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ÉTUDES DE PATHOLOGIE MÉNINGÉE

LES SYm>EOMES RADICTTLAIRES

LEUR ETIOLOGIE

Les radiculites traduisent la localisation tion méningée.

secondaire d*une infec-

Un malade du service du professeur Laadouzy meurt de méningite tuberculeuse après avoir présenté pendant ‘plusieurs mois des poussées successives de radiculo-sciatique très aiguë; nous trO'Uivons avec la sclérose de ses gaines méningées, un tubercule ancien enkysté dans la gaine méningée de la III* lombaire gauche, qui atteste le passage et la fixation du bacille de Koch à ce niveau.

Une jeune fille du service de M. le D* Besançon, présente une radiculo-sciatique aiguë, précédée de crises aiguës de céphalée, avec signe de Kernig, vomissements, raideurs, ralentissement du pouls ; la ponction lombaire décèle une lymphocytose modérée, et l’inoculation tuberculise le cobaye ; cependant tous les signes méningés disparaissent progressivement, la sciatique, elle-même, s’atténue à son tour. Mais la malade, morte trois mois après, des suites d’une tuberculose pulmonaire rapide, montre sur ses méninges crâniennes, spinales et reuliculaires, toute une série de lésions -scléreuses, avec une méningite kystique de la région fronto-pariétale gauche, et des formations scléro-kystiques sur ses racines sacrées

On voit ainsi démontrée, sans rnultiplier les exemples, l’origine

Une dernière catégorie de radiculites nous a paru digne d’attirer l’attention; ce sont les radiculites précédant ou accompagnant l’évolution d’un tabes. Ce sont là des faits rares, mais importants au point de vue doctrinal. Nous en avons rapporté plusieurs exemples :

Un homme de 51 ans, observé dans le service de M. le D’ Troisier a été atteint, en 1805, d’une violente crise de sciatique double qui l’a maintenu au lit pendant trois semaines ; en 1005, nouvelle sciatique violente, unilatérede, exigeant le repos au lit pendant 8 jours; troisième crise en 1907, observée par nous et présentant les caractères classiques de la méningo-radiculite, douleurs vives sur le trajet du nerf, signe de Lasègue, douleurs violentes à la toux et à l’éternuement, avec bandes d’hypoesthésie à caractère radiculaire, un peu d’atrophie des muscles postérieurs de la cuisse, et diminution des réflexes rotuliens et achilléens.

Ce malade, syphilitique depuis 15 ans, éprouve aussi des crises de céphalée violente ; la ponction lombaire montre une réaction considérable, où à côté des lymphocytes et des plasmazellen se rencontre un nombre considérable de polynucléaires.

Le diagnostic d’épisode aigu au cours d’une méningite syphilitique chronique semble s’imposer. Il n’existe, à cette époque, aucun signe confirmé de tabes.

Nous avons suivi ce malade pendant 6 ans ; et malgré un traitement énergique, nous avons vu apparaître, peu à peu, tous les symptômes tabétiques, l’abolition progressive des réflexes, l’incoordination légère et le signe d’Argyll-Robertson ; mais à ce tabes classique se superposent cependant quelques douleurs sciatiques, avec signe de Lasègue et points douloureux à la pression, une céphalée chronique et une obnubilation psychique progressive, qui sortent évidemment du cadre classique du tabes.

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intra-rachidienne. Nous avons du reste obtenu des résultats absoli£ment superposables aux figures que donnent les méningites par les amas leucocytaires et les hémorragies méningées par les accumulations de globules rouges. Il suffit de se reporter à nos planches pour

constater que les hémorragies en particulier réalisent une véritable injection des gaines par des particules colorées. Se produisant pendant la vie et en dehors de toute intervention, ces résultats sont d’un intérêt capital et d’une interprétation indiscutable^

1" Variations suivants Vêlage ;

A la région lombaire, la gaine arachnoïdienne atteint presque toujours le ganglion ; elle peut mesurer 8, 10, 15 millimètres suivant la longueur très variable de la racine. Elle est toujours moins pro-

ganglio

supérieurs que pour les

Les deux ou trois premières racines sacrées reproduisent le type lombaire, mais les racines sacrées inférieures, très longues, sont plus rarement accompagnées par la gaine jusqu^au ganglion.

