ÉTUDES SUR L’URÉE
Une note lue à l’Académie des sciences, un mémoire lu à la Société de chirurgie et un travail publié dans le Journal de médecine et de chirurgie pratiques contiennent les longues recherches que je poursuis depuis dix années environ sur la constitution de l’urine des opérés et des sujets atteints de maladies chirurgicales.
J’ai voulu d’abord vérifier l’abaissement du taux de l’urée dans l’urine des sujets atteints de cancer viscéral, et j’ai pu constater que le fait était loin d'être constant.
J’ai constaté l’abaissement dans bien des cas de cancer des ovaires, mais j’ai vu aussi que beaucoup de maladies non cancéreuses des ovaires causent la déchéance qui amènent l’abaissement de l’urée dans des proportions extraordinaires.
J’ai vu, par contre, que l’urée augmentait dans des proportions formidables dans l’urine après tous les traumatismes même chez les sujets les plus pauvres en urée.
Mes conclusions ont été qu’il est sage de connaître les abaissements de l’urée chez les sujets pour ne les opérer que dans des conditions plus favorables ou prendre certaines précautions déterminées.
En outre, les opérés qui éliminent par leur rein une telle surcharge d’urée sont dans des conditions où l’addition d’une nourriture azotée leur serait très nuisible, en augmentant encore cette surcharge, et la diète des opérés pendant cette période de décharge qui dure de cinq à huit jours est évidemment bien indiquée. Elle nous ramène à certaines pratiques
duc fions prafigttes : Diète et purgation après les aurais pronostic dû aux grandes proportions s opérations.
éiecine et de chirurgie pratiques, 25 août 1893,