I. Recherches sur la digestion gastrique des squales
Ces rècherches .ont été entreprises dans le but de connaître les conditions spéciales dans lesquelles se fait la digestion gastrique, . d$s poissons cartilagineux.
. On sait, depuis les travaux de Gh. Richet, que le suc gastrique d’un squale en digestion, qui vient d’être pêché, présente une acidité très élevée.
Les installations spéciales de la station biologique d’Àrcachori m’ont permis d’étudier la marche de la sécrétion gastrique, après repas d’épreuve, chez quelques espèces (Torpille, Roussette).
J’introduisais, à l’aide d’une pince spéciale, de petites proies dans l’estomac de ces êtres, et pouvais ainsi me rendre compte de la durée et de la nature de la sécrétion après diverses périodes.
A la température de 14° notamment, après quarante-huit heures, les proies étaient seulement imprégnées de suc gastrique et à peine attaquées. La fluidification n’était même pas complète après six jours,
Des expériences de digestion artificielle ont été faites avec la pepsine de carcharias giaucus (peau bleue), préparée de la façon suivante : La muqueuse gastrique, préalablement lavée, était raclée, cette raclure était traitée par dix fois son volume d’eau dis tillée additionnée de 10 0/0 d’alcool. Au bout de vingt-quatreheures on filtrait, puis on évaporait lentement à l’étuve à 35°.
'.En opérant dans ces conditions on obtient un produit pâteux impur, mais très actif, et présentent entre autre avantages, celui de pouvoir être conservé indéfiniment, permettant ainsi la réalisation d’un grand nombre d’expériences pouvant être exactement graduées selon le désir de l'expérimentateur.
igestion.
isignées plus haut, le maximum d’action est à 50".
11“ Autour de 0“ le ferment est Irès peu actif et ne m’a pas'paru pouvoir être distingué de la pepsine des animaux supérieurs.
12° Il n’y a donc pas lieu, jusqu’il nouvel ordre, d’altribuèr à là pepsine de poisson des propriétés spéciales.
formée par le nombre (le gouttes d’une solution alcaline titrée. Cette solution renferme 2 grammes 12 de carbonate de soude par litre, de telle manière qü’uhe goutte sature exactement 1/1,000,000 de molécule d’acide. Le nombre de gouttes nécessaires pour la saturation exacte mesure l’activité lipasique.
En opérant à la température de 20”, voici les résultats que j’ai obtenus avec le sérum sanguin des êtres suivants, obtenu par centrifugation.
J’ai vu que pour un même animai si on fait varier la quantité de sérum et par. conséquent la quantité de lipase, en maintenant
constantes les autres conditions, on trouve une variation de l’acti¬
vité dans le même sens.
Chez certains êtres comme Torpédo marmorata , l’activité lipasique déterminée après des temps variables semble augmenter avec le temps ; chez d’autres ( Sipunculus nudm) elle parait, à partir d'une certaine limite, rester constante.
Mes expériences ont été laites avec les organes des espèces suivantes: ScylHum calulus, Scyllium canicuta, Torpédo galvanii, Raid oacyrhynchus, Trigon pastinaca, Myliobales aquila, Squalina angélus, Galeus canis.
\ de glande, obtenus par macé T
sous la dépendance de conditions physiologiques qui restent à déterminer.
En faisant varier le volume de sérum, les autres conditions restant constantes, j’ai trouvé une variation dans le même sens de l’activité amylolytique, mais sans obtenir une proportionnalité rigoureuse.
L’activité amylolytique du sérum augmente avec le temps