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ENSEIGNEMENT

Conférences d’Anatomie. Adjuvat, 1889-1891.

Cours d’Anatomie et de Médecine opératoire. (Amphithéâtre d’Anatomie des Hôpitaux, 1891-1895.)

Cours complémentaire de Pathologie externe à la Faculté de Médecine (1909-1901, 1901-1902,1016-1917).

Chargé du Cours de Clinique chirurgicale (1" semestre 1902-1903, année 1903-1904).

Chargé du Cours de Clinique Gynécologique (juillet 1918-mars 1919).

Cours du Directeur des Exercices de Médecine opératoire. (École Pratique, 1904-1905.)

Conférences de Gynécologie à la Clinique Baudelocque (1904-1912).

Cours de Clinique Gynécologique (1919-1920).

gynécologie les règles et les méthodes de la chirui

iDiiograpniques, estimant qu une îaee nouvelle, au un procédé opératoire inédit, lorsqu’il est bien ci t plus intéressants que tous les travaux de bibli sens que s’est presque toujours exercée mon activi en outre, fait autrefois diverses recherches anatom lur le canal cystique , sur l'appareil suspenseur du f loge parotidienne, étudiée tout particulièrement ai ical.

époque déjà lointaine, j’ai publié ci

Et c’est parce que, au cours des années passées dans des services généraux, je m’étais efforcé, au milieu d’autres travaux, d’apporter quelques perfectionnements aux méthodes opératoires de la grande gynécologie que j’ai peu à peu pris la résolution de persévérer dans cette voie. J’ai progressivement accru mon expérience, perfectionné mes méthodes, développé mes idées et mûri les règles d’une technique dont j’avais étudié et parfois découvert les éléments au temps où, travaillant dans des services de chirurgie générale, je ne songeais nullement à me renfermer dans l’étude spéciale de la gynécologie.

Mes premières publications gynécologiques ayant quelque importance datent de plus de 20 ans. C'est en 1896 que je décrivis un nouveau procédé d’hystérectomie vaginale, la segmentation transversale de l'utérus et des ligaments larges, procédé qui, sans être d’üne application générale, ni même commune, peut, dans certains cas difficiles, trouver des indications précieuses.

L’année suivante, en 1897, j’exécutai pour la première fois, à l’hôpital Laënnec, et je décrivis dans la Presse Médicale Y hystérectomie abdominale par section médiane, qui, dans les cas d’annexites bilatérales difficiles, rend chaque jour les plus grands services, et est actuellement adoptée par les chirurgiens du monde entier (voir p. 49). Peut-être y a-t-il encore quelques réfractaires, surtout en France, comme il est naturel, la plupart des hommes étant surtout ignorants de ce qui se passe b côté d’eux. Ils

l’ai'démontré, en créant à cet effet des procédés nouveaux, adapter ces procédés à la diversité des lésions. Tout est là, et l’application de ces règles si simples a opéré une véritable révolution dans la technique de l’hystérectomie abdominale.

Telle est, en gynécologie, mon oeuvre principale. Au milieu des opérations innombrables exécutées par tous les chirurgiens du monde, je me suis efforcé d’apporter une clarté salutaire, de créer une méthode directrice, une technique simple et précise qui puisse guider le chirurgien dans ces interventions toujours sérieuses, parfois difficiles, et lui permettre de les exécuter souvent avec une simplicité et une rapidité extraordinaires, toujours avec un minimum de risques et d’accidents. J’ai conscience, dans ce travail de plus de vingt années, d’avoir fait une œuvre utile, une œuvre qui restera tant qu’il y aura une chirurgie utérine, et

celui d’avoir rendu service aux malades.

Mais on ne peut pas toujours créer des choses nouvelles. Depuis cette époque, j’ai surtout travaillé à développer par la parole, par la plumé et plus encore par l’exemple de tous les jours, ces vérités techniques qui ont à mes yeux une importance capitale. Je les ai répandues dans le monde par des leçons, par des articles, par des opérations exécutées dans les pays étrangers et enfin par un. livre important, le Traité de gynécologie medico-chwurgicale (1911) dont mon collègue A. Siredey a écrit la partie médicale, et dans lequel j’ai donné tous mes soins à la description technique des procédés opératoires et à la discussion de leurs indications (voir p. 80).

