APPAREIL GÉNITAL
Epididymo-orchite tuberculeuse. Société des Sciences Médicales, 23 juin 1897 (N° 197). A propos d’un cas d’épididymectomie avec orchidotomie exploratrice.
Orchi-épididymite tuberculeuse avec granulie du testicule. Société de Médecine, 21 avril 1902 (N» 198)
Cette observation fut communiquée à la Société de Médecine en raison du nombre et du volume des granulations dont le parenchyme testiculaire était farci ; c’était un cas remarquable de granulie du testicule, sans lésions suppurées.
Ablation du testicule, du canal déférent et de la vésicule séminale correspondante, au cours de la tuberculose de ces organes (En collaboration avec M. le professeur Rochet). Congrès français de Chirurgie, octobre 1913 (N° 199).
«■ ..lin jeune homme de 19 ans, atteint de ces diverses localisations tuberculeuses, fut opéré en deux temps. Par une incision de Pfannenstiel, on enleva d’abord la vésicule séminale et le canal déférent; quinze jours après, on fit l’ablation du testicule et de la portion restante du cordon.
A ce propos, nous avons discuté les indications, exceptionnelles, de ces ablations étendues. Au point de vue médecine opératoire, nous avons montré l’avantage de cette double incision sur l’incision unique. La première façon de faire respecte les muscles delà paroi abdominale. L’incision unique, au contraire, produit un délabrement considérable qui affaiblit pour l’avenir la solidité de la paroi abdominale.
Trois cas de tuberculose testiculaire chez l’enfant (En collaboration avec M. le docteur Vignard). Province Médicale, 8 juillet 1911 (N° 200).
Ces 3 cas observés chez des enfants de 12 ans et demi, de 14 mois et de 11 mois, répondent à 3 cas de tuberculose primitive. Deux fois on fit une épididymectomie et une fois la castration.
On a prétendu à ce propos que les formes primitives sont plus bénignes que les formes secondaires. Nos observations montrent la gravité de ces formes bénignes. Deux des enfants (le troisième ayant été perdu de vue) ont succombé rapidement, du fait de la tuberculose.
Rupture spontanée d’hydrocèle (En collaboration avec M. le professeur Bérard). Société de Médecine, 25 mai 1910 (N° 201).
Les troubles urinaires sont très fréquents.
Le projectile étant entré par la voie sus-pubienne, la voie périnéale ou la voie fessière, détermine souvent d’autres lésions : fractures du bassin, plaies de l’urètre, plaies du rectum.
: L’extraction du corps étranger se fera par la voie sus-pubienne ou la voie périnéale.
Abcès de la fosse iliaque interne et adénite inguinale au cours des prostatites suppurées. (En collaboration avec M. le docteur Rey), Lyon,Chirurgical, décembre 1911 (N° 204).
Abcès iliaque au cours d’une prostatite suppurée. Société de Chirurgie, 30 novembre 1911 (N° 205).
Ces deux travaux ont pour point de départ l’observation d’un malade qui, au cours d’une blennorragie, fut atteint d’une prostatite suppurée qui s’ouvrit spontanément dans le rectum. Cet homme fit ensuite un abcès de la fosse iliaque interne et une adénite inguinale. Ces accidents infectieux finirent par entraîner la mort. Les abcès de la fosse iliaque au cours des prostatites sont rares. Dans notre cas, dans un cas de Desnos, l’abcès iliaque était indépendant de l’abcès prostatique.
Dans un cas de Segond, les deux foyerS communiquaient l’un avec l’autre. L’infection peut gagner la fosse iliaque, soit par le mécanisme'd’une septicémie, soit par phlébite des veines du bassin, soit par la voie lymphatique. Ce dernier processus nous explique la possibilité des adénites inguinales.
Cliniquement, les abcès iliaques donnent l’attitude des psoïtes, avec immobilisation de la cuisse en
Il faut les ouvrir par une incision qui est parallèle à l’arcade crurale.
