‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 19 sur 25 · TUBERCULOSE RÉNALE · texte numérisé non relu

TUBERCULOSE RÉNALE

Mes travaux sur la tuberculose rénale se groupent en trois ordres de recherches :

a) Des recherches experimentales qui m’ont permis de reproduire, et par conséquent de classer pathogéniquemmenl, les différentes modalités de la tuberculose des reins.

b) Des recherches cliniques qui ont porté surtout sur une forme de l’affection, dont j’ai démontré la véritable nature, la néphrite hydropigfme chronique tuberculeuse.

c) Sur un autre terrain clinique, j’ai étudié le traitement de la tuberculose

Recherches expérimentales. Formes anatomo-cllniqi

tuberculose

Les formes de fa tuberculose rénale. Tribune Médicale, 0 octobre 1909;

Congrès français de Méd., Paris 1910.

L'albuminurie solitaire des tuberculeux. Progrès Méd., 19 avril 1913.

Les recherches que j'ai poursuivies avec Salomon nous ont permis, en prenant le rein comme terrain d’expérience, d’étudier l’action des poisons bacillaires et celle du bacille, de préciser certains points de l’histogenèse du follicule tuberculeux, de décrire les lésions non folliculaires (v. plus haut),

Ces mêmes expériences, entreprises en inoculant le bacille par les différentes voies de l’infection rénale, ont montré, contrairement aux constatations de nos devanciers qui n’avaient recherché que les tubercules rénaux, que la bae.illisation du rein est presque constante, mais que les lésions provoquées par le bacille y sont variables et complexes, depuis le follicule typique jusqu’aux lésions de réaction lympho-conjonclive les plus éloignées de ce type.

La disposition de ces altérations diffère suivant la voie d’apport du bacille au

Les formes hématogènes aboutissent à une néphrite tuberculeuse folliculaire, que nous avons nommée ainsi parce que les lésions comprennent associés des tubercules folliculaires, péri-arlériels et périglomérulaires, et des lésions non folliculaires, dégénérescences épithéliales, infiltration Ivmphocytique interstitielle diffuse ou nodulaire, sclérosé jeune; les lésions sont bien plus discrètes, mais de même type, après injection intra-veineuse qu’après injection intra-artérielle.

Les formes lymphogènes. consecutives aux injections sous-cutanées ou intrapéritonéales, sont constituées essentiellement par une réaction diffuse du tissu conjonctif péri-canaliculaire, néphrite interstitielle bacillaire.

L'infection ascendante du rein ne se réalise que si on lie l’uretère au-dessous du point inoculé.

Les rétentions rénales ne s’obtiennent expérimentalement que si l’on associe la ligature uretérale soit à l’infection descendante soit à l’infection ascendante. Mais la ligature urelerale ne constitue pas une cause d’appel pour le bacille de Koch, contrairement à ce qu’on sait pour les microbes pyogènes communs.

Ces recherches expérimentales éclairent la pathogénie des différentes formes de la tuberculose rénale, et ruinent la conception classique qui oppose les néphrites, dûes aux poisons bacillaires, au rein tuberculeux, provoqué par l’action du bacille lui-même. En réalité le bacille, par l’intermédiaire de ses poisons à action locale, est responsable de toutes les altérations folliculaires et non folliculaires du rein.

A la lumière de ces constatations expérimentales nous avons ainsi classé les diverses formes anatomo-cliniques que l’on trouve chez l’homme ;

La tuberculose infiltrée du rein, constituée à l’origine par de simples lésions folliculaires très limitées à un seul rein, estdûeà une inoculation discrète hématogène, comparable à celle que font les injections intra-veineuses. Elle est consécutive à une migration bacillaire sanguine accidentelle au cours d’une bacillose peu ou pas évolutive. De fait elle se montre avec une apparence clinique primitive, et aboutit à une lésion caséeuse destructive d’un rein (forme clinique du rein dit chirurgical).

Les néphrites tuberculeuses folliculaires, faites de follicules multiples et de lésions non folliculaires, s’observent secondairement chez les tuberculeux en évolution. Comparables aux lésions experimentales consécutives aux injections intraartérielles elles relèvent d’inoculations hématogènes plus abondantes et répétées : leur expression clinique est nulle ou est réduite au phénomène, que j’ai étudié sous le nom d’albuminurie solitaire des tulerctdeux.

Les néphrites tuberculeuses sontdûes également à l'action du bacille, s’exerçant dans des conditions encore mal déterminées; elles peuvènl se manifester par les syndromes soit de la néphrite interstitielle ou urémique, soit de la néphrite épithéliale ou hydropigène.

Néphrite parenchymateuse, épithéliale, hydropigène, chronique tuberculeuse.

La néphrite parenchymateuse chronique des tuberculeux

(en collab. avec Usnorav). Presse Médicale, 16 mars 1901.

Sur la néphrite épithéliale des tuberculeux.

La néphrite hydropigène tuberculeuse. Congrès français de Médecine, Paris 1910.

Néphrite tuberculeuse hydropigène et amylose rénale.

Soc. d'Études scientifiques sur ta tuberculose, 8 mai 1913; Paris Médical, 12 juillet 1913. Un nouveau cas de néphrite hydropigène tuberculeuse. Soc. d'études scientifiques sur la tuberculose, 13 novembre 1913; Bulletin Médical, 3 décembre 1913.

Iles 1901, j’ai, avec mon maître Landouzy, montré que la forme de néphrite hrightique appelée à cette époque « néphrite parenchymateuse ou épithéliale chronique »' et dont l’étiologie é'ait alors très obscure, est de nature tuberculeuse le

Elle peut survenir secondairement: chez des phtisiques avérés; sa physionomie est plus intéressante lorsqu’elle se montre primitivement, sans cause évidente, chez

Adipose douloureuse tuberculeuse. Soc. Méd. <les Hâp., 28 juin 1907.

Cas d’une malade, atteinte d’adipose douloureuse dont le début remonte à un engraissement contemporain d’une localisation tuberculeuse pulmonaire.

Relations entre certaines méningites curables et la tuberculose

(en collai), avec Dînai). Soc. Med. des Hôp., 2 décembre 1910.

Page 1