MEMBRE INFÉRIEUR
Fractures multiples du bassin. Société des Sciences Médicales, 11 février 1903 (N° 240).
Ce malade, chauffeur au P.-L.-M , chez lequel nous avions dû pratiquer une cystotomie pour une rupture complète de l’urètre, et qui mourut de choc 48 heures après son accident, présentait une fracture du pubis, une fracture verticale du sacrum et une fracture horizontale de l’aile iliaque, Ce type s’est retrouvé plusieurs fois à Lyon ; l’accident se produisait au même endroit, au dépôt des machines, toujours ' dans des conditions analogues, tenant à la disposition des lieux et à l’imprudence des chauffeurs pendant les manœuvres.
Fractures simples et limitées de la cavité cotyloïde. Revue d’Orthopédie, 1 er mai 1904. (N° 241).
Recherches expérimentales sur les fractures limitées du fond de la cavité cotyloïde.
Revue de Chirurgie, février 1904 (N° 242).
Ces deux études, l’une clinique, l’autre expérimentale, ont pour point de départ deux observations de fracture limitée du fond de la cavité cotyloïde et recueillies dans le service de M. Poncet. Ces fractures, par leur symptomatologie, n’ont rien de commun avec les fractures du bassin; elles ressemblent à une simple contusion de la hanche ou à une fracture du col. Elles sont caractérisées par la diminution delà distance qui sépare le trochanter de l’épine iliaque antéro-supérieure, la présence d’une ecchymose nuntmulaire et isolée au sommet des bourses. Par le palper abdominal, et surtout par le toucher rectal où vaginal, on reconnaît l’existence d’un trait de fracture ou d’une saillie anormale vers le fond de la cavité cotyloïde. On les reproduit expérimentalement en frappant sur le grand trochanter, lorsque la jambe est en extension ; la substitution au fémur d’un fémur en buis rend l’expérimentation plus facile, . .
Si la jambe est en flexion, on obtient un type qui reproduit celui décrit, il y a quelques années, pal M. Walther.
Chez les enfants, on détermine une disjonction juxta-épiphysaire. D’un diagnostic délicat, nécessitant une radiographie, ces fractures ont d’ordinaire une évolution simple. Le repos au lit, l’extension continue, parfois la réduction de fragments saillants faite par le toucher rectal donnent une guérisor assez rapide. Malheureusement, il persiste souvent un certain degré d’arthrite qui assombrit le pronostic éloigné.
Kontorowitch. — Contribution à l’étude des fractures du bassin. Fracture simple et limitée de h cavité cotyloïde. Thèse de Lyon, 1902-1903.
voyé à l’hôpital quarante jours après l’accident ; le redressement fut possible sans anesthésie.
- ; Lé second malade était un entant de quatre ans et demi, atteint de fracture pathologique, dans un foyer d’ostéomyélite chronique d’emblée; il fallut d’abord drainer le foyer, retirer les séquestres. Les fragments furent coaptés sans suture.
Le troisième était un enfant de douze ans, atteint d’écrasement du membre par la roue d’un camion ; il y eut fracture compliquée, avec hydro-hémarthrose du genou. Désinfection de la plaie, réduction sans anesthésie, drainage ; plus tard, autoplastie pour combler la perte de substance des téguments. Guérison avec mouvements du genou atteignant l’angle droit.
Ostéosarcome de l’extrémité inférieure du genou. Société des Sciences Médicales, 12'juillet 1897 V (N° 245).
Les pièces qui furent présentées étaient caractérisées par l’intégrité du cartilage de revêtement articulaire qui contrastait avec la diffusion des lésions autour de lui. Cette disposition explique le bon fonctionnement des jointures én pareil cas, malgré l’étendue des lésions osseuses.
Nous avons appelé l’attention sur le soin qu’il faut apporter à dépister ces phénomènes gangréneux, car on a toujours une tendance à les méconnaître et à porter un pronostic favorable, à cause de la béni- .. gnité apparente des lésions.
Au point de vue de la thérapeutique, puisque l’infection favorise notablement le développement :; du sphacèle, il faudra, à tout prix, empêcher qu’elle se produise. De là, la nécessité, non pas de bien drai- - ner ces plaies après les avoir suturées* mais de les panseï; à plat, de ne pas faire de suture, car la.chiruiaa à ciel ouvert s’impose dans le traitement des plaies infectées, et l’expérience clinique nous apprend chaque jour qu’il faut considérer comme infectée toute plaie accidentelle, qu’elle soit récente ou qu’elle date dé* quelques jours.
Les myxolipomes de la cuisse (En collaboration avec M. le professeur Patel). Gazette des Hôpitaux, 22 juin 1901 (N<> 248).
Sous le nom de myxolipomes de la cuisse, on groupe toute une série de tumeurs de cette région dans lesquelles on retrouve le tissu conjonctif avec toutes ses variétés: tissu adipeux, tissu fibreux, tissu muqueux; ces tissus revêtent parfois leur forme embryonnaire, d’où la dégénérescence sarcomateuse fré-
D’une évolution lente, elles arrivent à acquérir un volume considérable, à s’infiltrer entre les muscles ; ceci explique les difficultés et les dangers de leur extirpation, ration s’infecte avec la plus grande facilité, aussi la mortalité Les opérations sont souvent incomplètes, et la récidive est Leur pronostic, en raison dé toutes ces.causes, reste réservé, intervention hâtive.
iorbus coxae senilis d’origine tuberculeuse. Gazette des Hôpitaux, 24.jnj|ÿj903 (Clinique du,professeur Poncet) (N° 249).