Calcul de la prostate.(En collaboration avec M. le docteur Lacassaûne). Société des Sciences Médicales, 16 avril 1913 (N° 206).
Le calcul de la prostate, qui fait l’objet de cette communication, a été observé chez un rétréci, qui fut cystostomisé deux fois pour calculs vésicaux. En réalité, la prostate n’a pris aucune part à la formation de ce calcul. Il s’est développé dans un diverticule de l’urètre, ce diverticule se trouvant, dans le cas ; présent, une glandule prostatique dilaté. Et ce cas n’est, au fond, qu’un cas banal de lithiase en arrière d’un rétrécissement.
Ponctions de la vessie chez un prostatique. Phlegmon prévésical. Mort. Société des Sciences Médicales, 5 juillet 1899 (N» 207).
Cette observation est une preuve de la prudence avec laquelle doivent être conduites ces ponctions chez certains malades, en particulier chez les infectés.
Dans le cas présent, il s’agissait d’un cultivateur de 63 ans, atteint, depuis un an, de gêne de la miction et de pollakiurie, puis de fièvre urineuse. Les accidents de rétention dataient de 40 jours. Le malade urina par regorgement pendant vingt jours, puis fut ponctionné à. son domicile. Son état s’aggravant et le cathétérisme restant impossible, il fut cystotomijé à l’HOtei-Dieu,
La cystotomie d’urgence n’empêcha pas l’évolution des accidents infectieux qui emportèrent le malade sept jours plus tard. Ces accidents consistaient en un phlegmon prévésical qui s’explique facilement si l’on songe que l’urine suintait constamment par l'orifice de ponction ; il occupait la cavité de Retzius et s’étendait avec elle jusqu’aux échancrures sciatiques.
Il y avait, en même temps, de la cystite et surtout de la néphrite ascendante, avec petits abcèsHâns
La prostate était hypertrophiée en totalité.
Hebdomadaire, 12 novembre 1899 (N° 208).
Au cours de l’année scolaire 1898-1900, nous avons recueilli quinze observations de cystotomie suspubienne pratiquée dans le service de M. le professeur Poncet pour des accidents d’origjne prostatique:
Deux concernent des néoplasmes de la prostate. Le cathétérisme chez ces malades était difficile; la sonde à demeure, irritant mécaniquement la glande, hâtait l’évolution de la lésion. La cystostomie fut l’analogue de l’anus contre nature dans les tumeurs de l’intestin.
Les treize autres concernent des malades atteints d’hypertrophie prostatique.
Prostatectomie par voie transvésicale (En collaboration avec M. le docteur Delore). Société des Sciences Médicales, 21 février 1905 (N» 209).
Présentation d’un malade.
L’hypertrophie dite sénile de la prostate peut-elle apparaître chez de vieux rétrécis de l’urètreî
(En collaboration avec M. le professeur Rochet). Congrès international de Médecine, Londres, 1913.
La coexistence de l’hypertrophie prostatique et du rétrécissement est rare, et nous n’en avions trouvé, en 1913, q'ue 6 cas dans les archives de la Clinique. Le nombre élevé des autres cas d’hypertrophie nous conduit à admettre qu’un rétrécissement ancien gêne le développement ultérieur de l’hypertrophie. Cèià est dû à ce que, dans les suppurations chroniques et abondantes de la prostate, il s’est fait une fonte purulente de la glande, une atrophie telle qu’on ne la sent plus au toucher rectal. Lorsque l’infection prostatique est atténuée, on voit, par un processus analogue, la prostate se scléroser progressivement. C’est ce tissu de sclérose qui empêche ultérieurement le développement de l’adéno-fibrome. :
Prostatectomie chez un malade ayant subi antérieurement le forage de la prostate. Société des Sciences Médicales, 28 juin 1922 (N°211).
