OBLITÉRATION DE LA PARTIE SUPÉRIEURE DU PHARYNX
On verra aux indications suivantes la mention d’articles très complets sur cette lésion pour laquelle les opérations efficaces sont fort rares.
Lapathogéiiie des oblitérations à partie supérieure est assez mal établie. Au moins les cas peuvent-ils être d’origine assez diverse. Certains qui succèdent à des angines graves et répétées sont constitués par un épaississement formidable des parties qui laissent bien peu de chances pour une intervention opératoire sérieuse.
Après un premier échec chez une jeune malade, j’ai réussi à pratiquer une opération très complète.
Lors de ma première opération, j’avais réussi à placer dans la voie que j’avais formée des lames de caoutchouc, mais j’avais un canal relativement étroit.
Dans une seconde opération, je creusai une énorme baie et pour combattre efficacement la tendance à la fermeture de la voie obtenue, je fis construire immédiatement par M. Collin un tube d’argent, qui vint remplir la cavité nouvelle et en maintenir l’écartement. Non seulement j’ai obtenu la création d’une large voie, la disparition de tous les phénomènes morbides, y compris le nasonnement de la voix et les écoulements fétides,
mais j’ai pu faire maintenir l’orifice à l’aide du tube d’argent. La malade, revue plus de douze années après l’opération, restait toujours guérie et supportait bien la pièce qui s’opposait à la rétraction de l’orifice. Il était impossible sans un examen direct de se rendre compte de la cruelle difformité à laquelle elle avait été soumise.
Je rappelle ce fait avec sa bibliographie, parce que les opérations de cet ordre suivies de succès définitif sont fort rares.
24S. — Obsii-uction de la partie supérieure du pharynx. Nouvelle opération.
249. — Sur les adhérences du voile du palais à la paroi postérieure du pharynx. Opération.
Sméié de chirurgie, 12 avril 1876.