. Travail rattachant à la tuberculose inflammatoire certains cas de morbus coxæ senilis.
e travail est un des nombreux exemples des soins prolongés
duit une fracture fermée, par suite un peu plus bénigne que la Nous en avons profité pour rappeler les avantages de l’ostéocla ostéoclasie suivie d’un redressement progressif pour éviter des 1 opposé à l’ostéoclasie que l’ostéotomie linéaire, les ankylosés à anj
à prendre pour éviter certains accidents, en particulier la luxation du tibia en arrière, au cours des manœuvres de redressement.
Au niveau du genou, nous avons recherché le processus de tuberculose inflammatoire, moins sur la jointure même où ils sont des plus fréquents, que sur les bourses séreuses qui l’.avoisinent, en particulier sur les bourses séreuses du creux poplité.
Kyste du creux poplité de nature tuberculeuse. Annales Médico-Chirurgicales du Centre, 3 janvier 1904 (clinique du professeur Poncet) (N» 252).
Kyste du creux poplité de nature tuberculeuse. Bulletin Médical, 2 mars 1904 (N° 253).
Ces deux travaux concernent 3 cas où les lésions existaient chez des tuberculeux et paraissaient relever nettement de la tuberculose, qui commençait à se manifester d’ailleurs dans l’articulation du genou. Il est de notion ancienne que le kyste du creux poplité peut exister en même temps qu’une tuberculose du genou ou la précéder de peu. La connaissance de la tuberculose inflammatoire accroît notablement le nombre des faits de ce genre, et évitera, par la suite, au chirurgien et à son malade, de nombreux
Astier. — Kystes du creux poplité, d’origine tuberculeuse. Thèse de Lyon, 1903-1904.
Anévrysme artériel poplité ; gangrène du membre inférieur à évolution rapide ; amputation de cuisse. Société des Sciences Médicales, 25 mai 1904 (N° 254).
Il s’agit d’un malade qui se plaignait depuis deux ans de douleurs vives dans les jambes ; brusquement il fut pris d’une douleur intense, suivie de gangrène de l’avant-pied. A son entrée à l’hôpital, le segment inférieur de la jambe commençait à se sphacéler. L’examen du creux poplité révélant un anévrysme fusiforme, nous avons pratiqué, chez cet homme, une amputation de la cuisse.
Double pied platvalgus douloureux invétéré d’origine tuberculeuse. Société de Médecine, 4 décembre 1905 (N° 255).
Tarsalgie des adolescents de nature tuberculeuse. Revue d’Orthopédie, 1 er mars 1905 (N° 256). Tarsalgie de l’adolescence d’origine tuberculeuse. Revue d’Orthopédie, 1 er septembre 1906 (N° 257). Tarsalgie des adultes d’origine tuberculeuse (En collaboration avec M. le docteur Gauthier). Re- . vue d'Orthopédie, 1“ juillet 1905 (N° 258).
Dé l’étude successive de 5, de 3, puis de 2 malades, corroborée, lorsque cela fut possible, par des recherches histologiques, il nous a paru découler quela surcharge n’est, dans-la pathogénie du pied plat, qu’une cause localisante, une cause prédisposante de tout premier ordre. Elle fixe, sur un point faible de l’organisme, un processus infectieux, qui peut être la tuberculose, la blennorragie, le rhumatisme, etc., et qui détermine une ostéo-arthrite chronique du pied. Au surplus, M. le Professeur Kirmisson avait déjà
tant jusqu’à la hauteur de la cuisse ; il refusait toute amputation. Les gaz et la sérosité furent évacués par de larges incisions, et le malade fut pansé à plat.
Plus tard, on fit une amputation du pied au tiers inférieur. La guérison doit être mise sur le compte de la mise à l’air des foyers atteints, des irrigations abondantes à l’eau oxygénée, et aussi de la faible virulence du microbe. Celui-ci offre, à cet égard, les mêmes variations que celui de la pustule maligne; c’est ce qui explique la multiplicité des moyens qui ont pu être couronnés de succès.
De Kmabon. De la gangrène gazeuse bénigne. Thèse de Lyon, 1901-1902.
Ectrodactylie des mains et des pieds (En collaboration avec M. le professeur Mouriquand). Revue <TOrthopédie, mai 1907 (N® 263).
Les déformations dites en pince de homard atteignent rarement, à la fois, les mains et les pieds. C’est à ce titre que nous en avons rapporté une observation nouvelle, plus complexe encore que les cas antérieurs de Roucayrol, de Jayle et Jarvis, etc. Ces lésions qui ne sont pas absolument symétriques consistent, pour les mains, en une absence des deuxième et. troisième doigts, le métacarpien seul s’étant déve-
loppé; pour la main gauche, le troisième métacarpien présente une phalange qui, à la façon d’une jetée osseuse, vient s’articuler avec la base du quatrième doigt.
Notons que, chez ce malade, il n’existe aucune autre malformation (spina bifida, etc.), aucune affection chez les ascendants qui puisse expliquer le développement de ces lésions.