Cette prostate, qui fut enlevée par prostatectomie,, était uniformément hypertrophiée et présentait
un petit lobe médian. Par contre, il ne reste aucune trace de la tentative de forage. Cette observation s’ajoute donc à toutes celles rapportées par Legueu, Marion, Cathelin, etc.
Valeur de la prostatectomie partielle Société de Chirurgie, 5 juin 1913 (N° 212).
Réflexions sur quelques cas de prostatectomie partielle (En collaboration avec M. le professeur
Rochet). Revue clinique d’Urologie, novembre 1913 (N° 213).
La prostatectomie partielle, première étape de la prostatectomie totale, fut pratiquée de deux façons différentes; les uns, par la voie périnéale, ont fait une résection cunéiforme de la glande ; les autres, par voie transvésicale, ont enlevé un lobe moyen plus ou moins pédiculé. C’est à cette seconde opération que l’on pense actuellement lorsqu’on parle de prostatectomie partielle. A l’heure présente, lorsqu’on a à faire à une hypertrophie de la prostate, avec ou sans lobe médian pédiculé, il ne saurait être question d’une prostatectomie partielle ; mais il n’en est plus de même lorsque l’hypertrophie se borne à un fibrome pédiculé, sans autre altération de la glande. Nous en avons rapporté 7observations, dont 4ont été suivies assez longtemps. Un seul cas est resté guéri ; pour les autres, on a observé une fois une récidive locale et deux fois une hypertrophie ultérieure de !a glande. La prostatectomie partielle n’a donc que des indications d’exception, chez des sujets affaiblis avec lésion insignifiante du reste de la glande ; la prostatectomie totale est la véritable opération à pratiquer.
Reproductions fibromateuses après la prostatectomie pour hypertrophie de la prostate. Société de Chirurgie, 18 juin 1925 (N® 214).
Il s’agit d’un malade réopéré dix-huit ans après une prostatectomie partielle (ablation par voie transvésicalê des nodules intra-prostatiques), et d’un autre malad e réopéré quatre ans après une prostatectomie qui aurait été totale (?). Ces récidives sont constituées par des tumeurs bénignes; ce ne sont pas des récidives au sens propre du mot, mais la continuation d’un processus pathologique enlevé incomplètement une première fois.
Quelques résultats éloignés de la prostatectomie. Congrès français d’Urologie, 1920 (N® 215),
Cette courte note a en vue les accidents post-opératoires et les résultats éloignés.
Comme accidents éloignés, sur 17 cas, on compte 4 fistules et 6 cas de calculose. Les fistules nécessitent souvent leur fermeture sous' anesthésie locale'; les calculs, leur broiement s’ils sont intta-vésicaux ; la taille périnéale s’ils occupent la loge prostatique.
Les résultats éloignés sont excellents; la rétention incomplète chronique par parésie de la vessie est très exceptionnelle.
Quelques cas de cicatrisation vésicale retardée après la prostatectomie sus-pubienne. (En col-
i: ’ foration avec M, le docteur Lacassaqne). Journal d'Urologie, mai 1913 (N® 216).
On peut dire qu’il y a cicatrisation retardée chez un prostatique, lorsque la plaie vésicale n’esfpas fermée au bout de quatre à six semaines, c’est-à-dire à partir du moment où un revêtement cutanéomuqueux tapisse le trajet vésico-cutané. Nous en avons rapporté six cas. Souvent, il s’agit d’infection vésicale et de lithiase secondaire. Parfois, il s’est fait un diaphragme au niveau de l’urètre prostatique, par vice de reconstitution de celui-ci. Il faudra donc lever ces divers obstacles en même temps que l’on réséquera le trajet cutanéo-vésical et que l’on refermera la vessie. Le traitement sera surtout un traitement 1 préventif ; ce sera une technique bien réglée de la prostatectomie.
Deux cas d’infiltration d’urine d’origine prostatique (En collaboration avec M. le docteur Michel).
