‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 16 sur 32 · De la cicatrisation des plaies · texte numérisé non relu

De la cicatrisation des plaies

(Gazette hebdomadaire, 1866, p. 447, 465.)

Ces articles, publiés à l’occasion de la discussion ouverte à l’Académie de médecine, n'étaient pas seulement destinés à rectifier l’historique de la méthode sous-cutanée. Recherchant la cause qui peut amener la guérison avec ou sans suppuration, suivant que la section des tendons a été faite avec ou sans le contact de l’air extérieur, je montrai que la condition de toute réunion par première intention est l’apposition exacte des tissus qui doivent se réunir; or, lorsque l’air ne pénètre pas dans la gaîne tendineuse, la rétraction du tendon coupé, par le vide qu’il opère, applique l’une contre l’autre les parois de la gaîne, et la guérison sans suppuration est alors la règle. Si, au contraire, l’air a pénétré, même en petite quantité, il s’interpose entre les surfaces et empêche le contact. Ce n’est pas par lui-même, par ses propriétés chimiques, que l’air amène la suppuration lorsqu’il a pénétré dans la gaîne du tendon sectionné, c’est parce qu’il empêche le contact des tissus qui doivent se réunir, et que le contact est la condition indispensable de la réunion par première intention.

* 39. — De la contagiosité de la fièvre 'puerpérale .

{Bulletin de la Société de chirurgie, 1866.)

Une discussion s’était élevée à la Société de chirurgie sur l’hygiène des Maternités, et en même temps sur la contagiosité de la fièvre puerpérale. J'ai cherché à montrer la nature éminemment contagieuse de la maladie, en m’appuyant sur des faits et des preuves plus longuement développéesdans mon ouvrage sur les Maternités.

40, — Des anévrysmes en général.

(Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 1866.)

Cet article du Dictionnaire forme un mémoire de 170 pages. J’ai cherché à montrer que la célèbre théorie de Bellingham, défendue en France par M. Broca, et caractérisée par les noms d'actif et de passif, donnés aux caillots contenus dans l’anévrysme, ne peut plus rendre complètement compte des faits observés. Je crois avoir pu montrer que la différence entre les caillots mous et les caillots solides provient, non pas de leur mode de formation, mais du mode d’évolution du caillot primitif. J’ai été conduit ainsi à croire et à démontrer, avec les faits, que le meilleur mode de traitement des anévrysmes est la compression digitale intermittente, toutes les fois quelle est praticable.

Une étude sur les droits respectifs de Desault et de Hunter à la découverte de la ligature à distance, m’a permis d’établir les droits de Hunter. J’ai pu établir aussi qu’un chirurgien français, Jean Yigier, avait décrit avant Anella ligature au-dessus de l’anévrysme.

41. — Des indications du trépan dans les fractures du crâne .

(<Gazette hebdomadaire , 1867. Broch. in-8°.)

L opération du trépan est une des questions les plus controversées dans notre pays. Fréquemment pratiquée à l’étranger, elle est à. peu près proscrite en France depuis les travaux de Malgaigne. J’ai voulu éclairer 1 étude de cette question par 1 examen des faits, et j’ai réuni dans ce but toutes les observations de trépan publiées en France et en Angleterre pendant une période de dix années. 3 observations françaises contre 137 observations anglaises montrent la différence considérable qui existe dans la pratique des chirurgiens des deux pays. J’ai recherché, par l’analyse des symptômes et des lésions trouvées a l’autopsie, à poser les indications générales de la trépanation, et je crois avoir établi qu’il faut s’abstenir lorsqu il existe depuis l accident un coma profond, ou lorsqu’il se montre de

la contracture ou des convulsions, car l’on a affaire dans ces cas, soit à des lésions matérielles de l’encéphale, à des contusions, à des déchirures de la substance cérébrale, à une encéphalite limitée ou diffuse, contre lesquelles le trépan est impuissant; mais qu’il faut, au contraire, intervenir quand il y a hémiplégie. Trop souvent pratiquée en Angleterre, la trépanation ne mérite pas la proscription qui pèse sur elle depuis plus de trente années.

Ù2. — Des anévrysmes et des plaies de l'artère axillaire.

(Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 1867.)

Cet article est le travail le plus complet qui ait été publié sur cette question. L’histoire des anévrysmes et des plaies de l’axillaire s’appuie sur près de 200 observations réunies et groupées dans des tableaux analytiques. J’ai pu démontrer par les faits que la ligature de la sous-clavière est presque toujours le meilleur mode de traitement de ces lésions, et que celle de l’axillaire doit être à peu près rayée du cadre de la médecine opératoire.

LE FORT

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