons sur le fait que, très souvent, rien ne permet de reconnaître cliniquement le début d’évolution cancéreuse d’un ulcère. Il faut pratiquer, lorsque, au cours de l'intervention on trouve une tuméfaction notable, l’ablation de la tumeur, ainsi que nous l’avons fait dans notre observation.
8. — Un cas de microcôlon congénital, en collaboration avec MM. LARnENNOis, J. Lamy. ( Bulletin de la Société anatomique, 1911.)
Il s’agissait d’une observation très complète concernant un malade du service de M.Jalaguier, et qui avait été opéré d’urgence à l’âge de 2 jours pour des signes d’imperforation intestinale, alors que le toucher rectal était possible. Tout le gros intestin était réduit à des proportions infimes ; c’était un véritable intestin en miniature.
Le traitement d’une semblable affection est, d’une part, un traitement d’urgence, qui est l’anus artificiel fait sur le grêle ; secondairement, dans les cas favorables, l’iléo-sigmoïdostomie.
9. — Hernie de l’ovaire. Torsion du pédicule, en collaboration avec M. le D r Victor Veau. ( Archives de Médecine des enfants, 1911.)
L’intérêt de la question réside surtout dans ce fait que le diagnostic des hernies de l’ovaire avec torsion du pédicule peut être soupçonné par le toucher rectal qui, chez l’enfant, permet de savoir si l’intestin s’engage dans l’orifice inguinal profond — et par la discordance .qui existe entre des signes généraux, fonctionnels peu marqués, et des signes locaux rappelant tout à fait ceux d’une hernie étranglée. La torsion doit nécessiter toujours l’ablation de l’ovaire prolabé.
10. — Hernie épigastrique contenant une anse grêle étranglée, en collaboration avec M. le D 1 ' Dujarier. {Presse Médicale, 30 avril 1910.)
Cet article tire son intérêt de ce fait que les hernies épigastriques étranglées sont si rares que leur existence a même été mise en doute. Nous en avons retrouvé, en dehors de
notre, cas-personnel/ deux autres seulement qui fussent indiscutables. Il s’agit néanmoins d’une affection à laquelle on doit penser, afin de lui appliquer rapidement le traitement opératoire nécessaire.
Il- — Affaissement vertébral traumatique, en collaboration avec M. le D 1 ' Georges Loewy. ( Société anatomique, déc. 1919.)
Il s’agit d’un affaissement traumatique du corps vertébral de la première lombaire par flexion forcée, sans aucun signe de mal de Pott. La vertèbre était déformée en coin, à base postérieure, sans aucun autre symptôme de fracture vertébrale que la déformation et lès douleurs consécutives.