Titres et travaux scientifiques
11 est à peu près impossible, dans l’état actuel de la science, de donner une explication plausible de cette double anomalie.
Contribution à l’étude des fractures spontanées. - Thèse de
Le point de départ de ce travail est une observation remarquable de fracture spontanée de l’humérus survenue au cours du diabète sucré, sans qu’on puisse invoquer aucune autre cause qu’une altération généralé de l’organisme. Le cas est tellement exceptionnel qu’on avait songé tout d’abord à une fracture secondaire à un néoplasme intra-osseux. Il n’en était rien en réalité, et malgré quelques incidents, en particulier malgré une suppuration de la fracture, la consolidation se fit complète.
Cet accident ne pouvait s’expliquer que par une altération préalable de la trame osseuse, altération minime, sans doute, puisqu’elle ne s’était jusque-là révélée 'par aucun signe appréciable.
Le diabète ne pouvait être incriminé qu’en tant que maladie générale dyscrasique; par analogie, il était rationnel de rechercher si, d’une façon générale, les affections chroniques à retentissement sur l’organisme tout entier s’accompagnaient de lésions osseuses, prédisposant aux fractures pathologiques.
Écartant d'emblée de mon sujet les fractures bien connues, liées aux néoplasmes primitifs ou secondaires des os (sarcomes, épithéliomes), je n’ai voulu envisager que les fractures spontanées résultant d’une altération moins grossière du squelette,
les filets nerveux osseux, articulaires et péri-articulaires ont été disséqués et examinés histologiquement, en utilisant les techniques les plus perfectionnées. Le résultat de ces recherches a été négatif; les lésions constatées du côté des nerfs nous ont paru si minimes, comparées aux désordres si accentués du squelette, qu’il est impossible de les rattacher les uns aux autres.
Fracture spontanée
Grâce à l’obligeance de M. le professeur Le Dentu, j’ai pu recueillir, dans son service de l’hôpital Neclcer, une observation typique de fracture spontanée tabétique. Fracture élevée, soustrochantérienne, par action musculaire ; indolence absolue ; épanchement sanguin considérable au moment de l’accident ; cal exubérant ; retard de consolidation ; tous les symptômes, en un mot, qui caractérisent les fractures pathologiques, s’y trouvent
De plus, et la fracture es toxique du fulgurantes.
t c’est là le point le plus intéressant de l’observation, st survenue d’une façon précoce à la période préatabes, en même temps que les premières douleurs La fracture spontanée peut avoir dans ce cas toute
p de menuisier. La greffe mt de l’observation. La l’a permis de faire une e dès le douzième jour, tail une grande impor-?
:ar je pense avpir évité rndure entre le tendon
pour le chirurgien, en faveur d’autres qui nécessitent à l’heure actuelle des développements plus importants.
J’ai supprimé de parti pris de l’étude anatomique et pathogénique tous les points jadis admis et aujourd’hui reconnus faux, de façon à ne pas encombrer l’exposé des faits dé notions inutiles. C’est ainsi qu’à propos des anévrysmes artériels, je
l’ancienne théorie, soutenue par P. Broca, des caillots actifs ou passifs. Ces expressions, qui correspondent à des hypothèses abandonnées, ne méritent pas elles-mêmes d’être conservées.
Les paragraphes consacrés à l’étude clinique n’ont peutêtre pas tout le développement qu’ils mériteraient, néanmoins je pense que les points les plus importants y sont exposés.
1 C’est que j’ai dû réserver une large part à la thérapeutique
assez fréquent, le malade a un vomissement de sang indiquant presque sûrement une perforation de l’estomac. Cependant, cette intervention est particulièrement difficile ; elle exige de la part du chirurgien qui l'entreprend une grande expérience de la chirurgie abdominale et nécessite une installation chirurgicale assez complète pour permettre d’exécuter sans danger Une laparotomie laborieuse. D’autre part, ces plaies de l’estomac, ou
l’avaient déjà signalé, et M. Battreau, dans sa thèse, d’après 136 observations, trouve une mortalité de 25 p. 100 pour les cas non traités. Tout en faisant la part des faits non publiés et probablement plus souvent défavorables que favorables ; tout en
toujours trop favorable, il n’en est pas moins certain, étant donné l’écart entre cette statistique et celle des plaies de l’intestin, que les plaies de l’estomac comportent un pronostic moins
d’autant plus septiques qu’on se rapproche davantage du gros
il s’agissait, eh un présentés à la Socié La poche contenai
ls de lin non perforants dans l’épaisseur c oisinage de son extrémité libre. Après quelc
rares. La néphrectomie lombaire est pratiquée le 20 août 1898.
En 1899, la malade souffre de la vessie et séjourne quelques semaines à l’hôpital.
Revue en décembre 1900, vingt-huit mois après l’opération, la
quinze livres, et peut exercer sans fatigue la rude profession de garde-malade.
sont pas suffisai
Radiographie d’un fragment de sonde en gomme dans la vessie.
Bull. Soc. anal., octobre 1900, p. 891.
L’intérêt de cette communication réside dans ce fait qu’il a été possible, grâce à l’habileté de M. Infroit, adjoint au service radiographique de la Salpêtrière, de démontrer la présence de
L’épreuve radiographique du bassin a été obtenue en réduisant le temps de pose à vingt secondes. Assurément, le con-
extrêmement net; néanmoins l’épreuve était très suffisante pour qu’on puisse affirmer l’existence du corps étranger intra-
Un cas d’uréthrocèle vaginale. — In thèse de Paul Quintard. Paris, 1897-1898, n<» 607. UréthrocUe vaginale.
