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Titres et travaux scientifiques

L’auteur de l’exposé qui va suivre croit devoir le faire précéder de quelques explications personnelles.

Chargé pendant quarante ans de la rédaction en chef de la Gazette médicale de Paris , qu’il a fondée, il a eu, durant cette longue période, de nombreuses occasions de juger les travaux de ses contemporains. 11 ne l’a peut-être pas toujours fait au gré des intéressés : il a pu ne pas assez louer les uns et trop critiquer les autres.

D’un autre côté, ayant depuis la même époque l'honneur d’appartenir à l’Académie de médecine, il a pris souvent part à des discussions sérieuses dans lesquelles, au dire de certaines personnes, il se serait parfois plus préoccupé des intérêts de la science que de l’amour-propre de ses contradicteurs.

De ces deux formes de polémique, la polémique de la presse et la polémique académique, sont résultées des rancunes qu’il n’a pu parvenir à apaiser, et qui, en se perpétuant, ont créé une sorte d’antagonisme traditionnel contre sa personne et ses travaux.

L’Académie aura l’occasion de s’en apercevoir.

Mais si l’auteur croit devoir rappeler ces deux principales sources des ressentiments qui l’ont accompagné jusqu’au seuil de l’Académie, ce n’est certainement pas pour en reconnaître la légitimité. Il proteste au contraire de toutes ses forces contre les inductions qu’on a pu en tirer ; et quelles que puissent être aujourd’hui les conséquences de la ligne de conduite qu’il a cru devoir adopter, il ne regrette pas de n’en avoir

Au demeurant, à ees dépréciations persistantes, mais intéressées, l’Académie a fait dès longtemps une réponse dont l’auteur a le droit de se prévaloir. A ses travaux elle a donné quatre de ses prix, dont le grand prix de chirurgie en 1837 ; à sa personne, elle a accordé un témoignage plus précieux encore, en le plaçant par l’organe de sa section de médecine et de chirurgie cinq fois sur sa liste de'présentation, dontdeuxfois en première ligue.

Or, depuis cette époque, l’homme de travail qui se présente aujourd’hui aux suffrages de l’Académie, n’a pas cessé d’être celui qu’elle a ainsi honoré et récompensé.

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