Archives générales de Chirurgie, avril 1912 (N° 217).
De même que l’infection des glandes de Cowper ou de Littré amène au périnée les accidents infectieux désignés sous le nom d’infiltration d’urine, de même une infection partie des glandules prostatiques peut déterminer des fusées périnéales à allure d’infiltration d’urine. A l’appui de ce dire figurent 2 observations. Ces cas méritent d’être mis en vedette, car seul le toucher rectal empêche de les confondre avec une banale infiltration d’urine.
Iufiltration ligneuse de la loge prostatique chez un ancien prostatectomisé. Dysurie et rétention
(En collaboration avec M. le docteur Creyssel). Société française d’Urologie, 1924 (N° 218).
Un homme de 73 ans subit, huit ans auparavant, une prostatectomie pour adénome prostatique. Sept ans plus tard, il commença à présenter de la dysurie et de la pollakiurie, puis une rétention aiguë ' d’urine. L’examen direct et la cystoscopie ne montrèrent rien de bien précis. Le malade fut cystostomisé et a conservé, malgré son opération, une fistule sus-pubienne permanente.
L’examen histologique d’un fragment prélevé dans l’entonnoir prostatique, au cours de l’intervem ) . tion, a montré qu’il s’agissait d’une masse inflammatoire et non pas d’un néoplasme.
Il est rare d’observer pareille complication à la suite d’une prostatectomie. Cette observation Sé| rapproche des faits décrits par Legueu et Rochet dans leur étude sur les cellulites périvésicales et pél- . viennes, après certaines cystostomie ou prostatectomies sus-pubiennes. Ce sont, ou bien des infections! de la prostate restante, ou bien des lymphangites chroniques.
Un cas intéressant de cancer prostatique (forme abcédée, prostatectomie, autopsie au bout d’un an) (En collaboration avec M. le professeur Rochet). Annales des maladies des organes génito-urh mires, 15 février 1907. (N° 219).
Les suppurations apparentes ou latentes au cours de l’hypertrophie de la prostate sont, à l’heureï actuelle, bien connues ; elles doivent être rares au cours des cancers de cet organe, puisque nous n’avons ■ pu en rencontrer aucune autre.observation dans la littérature. Le cas qui fut l’objet de ce travail con-. cerne un homme de 61 ans, qui fut pris brusquement de rétention d’urine, et dut être sondé pendant trois
semaines; le malade avait parfois un peu de température; la prostate était tendue, volumineuse, douloureuse à la pression. La persistance des accidents de rétention, des signes d’infection prostatique, firent décider une prostatectomie par la voie périnéale.
L’opération ayant montré que la prostate était transformée en une énorme poché purulente, avec une coque épaisse seulement de quelques millimètres, on n’enleva pas la paroi et l’on se contenta d’ouvrir la poche largement, les exemples d’Albarran et Saint-Cène ayant établi qu’en pareil cas le résultat était souvent aussi bon que si la prostatectomie avait été faite.
Mais les troubles urinaires persistant, le malade fut prostatectomisé trois semaines après. L’examen histologique montra un épithélioma tubulaire de la prostate et non une simple hypertrophie.
Le malade est mort, un an après, de généralisation, avec récidive sur place insignifiante.
Un nouveau cas d’abcès latent de la prostate au cours d’un cancer de cet organe (En collaboration avec M. le professeur Rochet). Lyon Chirurgical, avril 1912 (N“ 220).
Les abcès au cours des cancers, abcès latents, masquant le néoplasme, sont des complications rares de ces tumeurs ; une observation analogue avait cependant été publiée par nous antérieurement.
Ce second malade avait présenté brusquement de la rétention d’urine, avec urines glaireuses et purulentes ; de la température ; il fut cystostomisé pour mettre fin à sa dysurie. Si les signes au début avaient été ceux d’un abcès latent de la prostate, on vit, en deux mois, évoluer une dégénérescence maligne typique de la glande.