J’ai communiqué à M. Quintard une observation d’uréthrocèle vaginale qui a été le point de départ de sa thèse. Bien que cette affection soit bien connue en France depuis le mémoire de M. le professeur Duplay paru en 1880, ce n’est que dans ces
servations. Dans le cas qui m’est personnel, rapporté par M. Quin-
Ce n’était donc vraisemblablement qu’une simple poussée congestive du côté de la vésicule et non une localisation tuberculeuse, fait à rapprocher de ceux signalés par M. le professeur- Berger en 1899. Ce qui contribuait à faire adopter cette opinion, c’était l’intégrité absolue du canal déférent, admise cliniquement et démontrée histologiquement.
La lésion massive épididymo-testiculaire ayant persisté malgré un traitement général approprié et malgré un traitement local d’injections interstitielles de naphtol camphré, poursuivi pendant plusieurs mois, je pratiquai la castration qui me paraissait absolument indiquée dans l’espèce. L’examen de la pièce confirma le diagnostic clinique ; l’épididyme et le testicule étaient confondus en une masse solide rappelant l’aspect de la châtaigne crue et renfermant à son centre une caverne du volume d’une grosse noisette. L’opération eut une influence très favorable sur l’état général.
Fibrome utérin et appendicite. — Bull. Soc. anal., 1895, p. 292 (en
Cette observation a été déjà rappelée (p. 9); c’est chez cette femme, en effet, que nous avons constaté cette anomalie rénale et utérine signalée plus haut. L’utérus le plus développé était fibromateux ; il existait en outre une appendicite greffée sur le fibrome utérin et compliquée de péritonite purulente. Une incision de la paroi abdominale au-dessus de l’arcade crurale, pratiquée par M. le professeur Tillaux, avait momentanément amélioré l’état de la malade en évacuant le pus de la fosse iliaque. A l’autopsie, nous reconnûmes l’origine exacte de cette péritonite en trouvant l’appendice perforé au milieu de l’abcès pelvien.
U., juillet 1900, p. '
Cette complication tardive de l’hystérectomie vaginale n’est .pas signalée dans les auteurs classiques. Sans doute, elle est rare ; elle n’est peut-être pas exceptionnelle cependant, puisque MM. Monod et Segond, auxquels j’ai communiqué le fait, m’ont
nous a révélé la présence d’une méningite suppurée de toute la surface des hémisphères.
Névralgie faciale rebelle. Résection du ganglion de Gasser.
Névralgie totale des trois branches du nerf trijumeau, du côté gauche, datant de douze ans. La malade a épuisé toutes les ressources de la thérapeutique médicale, y compris l’électrisation qui a paru la soulager pendant quelque temps. Los
ni se peigner ni se coiffer. Elle vient d’Angoulême à Paris, réclamant instamment une opération, décidée à se suicider si le chirurgien ne peut rien pour elle. Je lui propose l’opération sans lui rien cacher de ses dangers immédiats et des risques auxquels son œil gauche sera exposé par la suite. Elle est décidée à tout pour ne plus souffrir. La' seule opération logique était la résection du ganglion de Gasser, étant donnée la répartition des douleurs.
L’opération est faite suivant la technique recommandée par M. Poirier en 1896, puis par MM. Gérard Marchant et Herbet en 1897, c’est-à-dire en employant la voie temporo-sphénoïdale.
Les différents temps s’exécutent régulièrement : je lie l’artère maxillaire interne après avoir fait la résection temporaire de l’arcade zygomatique et de l’apophyse coronoïde. L’écarteur malléable permet de soulever le cerveau doublé de la dure-mère sans le contusionner. Le dernier temps, c’est-à-dire l’extirpation du ganglion, est rendu délicat à cause du sang veineux né des petites veines émissaires qui se rendent à la dure-mère, à la base du crâne. Les suites opératoires furent très simples. Les douleurs ont complètement disparu. Du côté de l’œil seulement,
perforant la plèvre et le poumon avait produit un large pneumothorax de la cavité pleurale gauche. Le cœur était refoulé à droite par l’épanchement d’air et de sang dans la plèvre. Pour cette double raison, cœur dévié à droite, existence d’un pneumothorax traumatique constaté cliniquement, j’ai adopté une technique opératoire différente de celle recommandée, d’après Fontan, par MM. Terrier et Reymond. N’ayant pas à me préoccuper du décollement de la plèvre gauche, et soupçonnant d’autre part une plaie du cœur d’après la situation de l’orifice d’entrée de la balle (troisième espace intercostal gauche à un travers de doigt du bord sternal), je fis à la hâte la résection des 3 8 , 4% 5° et 6* cartilages costaux dans leur portion sternale, et la résection d’un segment du sternum au niveau de son bord gauche. Cette large brèche m’a permis d’explorer facilement le péricarde, la face antérieure du cœur et de faire basculer le cœur sur son axe longitudinal pour suturer l’orifice postérieur de la plaie.
Dans la majorité des cas, cependant, le volet thoracique à base externe, préconisé par Fontan, constitue à mon avis le procédé de choix.