VII. — PATHOLOGIE OSSEUSE
Syphilis osseuse multiple nécrosante avec amyotrophie et cachexie (69).
Avec Lortat-Jacob et Salomon, nous avons publié l’observation d’une femme, âgée de S4 ans, qui présentait un tableau clinique si particulier qu’aucun diagnostic ne put être posé pendant la vie : ' fractures et arthropathies multiples, amyotrophies diffuses et considérables, asthénie douloureuse profonde, cachexie, faciès léonin et calvitie généralisée, inégalité pupillaire, griffe digitale et tremblements flbillaires. La mort survint après une évolution progressive, qui semble avoir duré environ deux ans. L’autopsie nous montra des gommes des os, ayant amené leur ramollissement et leur fracture ; à [leur suite, s’étaient développées l’amyotrophie par impotence fonctionnelle, la cachexie par généralisation des lésions viscérales syphilitiques restées latentes.
Nous n’avons guère trouvé d’observation analogue à la, nôtre. Elle nous parait constituer un type spécial, à côté des autres formes cliniques de la syphilis osseuse, que nous avons rangées ainsi : syphilis héréditaire ; 2 types : a) lésions généralisées et hyperostosiques (enfant ; adulte : mal de Paget) ; b) lésions généralisées et gommeuses, type très rare (enfant ; adulte : notre cas nous parait devoir être compris ici). Syphilis acquise ; lésions localisées, et gommeuses.
Vm. — PATHOLOGIE NEHVEUSE
Ce malade, observé avec Salomon, présentait un cas assez rare de paralysie saturnine, caractérisé par la paralysie et l’atrophie bilatérales des deltoïdes, sus-épineux et sous-épineux, avec troubles radiculaires de la sensibilité correspondant à la quatrième et à la cinquième cervicales.
Hémorragie hépatique avec hémorragie cérébrale (37).
Nous avons observé une femme morte d’inondation sanguine péritonéale par rupture de la capsule de Glisson distendue par une vaste hémorragie du foie, trois jours après le développement brusque d’une hémiplégie gauche due à un foyer d'hémorragie cérébrale. Parmi les hémorragies viscérales consécutives aux hémorragies cérébrales, dontles observations ont été réunies dans la thèse de Gaumé, l’hémorragie hépatique n’avait pas encore été signalée.