I. - TUBERCULOSE
Les poisons du baoUie de Kooh {49, SO, 58, 70, 80).
Comme tous les microbes,le bacille de Koch sécrète des poisons, qui sont les agents de ses effets pathogènes. On les classe actuellement en poisons adhérents au corps hacillaire, don! l’aclion est locale ; et en poisons diffusibles, dont l’action est générale (tuberculines). Nous avons étudié les uns et les autres, en recherchant leurs effets sur le rein.
Nous avons constaté, avec Salomon, que la tuberculine, employée en préparation artificielle, ou obtenue h l'état naturel par la méthode des sacs de collodion, ne provoque sur cet organe que des lésions légères, parcellaires, banales et inconstantes. Ce faitj confronté avec l’ensemble des données acquises sur ce sujet,, montre que la toxicité des poisons diffusibles ne paraît pas très élevée, et ne présente pas de caractères spécifiques ; l’expérimentation n’éclaire guère la question, posée par la clinique, de l’intoxication tuberculeuse générale.
Au contraire, les poisons à action locale exercent des effets remarquablement constants et spécifiques (Auclair) : Avec- Salomon, nous avons vérifié sur le rein que l’extrait chloroformique, ou chloroformobacilline, provoque de la sclérose circonscrite avec cellules géantes, et l’extrait éthéré, ou éthérobacilline, détermine l’infiltration diffuse de follicules tuberculeux, la dégé-
parfois jusqu’à l’obésité; le foyer tuberculeux s’arrête dans son évolution; à un moment donné, ils apparaissent comme des arthritiques, porteurs d’un foyer tuberculeux quasiment éteint. Mais la chronologie des accidents en montre l’enchaînement pathogénique; c’est la tuberculose qui a provoqué la réaction spasmodique de l’asthme, la lésion généralisée de l’emphysème, le dépôt ■de graisse dans les tissus, réalisant par là un syndrome arthritique secondaire. Et il convient d’opposer aux tuberculoses consomptives à syndrome phtisique, les tuberculoses florides à syndrome arthritique.