ANATOMIE
Le petit épiploon. Les ligaments péri-hépatiques accessoires. Leur importance chirurgicale.
(En collaboration avec P. Ancel).
On sait depuis longtemps que le petit épiploon peut dans certains cas se prolonger vers la droite par une lame péritonéale insérée en
(depuis Husghke) ou cystico-colique (depuis Bricon).
Si l’on étudie de près cette lame péritonéale, on s’aperçoit qu’elle n’est pas du tout cystico ou hépato-colique. Son bord inférieur ne s’arrête pas sur le côlon transverse, ainsi que le démontre une facile
comportent de la façon suivante: l’antérieur descend de la vésicule biliaire et va se continuer en bas avec la partie droite du grand épiploon (épiploon colique de Haller) ; le postérieur descend, appliqué contre l’antérieur, jusqu’au premier coude duodénal ; .arrivé là, il se réfléchit en arrière et se jette sur la paroi abdominale postérieure. Le nom de ligament cystico-colique ne convient pas, on le voit, à une telle formation ; nous avons proposé de lui donner celui
rein droit ;
3° Le ligament hèpatorénal postérieur , qui va du bord postérieur ■: de la facette rénale du foie jusqu’au pôle supérieur du rein droit;
4° Le ligament sous-spigélien situé dans l’arrière cavité des épi- j
5° Le prolongement gauche du petit épiploon , qui s’étend, comme le petit épiploon lui-même, du foie'à l’estomac.
Tous ces ligaments, sauf le sous-spigélien, dépendentde ligaments péritonéaux normaux.
Le ligament hépato-rénal postérieur est dû à un abaissement en
masse de la partie droite du ligament coronaire. Les trois autres ne sont que les prolongements de ligaments normaux.
Le ligament cystico duodéno-épiploïque est un prolongement vers t la droite du petit épiploon. Le prolongement gauche du petit épiploon est formé par un refoulement vers la gauche du petit épiploon, à l’union de sa portion sagittale avec sa portion transversale. Le ligament hépato-rénal antérieur, enfin, prolonge vers la droite le méso- ' dorsal-hépato-cave.
Il résulte de cette étude que les ligaments péri-hépatiques accès soires ne sont pas des formations nouvelles, surajoutées, mais qu’ils correspondent aux ligaments normaux, plus ou moins développés.
l’existence de ces ligaments oblige le chirurgien à modifier la technique des opérations entreprises sur la vésicule ou les canaux biliaires, et comment cette technique doit être modifiée. Qu’il s’agisse ^'atteindre le canal hépatique ou le canal cystique, la portion susduodénale du cholédoque ou l’artère hépatique, le ligament cysticoduodéno-épiploîque, étendu comme un voilo au devant de la région, gênera nos manoeuvres et troublera le chirurgien. Lebiche signale cette difficulté à propos de la chirurgie gastro-duodénale. Jeanbbàu et Riche reconnaissent la grande importance de celte formation danB
d’ajouter que ce ligament est avasculaire et qu’il suffit de l’inciser
simultanée du cystico-duodéno-epiploique et de l’hépato-rénal antérieur, permettra au chirurgien un drainage du cholédoque ou de l’hépatique, à vrai dire extra-péritonéal. La sonde suivra cette cavité
part l’hépato-rénal antérieur, d’autre part le cystico-duodéno-épiploïque au péritoine pariétal, isolera le champ opératoire de la grande cavité péritonéale.
Cette heureuse action protectrice et isolante, les fossettes périhépatiques l’exercent souvent dans les cas d’épanchements péritonéaux sous-hépatiques, et la limitation sous-hépatique des épanchements gastro-duodénaux est grandement facilitée par la présence de ces li-
prises entre deux des ligaments périhépatiques corroborent indiscutablement cette manière de voir.
ancestral ; c’est un pas vefs le passé, tandis que l’exagération des deux tendances marque un pas vers le type humain futur Nos observations ne nous permettent pas d’admettre, sans restric-
colonne vertébrale par une sorte de méso postérieur, dont l’insertion longeait, de haut en bas, le flanc gauche de la colonne vertébrale.
Au-dessous de la crosse de l’aorte, la plèvre gauche se moule exactement sur l’aorte descendante et constitue un cul-de-sac préaortique et un cul-de-sac rétro-aortique. Le premier est généralement le plus profond. Il atteint parfois le fond du cul-de-sac rétro-œsophagien
Entre les fonds des cul-de-sac pleuraux