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SÉRIE D’INSTRUMENTS NOUVEAUX

POÜR LA CÉPHALOTRIPSIE ET l’eMBRYOTOMIB, PERFORATEURS EN VIS

J’ai poursuivi comme tant d’autres la-solution du problème de la céphalotripsie par l’attaque directe de la base du crâne du fœtus, et en employant un perforateur analogue à celui d’Hubert, de Louvain, mais sans conducteur et point dangereux. J’ai réussi à faire des destructions multiples et directes de la base du crâne avec mon instrument et guidé seulement par un doigt pratiquant le toucher. Cet instrument avait l’avantage d'être très applicable sur la tête première et de s’appliquer mieux encore sur la base du crâne lorsque la tête ne venait qu’après le tronc. J’ai fait un bon nombre d’opérations très rapides et très heureuses dans les deux cas.

Je vis bientôt qu’un seul perforateur était insuffisant et en multipliant les types, c’est-à-dire en employant deux, trois perforateurs de volume différent, je réussis à atteindre toutes les parties du fœtus gênant l’extraction et à faire avec les mêmes instruments non seulement la céphalotripsie, mais l’embryotomie. J’arrivai à des résultats d’une très grande rapidité inconnue avec l’emploi des ciseaux.

L’emploi de l’instrument est très simple et permet une éducation très rapide. Il consiste à visser le perforateur en forme de poire sur les parties osseuses qui peuvent être atteintes. On saisit ensuite toutes les parties fœtales soit avec un forceps à crémaillère du genre de celui du Professeur Guyon, soitplus simplement, commejel’ai fait dans toutes mes

dernières opérations, avec une pince à os. En multipliant les perforations, on arrive à donner au foetus une telle souplesse qu’il passe par les voies les plus étroites avec des tractions extrêmement modérées.

J’avais appliqué mes instruments un grand nombre de fois et bien réglé leur emploi, lorsque j’ai abandonné la pratique de l’obstétrique. Je crois qu’aucun instrument n’est plus simple, ni d'un emploi plus général. Je crois que mes instruments n’ont été appliqués qu’une seule fois par M. Porak dans un cas où il y avait un rétrécissement très étroit, où il avait échoué par la céphalotripsie, et alors qu’il m’avait demandé à l’aider pour une opération césarienne. Î1 réussit à extraire l’enfant et sa malade guérit bien.

En quittant l’exercice de l’obstétrique,j’ai dû renoncer à propager mon instrument qui, du reste, aurait perdu de son importance en même temps que la céphalotripsie a perdu du terrain. Mais je l’avais présenté au Congrès d’Amsterdam en 1879, et sa description se trouve dans

loumttl de médecine el de chirurgie pratiquée, 1819.

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