A côté de ces travaux principaux, mes autres publications gynécologiques, articles, leçons diverses, communications et rapports dans les sociétés scientifiques (Société de Chirurgie, Société d’Obslétrique, Gynécologie et Pédiatrie) dans les Congrès français ou internationaux (Congrès français de chirurgie, Congrès de gynécologie de Rome, d’Amsterdam, de Bruxelles, de Lille, de Toulouse, d’Alger, de Berlin; Réunion de la Société internationale de chirurgie à Bruxelles; Grands congrès internationaux do Paris, de Madrid, de Lisbonne, de Budapesth, de Londres), n’ont

malades guéries, et qui restaient guéries après 3, 4, 5 et 6 ans. C’est alors qu’en 1906, je voulus en avoir le cœur net. Je me mis à la recherche de mes opérées et à ma grande surprise, comme à ma grande joie, j’.cn retrouvai le plus grand nombre. Je communiquai mes observations à la Société de Chirurgie, et dès cé moment je m’attachai de plus en plus à l’étiide de cette question passionnante.

Depuis cette époque, et en grande partie sous l’influence de cette communication et des discussions qui suivirent, ün certain nombre de chirurgiens énergiques, au premier rang desquels je citerai Pollosson; ont en France entrepris une lutte de tous les jours contre la plus cruelle des affections dont puissent souffrir les femmes. Tout récemment (1920), j’ai communiqué à la Société de Chirurgie les résultats obtenus chez l’ensemble des opérées delà ville,.que j’ai pu suivre et retrouver. Ces résultats, dans le détail desquels je ne puis entrer, confirment ceux que j’avais obtenus jadis. Dans l’ensemble des cas opérés, la guérison durable est obtenue dans plus de la moitié des cas ; chez les malades prises au début, dans plus de 80 pour 100, exactement 14 sur 17. — Nous savons donc maintenant que les pauvres femmes atteintes de cancer de l’utérus peuvent guérir par l’opération. Nous savons même qu’elles guérissent presque toutes lorsqu’elles sont opérées au début de leur mal, et que si celui-ci reste encore redoutable quand il n’est pas opéré de bonne heure, nous pouvons encore apporter le salut à un grand nombre de celles dont le mal est déjà assez avancé, et qui, autrefois, passaient à juste titre pour absolument incurables.

Je sais bien qu’aujourd’hui tout est remis en question. Les beaux' résultats que donne le radium ne sont pas discutables, au moins dans les cas avancés. Il faut attendre pour se prononcer, et, jusqu’à nouvel ordre, les résultats que j’ai obtenus me donnent la conviction quej dans les cas favorables, lorsque le cancer ést attaqué à son début, l’opération donne des résultats plus certains et qui sont en tout cas consacrés par le temps, puisque je connais actuellement des malades radicalement guéries depuis plus de 20 ans. Quel que soit l’avenir, c’est pour moi une satisfaction profonde que d’avoir contribué par mon travail et par ma persévérance dans l’action, malgré la fatigue imposée par des opérations parfois terribles, malgré les angoisses, malgré les accidents et malgré les échecs, qui d’ailleurs deviennent de- plus en plus rares, à mener la bataille contre le cancer utérin et à la conduire jusqu’à la victoire.

Depuis un an, j’ai l'honneur de-diriger la Clinique Gynécologique de la Faculté de Médecine de Paris. Dans ma leçon inaugurale, que j’ai eu la satisfaction de voir accueillir avec bienveillance, j’ai dit comment je concevais mon enseignement, et je me suis conformé à mes principes. L’enseignement delà clinique gynécologique estdonné partoutà Paris, dans tous les services de chirurgie générale, et même dans certains services de médecine — par des maîtres excellents. Mais il faut qu’il y ait quelque part un centre où s’enseignent et se perfectionnent les grands principes de cette technique qui est, en réalité, ce qu’il y a de plus important, parce que c’est d’elleque dépend la vie et la mort des opérées. Nous sommes tous d’accord, ou à peu près, sur la façon dont doivent être soignées les maladies des

chirurgiens, e’est dans leur exécution. Cela ne devrait pas être, car s’il y à quelquefois plusieurs manières de bien faire une opération, il n’y en a qu’une de l’exécuter d’une façon parfaite ! Et cela n'est nulle part aussi

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