Du pansement des vlaies
(Acad, de médecine et Gazette hebdomadaire, 1870.)
Ce travail est destiné à montrer que l’infection purulente est contagieuse et que la contagiosité de cette redoutable affection est la cause principale de la grande élévation de la mortalité hospitalière. Sous l’influence de ces idées, j’avais dû chercher à mettre, par des pansements appropriés, les blessés et les amputés aussi à l’abri que possible de la contagion. Je crois y être arrivé par un mode de pansement que j’ai
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appelé par balnéation continue et qui consiste à n’employer que des compresses trempées dans l’eau mélangée d’alcool camphré et à envelopper hermétiquement tout le membre d’une large pièce de taffetas ciré. Je citais à l’appui de mes idées sur ce point les résultats statistiques obtenus depuis trois ans dans mon service à l’hôpital Cochin. J’ajoute que ces résultats exceptionnels se sont continués, et que pendant le siège de la Commune, j’ai obtenu beaucoup plus de guérisons après les fractures compliquées traitées par la conservation et après les amputations que n’en comporte la statistique ordinaire des hôpitaux de Paris en temps normal.