‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 5 · Arrêts de développe ment au niveau de la main · texte numérisé non relu

Arrêts de développe ment au niveau de la main

Amputation spontanée et progressive du pouce et de l'aurionlaire déjé atrophiés. (Anatomie pathologique du squelette étudiée par la radiographie). Caselte hebdoma'Mre de méd. et de chir. Paris, 3' mars 1S9S.

L’atrophie des os du carpe est évidente. Le scaphoïde seul est bien développé ; le grand os, l’os crochu, le pyramidal sont atrophiés ; le semilunaire est représenté sur le cliché par un point à peine marqué. Le trapèze et le trapézoïde ne sont pas visibles, ce qui ne doit pas surprendre puisque leurs points d’ossification n’apparaissent que de la quatrième à la cinquième année ; quant au pisiforme il ne s’ossifie que de la dixième à la seizième année. Il est important de remarquer que le scaphoïde, le radius et le cubitus sont normalement développés. L’arrêt de développement semble n'avoir porté que sur les doigts, le métacarpe tout

pyramidal et le semilunaire.

Or on sait que l'ecirodactylie du pouce se lie habituellement à l'absence du radius, ainsi que l’ont signalé Davaine et Larcher ; toutefois il y a des exceptions (Ehrhardt) (i). Nous avons montré nous-même, dans tine observation publiée, avec planche à l'appui, dans la Revue d'orthopédie (2), qtie l'arrêt de déoelopp'ement de la partie cubitale de la main était lié parfois, stnon à une disparition totale du cubitus, du moins à un arrêt de développement très marqué de cet os.

Nous tenons à faire remarquer que, dam le cas qtte nous venons de décrire, l'arrêt de développement qui a

Ilï

TRAVAUX OBIGINAI

nous devons cependant faire retnarquer que lorsqu’un malade porte un fardeau de 90 kilog-. et fait un faux pas, lorsqu'un . homme descend un escalier « plusieurs marches à la fpis », ou montant un escalier manque une marche, que lorsqu’un cocher descendant d’un omnibus se trouve vmlemment jeté de côté, il y a là des motifs suffisants, sans avoir besoin d'invoquer la contraction musculaire, pour que le genou ait le droit d'avoir ses ligaments tiraillés, et même pour que le ligament latéral interne cède.. De plus, dans ces différents

étendus, à notre avis, pour qu’on puisse déterminer exacte-

matisme. Il peut très bien y avoir eu flexion de la jambe en dehors, et alors naturellement, sous l’influence d’un poids de 90 kilog., d’un mouvement brusque, déchirure du ligament latéral interne par le mécanisme ordinaire des entorses du genou.

Mais pour que le mécanisme de la contraction musculaire soit nettement mis en évidence, il faut qu'il ne soit lié à aucun mouvement secondaire plus ou moins violent et pouvant lui-même être cause de l’entorse.

Nous croyons avoir trouvé ces conditions chez une femme de soixante-treize ans que nous avons eu l’occasion

Cette observation a pour nous la valeur d'une expérience, étant donnée la précision avec laquelle nous avons pu noter les circonstances qui ont présidé à l'a formation de

Ainsi donc, l’arrachement du ligament latéral interne, tendon du demi-membraneux, nous paraît nettement

On remarquera (voir figure) la disposition qu’affecte ce sous du ligament latéral interne et de ses fibre^ accessoires

Page 1