Cancer de la prostate. Prostatectomie précoce. Récidive rapide. Société de Chirurgie, 14 décembre
Chez un homme de 70 ans, atteint de dysurie, on trouvait une prostate indurée et l’examen cystostopique montrait des bosselures soulevant la muqueuse vésicale. Cètte prostate fut enlevée par voie suspubienne avec les vésicules séminales qui lui adhéraient. L’éxamen histologique confirma le diagnostic clinique du néoplasme. A ce propos, nous avons rappelé : la fréquence des cancers de la prostate ; les difficultés du diagnostic qui sera basé surtout: sur l’induration de la prostate, l’absence de délimitation nette de cette glande, la constatation des bosselures soulevant la muqueuse vésicale. Dans les cas douteux, l’examen histologique de la glande enlevée s’impose.
Difficultés diagnostiques et dangers opératoires dûs aux vésiculites chez les prostatiques. Association française d’Urologie, octobre 19l3(N°222).
La vésiculite des prostatiques existe seule, sans lésions concomitantes, ou coexiste avec une orchite. Lorsqu’une périvésiculite est venue souder les vésicules à la vessie, l’aspect des lésions peut en imposer pour une dégénérescence néoplasique de la prostate. L’aspect uniforme de cette dernière glande, sa souplesse et son élasticité et, d’autre part, l’absence dé bosselures sur les vésicules, sont en faveur d’une lésion
omitante. N
Ces vésiculites, par les adhérences qu’elles provoquent, rendent plus laborieuse la prostatecto’mie; ; Elles exposent davantage à l’infection, non seulement sur place, mais à distance, en particulier au niveau du poumon et rendent le pronostic opératoire un peu plus réservé.
Cancer de la vésicule séminale gauche avec intégrité apparente de la prostate. Société française
i’Urologie, 21 décembre 1925 (N» 223).
Si, d’ordinaire, les cancers des vésicules séminales forment deux masses néoplasiques, surmontant une prostate néoplasique et prenant l’aspect d’une « fête de taureau », il en était bien différemment chèz le malade qui fit l’objet de cette communication. Chez lui, il existait surtout des troubles vésicaux: pollakiurie, puis hématurie, enfin rétention. La prostate, légèrement augmentée de volume, était surmontée d’une grosse vésicule séminale gauche, dure, bosselée, irrégulière. Le malade fut d’abord cystostomisé i | cause de sa rétention ; trois mois plus tard, on découvrit la prostate par la voie périnéale; elle ne fut pas enlevée, car elle n’était pas hypertrophiée ; la vésicule gauche fut incisée et drainée, car elle paraissait atteinte de simple vésiculite chronique. C’est l’examen des fongosités qui montra la nature néoplasique de la lésion. On a nié les cancers primitifs de la vésicule et prétendu qu’il y avait toujours alors un cancer latent de la prostate. L’évolution des lésions dans ce cas nous montrera s’il est permis d’avoir une opinion aussi absolue.
Brûlure du prépuce par ypérite,'phimosis cicatriciel consécutif. Société Médico-chirurgicale de faj
XIV e Région, 8 février .1919 (N° 224).
Les brûlures des téguments par ypérite, les cicatrices indurées qu’elles peuvent laisser, sont d’obsenj vation banale. La brûlure dp prépuce a été rarement signalée. Nous l’avons rencontrée sur un chasseur qui, après un violent bombardement par des obus à ypérite, avait eu un peu de conjonctivite, une légère réaction pulmonaire et des brûlures assez marquées des aisselles, de la face interne des cuisses et des jambes et du scrotum. Aux jambes, les lésions mirent deux mois à se cicatriser ; le prépuce fut cicatrisé en un mois, mais il se constitua un phimosis, avec œdème dur des téguments. Une circoncision fut faite le 10 décembrel9l8. De tels faits sont rares. Pousson en avait signalé 2 cas en 1918.
