MALADIES DES REINS
sclérose intense autour des parties ectasiées : nous pensons qu’il s’agit là du premier degré de la dégénérescence kystique du foie. Les deux reins étaient parsemés de petits kystes nets et bien développés.
cas de syphilis rénale publiés jusqu’en 1899; j’ai pu constater que, dans près du quart des cas, la néphrite a été provoquée par un refroidissement. ' néphrite a frigore étant d’une extrême rareté et sop existence étant même f discutée, j’ai cru devoir admettre une fragilité particulière du rein au froid cl les malades atteints de syphilis secondaire et même tertiaire.
Anurie complète de sept jours sans urémie chez un vieillard atteint de lithiase rém
plomb mélangé il du fer; l’inhalation et le maniement de cette poudre ont été la cause des accidents chez les ouvriers nettoyant ces moules à glace.
pulmonaire. (En collaboration avec M. Latron.) Soc. médicale des hôpitaux, 6 avril 1900, p. 436.
Nous avons observé un malade atteint d'aené comédon et de tuberculose pulmonaire, à la suite d’une intoxication professionnelle par les vapeurs de
Vn cas d’empoisonnement mortel par l'oxycyanure de mercure. (Étude clinique, anatomique et expérimentale). (En collaboration avec MM. E. Géraudel et J. Sevestre.)
Soc. mêd. des hôpitaux , 16 février 1912.
Nous avons observé un cas d’empoisonnement mortel causé par l’ingestion volontaire de comprimés d’oxycyaüüre de mercure. Les signes cliniques, les lésions anatomiques montrent que l’action du poison s’est manifestée principalement sur le rein et sur l’intestin.
L’examen histologique du rein montre la sidération brutale des épithéliums sécréteurs, avec annihilation matérielle du parenchyme rénal.
maximum des altérations porte sur les parties les plus saillantes de la muqueuse et sur le gros intestin. Les reins aussi sont très touchés.
Sans tenir compte des altérations rénales, il semble que les lésions de l’intestin, dans l’intoxication par l’oxycyanure de mercure pris par ingestion, soient dues, purement et simplement, à une action locale du toxique, agissant comme un véritable caustique.
DERMATOLOGIE ET SYPHILIGRAPHIE
Syphilis tertiaire mutilante osseuse et cutanée : gomme géante du mollet. (En collaboration avec le D r Charrier.) Soc. de Dermatologie et de SyphiHgraphie , 10 décembre 1896, p. 596.
douleurs, augmentant avec elles, et s'accompagnant d’une grande asthénie et de troubles psychiques très accentués.
Nævi vasculaires confluents de la face à la période prodromique de la cirrhose de
Laënnec. (En collaboration avec M. R. Mignot.) Soc. médicale des hôpitaux, 25 juillet
Dans une observation banale de cirrhose de Laënnec avec tuberculose pulmonaire, il existait 70 nævi vasculaires sur la face, plus répandus sur la partie droite que sur la partie gauche. On en comptait 40 a droite (4 sur le front, 1 sur le nez, 13 sur la joue, 5 à la racine du cou, 3 sur l’oreille, 19 à la région mastoïdienne) et 27 seulement à gauche (1 sur le nez,. 14 sur la joue, 1 à la racine, du cou, 4 sur l’oreille, 7 à la région mastoïdienne).
Ces nævi ont précédé d’un an et demi les premiers troubles digestifs et de trois ans la période d'état de la cirrhose. Ils se sont donc développés au début de la période prodromique de l’affection. Aussi, nous paraît-il légitime de les compter au nombre des « petits signes de la cirrhose » de Laënnec décrits par Hanot en 1893.
L’HYPOPHYSE ET LA MÉDICATION HYPOPHYSAIRE
SYNDROMES POLYGLANDULAIRES, OPOTHÉRAPIE ASSOCIÉE, OPOTHÉRAPIE INDIRECTE.
Sur quelques effets opothérapiques de l’hypophyse. (En collaboration avec M. Arthur Delille.) Soc. de Thérapeutique, 22 janvier 1907.
Opothérapie hypophysaire et maladies toxi-intectieuses. (En collaboration avec M. Arthur Delille.) Soc. de Thérapeutique, 23 avril 1907.