A la région dorsale, la gaine est ordinairement courte, mesure de 2 à 4 millimètres environ ; elle est souvent um peu plus profonde au niveau des dorsales inférieures :

Les racines cervicales présentent deux types très différents. Les premières racines cervicales n’ont qu’une gaine très courte. Mais, à partir de la cinquième cervicale, cette gaine devient de plus en plus profonde et atteint presque touijours le ganglion au niveau des cervicales inférieures et surtout de la première dorsale.

2* Lorsqu’elle atteint le voisinage du ganglion, la gaine s’insinue entre les faisceaux de la racine postérieure qui se divise en ce point pour pénétrer dans le ganglion. Elle dissocie ces faisceaux et forme, en somme, au-dessus du pôle supérieur une série de petites logettes sus-ganglionairess.

Parfois même l’injection pénètre dans les interstices de ce pôle ganglionnaire. On peut la suivre le long de véritables fentes lymphatiques très étroites qui traversent le ganglion ou le contournent pour aller, semble-t-il, se continuer dans la gaine lymphatique du nerf périphérique.

Il semble bien qu’il y ait là une région de filtration, d’écoulement du liquide céphalo-rachidien. Ces fentes lymphatiques constitueraient,ainsi de véritables voies efférentes de la circulation céphalorachidienne, conformément à la conception autrefois émise par Gathelin et acceptée par Milian et par Nageotte. Nous verrons plus loin l’importance de ce détail.

3® La gaine arachnoïdienne est plus profonde pour la racine postérieure que pour l’antérieure, ainsi que l’avaient fait remarquer Nageotte, puis Sicard et Cestan. Cependant nous avons rencontré plusieurs fois, et particulièrement chez l’enfant, uniquement à la région cervicale, une disposition spéciale. Au niveau des cinquième, sixième et septième cervicales existait une longue gaine accompagnant la racine antérieure beaucoup plus loin que la postérieure et parfois même au delà du ganglion.

4* La profondeur de la gaine est toujours maxima chez l’enfant.

Chez l’adulte et le vieillard, elle est souvent plus courte, comme si un processus de symphyse tendait à en oblitérer progressivement l’extrémité périphérique en déterminant une sorte d’ascension de la gaine. L’accolement de la gaine à la racine se fait plus haut, plus près de l’orifice durai ; l’adhérence est beaucoup plus intime et se produit par un tissu fibreux plus dense. L’injection ne peut atteindre le ganglion.

légères irritations ou infections méningées aboutissant à cette symphyse progressive de la gaine. Cette disposition est particulièrement fréquente chez les tuberculeux cachectiques où les racines comme

natomiques

d’évolut;

la qualité toxique de la méningite. C’est essentiellement, en effet, une action toxique, mais une action toxique localisée, agissant en un point précis sur les conducteurs nerveux par le contact des éléments leucocytaires, véhicules sans doute d’endotoxines mioro-

Telle est, dans son ensemble, notre conception pathogénique des lésions radiculaires. Mais il faut bien obseryer qu’elle est forcément schématique et certainement incomplète. On ne peut songer à expliquer toute la pathologie radiculaire par un mécanisme uniforme :

valeur, il existe certainement d’autres facteurs importants; l’interprétation que nous avons proposée ne résout pas ^us les problèmes et ne peut sans doute s’appliquer rigoureusement à tous les faits. Nous allons en donner quelques exemples.

Nous avons cru logique d’attribuer aux endotoxines microbiennes l’action nocive des leucocytes au contact des faisceaux nerveux. Mais il est possible cependant que les leucocytes aient par eux-

ne pénètrent pas dans la gaine, mais sont arrêtées au niveau du trou optique, par un processus de coalescence limité à ce niveau, et résultant peut-être d’irritations méningées antérieures. Cet anneau de symphyse lâche joue évidemment un rôle de protection pour le nerl optique au cours des méningites; on sait, par exemple, que l’atrophie papillaire, au cours du tahès, est incomparablement plus fréquente chez l’enfant que chez l’adulte.

Nos observations concordent avec celles d’Opin (1) qui a trouvé les gaines distendues par des lymphocytes dans la méningite tuberculeuse. André Léri 12), de même a constaté dans un cas de méningite tuberculeuse, qu’il existait autour du nerf optique un épais manchon lymphocytaire; de ce manchon partaient des gaines lymphocytaires périvasculaires qui pénétraient plus ou moins dans l’intérieur du nerf: « Au niveau des points où les amas

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