Un cas de pénitis traité par la dérivation temporaire de l’urine. Société de Chirurgie, 27 avril 1922 (NO 225).
De la dérivation des urines dans les suppurations circonscrites et rebelles du gland et des corps caverneux (pénitis) (En collaboration avec le docteur de Rougemont). Journal d’Urologie, septembre 1922 (N» 226).
Les lésions que nous avons étudiées sous le nom de pénitis sont des lésions profondes, sous-aponévro» tiques. Les unes sont des lésions diffuses, analogues à celles de l’infiltration d’urine; les autres sont des abcès limités, superposables aux abcès urineux du périnée ; ces derniers forment des poches à bords taillés
Laissant intacte la partie an térieure du gland, elle forma, au-dessus d e lui, une masse du volume du poing, infiltrant peu les corps caverneux et ne s’accompagnant que de petits ganglions.
Sa coloration, masquée par des exsudats purulents,.des taches noirâtres de sang desséché, était jaunâtre, et son aspect rappelait, en tout point, les épithéliomas sébacés du cuir chevelu.
La nature sébacée de cëtte.tumeur fut d’ailleurs confirmée par l’examen histologique.
L’évolution de ces lésions est plus bénigne que celle des épithéliomas ordinaires; aussi n’avons-nôuà“ pratiqué, chez ce malade, qu’une simple amputation du pénis.
Un cas de kyste séreux du périnée. Association française d'Urologie,1924 (N° 228).
Ce kyste séreux, médian, bien délimité, remontait par son extrémité supérieur entre la prostate etjég rectum vers le cul-de-sac dé Douglas. Le contenu était séreux, sans globules blancs ni parasites. La paroi était conjonctive, sans revêtement épithéliale. Il est difficile de dire s’il s’agit d’un lymphangiome kystique ou d’un kyste dévelohpé aux dépens du péritoine rétro-vésical ; en tout cas, il s’agissait d’une tumeur nettement bénigne. }
Vitriolage du mont de Vénus. Brûlures profondes avec eschares de cette région. Brûlures superficielles des organes génitaux externes. Guérison (En Collaboration avec M. le professeur Patel). Archives d’anthropologie criminelle, 15 mars 1901 (N° 229).
Il s’agit d’un cas de vitriolage très curieux par son siège, et les recherches bibliographiques faites à ce sujet ne nous ont pas permis de retrouver d’observation analogue. La malade présentait une brûlure du mont de Vénus et de la face externe des grandes lèvres. L’évolution chirurgicale de la lésion fut des plus simples ; c’est son intérêt médico-légal qui nous a engagé à publier ce fait.
Tumeur du vestibule chez une fillette de deux ans et demi. Liber Memorialis du professeur Verhoogen,
La fillette qui fut le point de départ de ce travail avait été opérée, à l’âge de 2 ans, d’un polype du vestibule qui fut, après examen histologique, considéré comme inflammatoire. Quatre mois après, elle avait une nouvelle tumeur, pédiculée, du volume d’une petite noix, se prolongeant le long de la paroi supérieure de,l’urètre. Elle avait en outre et surtout une violente cystite, avec coli-bacilles dans l’urine. La tumeur ayant été extirpée, trois aiguilles de radium furent piquées en son point d’implantation. Quelques jours plus tard, la malade subit deux séances de radiothérapie (professeur Cluzet). Ce traitement intensif fut institué parce que l’examen histologique avait montré qu’il s’agissait d’un sarcome;
Une récidive rapide fut extirpée un mois après; un mois après, il fallut à nouveau intervenir; en même temps, dans le pli de l’aine droite, s’était développé un ganglion néoplasique du voiume d’un œuf de poule qui fut enlevé. Mais l’enfant qui dépérissait à vue d’œil succomba peu après de généralisation ;