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TECHNIQUE PERSONNELLE DE L’ANTISEPSIE

J’ai suivi depuis le début de son évolution la méthode antiseptique de Lister, avec une fidélité toujours soutenue. Malgré cela,je puis dire que j’ai déterminé pour moi une technique tout à fait personnelle. Cela peut se concevoir aisément ; la théorie et les principes restent immuables, mais il faut accommoder sa manière de faire au milieu où on opère et tenir compte de bien des conditions diverses,si on veut arriver au succès et à la constance des résultats.

J’ai consacré de longues années à établir cette technique à moi personnelle que j’ai fait connaître dans un grand nombre de publications dilïérentes, et que bien des chirurgiens de France et de l’étranger sont venus apprendre dans mon

J'ai conservé comme agent de lavage et d’antisepsie préalable l'acide phénique, en étudiant avec soin les variétés d’acide phénique, qui paraissent les moins toxiques, les moins

Le protecteur principal des plaies est pour moi l’iodoforme réduit à la proportion la plus minime possible et protégé luimême par une masse de poudre en sachets imbriqués.

Le drainage est un facteur habituel de mes pansements.

Quant à la répétition du pansement, elle est réduite à la plus grande rareté possible, les lavages en sont proscrits dans l’immense majorité des cas.

Suivant les opérations et les régions, un pansement peut

rester de huit jours à trois semaines en place avec une plaie parfaitement aseptique.

Ce qui caractérise ce mode de pansement, c’est qu’il est le même pour toutes opérations, qu’il peut être appliqué pour les plaies de toutes sortes, même pour les plaies inflammatoires, les poches d’abcès, et les protéger jusqu’à la réunion par première intention.

Cette technique comporte du reste tout l’ensemble des précautions prises avant et au cours des opérations.

J’ai adopté ce principe depuis longtemps d’employer comme solutions antiseptiques les solutions les plus chaudes possible.

J’ai établi depuis longtemps la stérilisation suffisante par les antiseptiques, des instruments et de tous les agents accessoires de l’opération et des pansements.

Le grand principe qui doit dominer l’institution de toutes les précautions antiseptiques, c’est que toutes doivent être prises au voisinage de la plaie en quelque sorte, et au moment où l’action est engagée. Toutes celles que l’on a prises à l’a- .vance sont fatalement insuffisantes, toutes les parties pouvant de divers contacts subir des infections secondaires qui ne sont pas toujours des contaminations infectieuses, mais qui sont toujours assez nuisibles pour apporter une perturbation dans les phénomènes de la réparation régulière.

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