Maladie de Basedow traitée par l’opothérapie hypophysaire. (En collaboration avec M.'J. Azam.) Soc. médicale des hôpitaux, 24 mai 1907, p. 550.
Érysipèles de la face au cours du traitement opothérapique ovarien. (En collaboration avec M. Arthur Delille.) Soc. médicale des hôpitaux, 7 juin 1907.
De l'utilité d’associer les médications opothérapiques. (En collaboration avec M. Arthur Delille.) Soc. de Thérapeutique, 12 juin 1907.
L’insuffisance hypophysaire et la myocardite. (En collaboration avec M. Arthur Delille).
Congrès français de médecine de Paris, 16 octobre 1907.
Action de l’opothérapie associée sur le syndrome de Basedow. Académie de médecine. 5 mai 1908.
Sur les effets des extraits d'hypophyse, de thyroïde, de surrénale, d’ovaire employés
en injections intra-péritonéales chez le lapin (injections simples et combinées.)
(En collaboration avec M. Arthur Delille.) Soc. de Biologie, 13 juin 1908, t. LXIV, p. 1036 et 28 novembre 1907, t. LXV, p. 499.
Insuffisance thyro-ovarienne et hyperactivité hypophysaire (troubles acromégaliques) ■
Amélioration par l’opothérapie thyro-ovarienne ; augmentation de t acromégalie par
la médication hypophysaire. (En collaboration avec M. Arthur Delille.) Soc. médicale des hôpitaux, 19 juin 1908.
Les syndromes polyglandulaires et l'opothérapie associée. Journal des Praticiens, 25 juillet 1908.
Syndrome polyglandulaire par hyperactivité hypophysaire (gigantisme avec tumeur de l'hypophyse) et par insuffisance thyro-ovarienne. (En collaboration avec MM. Arthur Delille et Monier-Vinard.) Soc. médicale des hôpitaux, 4 décembre 1908. La médication hypophysaire dans les cardiopathies. (En collaboration avec M. Arthur Delille.) Soc. de Thérapeutique, 9 décembre 1908.
marqué et l’hyperactivité accentuée d’une glande. Mais quel critérium histologique invoquer pour établir qu’il y a sécrétion normale en quantité et en qualité, viciation glandulaire, hypofonctionnement total ou partiel, hyperfonclionnement complet ou incomplet, etc? Pour les glandes, comme pour les autres organes, l’hypertrophie ne correspond pas systématiquement à l’hyperactivité. Si incomplètes que soient encore nos connaissances elles jettent déjà une assez vive lumière sur un grand nombre de tableaux cliniques.
Aux syndromes polyglandulaires, nous appliquons logiquement l’opothérapie associée, inventée par les auteurs des siècles derniers et que nous avons réhabilitée.
Notre méthode de diagnostic et de traitement est la suivante :
Nous examinons le malade, organe par organe, aussi complètement que possible. Nous notons exactement le pouls, la pression artérielle, les éliminations urinaires, le poids. Nous établissons les antécédents personnels, en insistant sur les moindres détails ; nous notons scrupuleusement les antécédents héréditaires. Nous procédons ensuite à l’examen du sang, au dosage de l'hémoglobine, à la numération des globules rouges, à celle des leucocytes et de leurs diverses variétés. Connaissant tous ces éléments, nous cherchons si le tableau clinique n’offre pas les signes d’une ou de plusieurs insuffisances glandulaires. Si le syndrome est cliniquement polyglandulaire, nous nous efforçons de dépister la glande la plus troublée dans son fonctionnement, la première glande malade, etc., puis nous instituons le traitement.
Il faut toujours commencer par un traitement uniglandulaire. On prescrira soit la glande de même nom que la glande altérée, soit une glande capable de stimuler cette même glande ou de diminuer son action, par effet de l’opothérapie indirecte. Celle-ci cherche à développer ou à modérer la fonction d’une ou de plusieurs autres glandes. Un extrait combattra efficacement les troubles sécré-
l’hypophyse, dont le poids était supérieur à la normale.
Malgré les obscurités qui régnent encore sur cette nouvelle et importante question de l'hypophyse, nos recherches ont permis d’y jeter un peu de clarté.