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AFFECTIONS DIVERSES

\nons, 1900, p. 158. ' f ‘ P aUques $u> e p

Dans la classe des péricardites urémiques et toxiques, on peut considérer des péricardites toxiques d’origine médicamenteuse. Depuis que l’on connaît le rôle de l’azotémie dans les péricardites brightiques, 1 a recherche de l’urée dans le sang, dans les membranes et dans le liquide péricardique s’imposera dans de nouvelles observations avec autant de soin que la recherche du toxique médicamenteux.

Kyste dermoide du médiestin antérieur. (En collaboration avec MM. Arthur Delillé et

Nandrot.) Soc. Anatomique, 18 janvier 1907.

M. Arthur Delille.) Soc. médicale des hôpitaux, 15 décembre 1907.

Sauf les cas où existe une voussure de la paroi, le kyste dermoïde ne se révèle par aucun des signes fonctionnels qui caractérisent les tumeurs médiastinales. La dypsnée seule indique la gêne intra-thoracique. La percussion

donne des zones de matité à situation très variable, séparées des zones sonores par une ligne irrégulière. L’auscultation fait entendre un mumure vésiculaire affaibli, quelques râles, parfois un léger souffle. Percussion et auscultation, si on ne tient pas compte de l’évolution de la maladie, peuvent faire penser à une pleurésie interlobaire, une pleurésie enkystée, un kyste hydatique, etc. Le cœur et le foie, d’ailleurs, sont souvent déplacés. La ponction exploratrice, quand elle est heureuse, lève les doutes, en ramenant un liquide séreux, jaunâtre ou verdâtre, chargé de grumeaux graisseux et montrant parfois au microscope des cellules épithéliales, des cristaux de cholestérine.

Aiguille trouvée dans le cœur d'une morphinomane ayant succombé très rapidement â des accidents inleotieux. (Eu collaboration avec M. L. Tixier.) Soc. médicale des hôpitaux, 20 juillet 1900.

Nous avons observé le fait curieux d’une aiguille fixée dans la cloison interauriculo-ventriculaire et dont la présence eut un rôle important dans la pathogénie des lésions cardiaques complexes qui ont entraîné la mort, et dont ,1a chronologie est vraisemblablement la suivante : Péricardite hémorragique contemporaine de la migration de l’aiguille; puis, septicémie ayant pourpoint de départ une plaie articulaire extrêmement septique; enfin, endocardite maligne rigoureusement limitée au cœur droit, principalement au niveau de l’oreillette, c’est-à-dire au lieu d’implantation du corps étranger. Comme il est assez rare de voir au cours d’une septicémie des lésions d’endocardite se limiter au cœur droit, on doit penser que l’aiguille a èu un rôle capital dans la localisation des lésions endocardiques.

Ascite et pleurésie opalescentes chez un cardiaque. Réaction myéloïde considérable du sang. (En collaboration avec M. L. Tixier.) Soc. médicale des hôpitaux ,23 mars 1906.

Le liquide pleural et le liquide péritonéal opalescents avaient des caractères communs importants : une constitution chimique presque identique et des éléments cellulaires très altérés. Ces deux épanchements opalescents résultaient probablement du même mécanisme, c’est-à-dire de la fonte des éléments cellulaires en suspension dans le liquide. Le fait hématologique particulier de notre observation est l’existencç d’une réaction myéloïde très importante, puisque, dans les deux dernières numérations, les chiffres variaient^ entre 7 et 8 myélocytes neutrophiles p. 100, et entre 27 et 29 hématies nucléées pour 100 éléments blancs, chiffres vraiment considérables. Nous pensons qu’il n’existe aucun rapport de cause à effet entre la présence des épanchements opalescents et

infeclion dont l’évolution a

cette réaction myéloïde. Celle-ci est due à une fort- lente.

Sur l'action cardiaque expérimentale de la papavérine. (En collaboration avec M. Des-

bouis.) Soc. de Biologie , 28 mars 19U.

Pal a attiré l’attention sur l’action hypotensive expérimentale de la papavérine. Nous avons vérifié expérimentalement cette action hypotensive et le résultat de nos recherches ne concorde pas entièrement avec celui de Pal. L'hypotension obtenue chez le chien par la papavérine est parallèle à l’augmentation du nombre des battements cardiaques. Le toxique agit sur le muscle cardiaque lui-même, produisant une diminution de l’énergie cardiaque. L’action hypotensive cardiaque de la papavérine s’opposerait alors, expérimentalement chez le chien, à l’action hypertensive cardiaque de la digitaline.

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