‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 14 · La transplantation du rein (Pour paraître en juin · texte numérisé non relu

La transplantation du rein (Pour paraître en juin

dans la Presse médicale ).

P la thèse de Lyon de Perrin.

Après avoir résumé; lés résultats expérimentaux obtenus jusqu’ici par Carrel, Ullmann, Decastello, Floresco, Guthrié, Stich, Jaboulay, Zaaijer, Borst et Enderlen, 1 Ünger, cl nos propres expériences, nous nous livrons fi l’analyse critique de; ces documents.

Les problèmes doivent être sériés en trois catégories : transplantation à un animal :

1* D'un de ses propres reins (autotransplantation). ‘

sécréter une urine; d’abord albumineuse, puis normale, quoique pauvre en urée. Or, lés-interruptions circulatoires les plus longues signalées jusqu’ici- étaient d’une heure seulement. Après les soixante-huit jours qu’a duré l’expérience, il n’a montré, à l’examen histologique, que des lésions de pyélonéphrite ascendante, dues à ce que l’uretère avait été abouché à la peau.

Cette question du traitement de l’uretère est.une des

II. Homotransplantation. — La transplantion d’un rein sur un animal de même espèce est compatible avec la conservation de la vitalité de cè rein et avec la sécrétion d’une uriné en apparence normale, riche en urée, quelquefois un peu albumineuse. Mais même dans les cas où l’animal a échappé aux complications précoces qui le menacent (les mêmes que dans les autotransplantations), et où il semble avoir recouvré, après deux ou trois semaines un état de santé satisfaisant, la survie n’a jamais été prolongée, et tous ont succombé dans le délai maximum d’un mois. De ce fait brutal, Borst'et Enderlen concluent à l’impossibilité de la survie prolongée après homotransplantation. Nous montrons que ce jugement est prématuré, car il se peut qu’une imperfection de technique soit seule en cause. En effet, les animaux de Borst et Enderlen sont morts très rapidement de choc, de thrombose vasculaire ou d’infection. Ces accidents précoces peuvent être évités, puisque les animaux de Carrel et de Unger y ont échappé. La mort tardive de ces animaux, sans cause précise, avec des phénomènes aussi curieux qu’une calcification généralisée de tout le système artériel (Carrel) est beaucoup plus troublante. Mais il y a dans la technique qu’ont suivie ces auteurs, un détail auquel nous attribuons la plus grande importance : les reins ont toujours été perfusés au sérum de Locke avant d’être transplantés. Or on sait, depuis les travaux histologiques de Rathery et ceux de Policard, la susceptibilité des épithéliums rénaux et les lésions qu’ils présentent dans une solution saline dès qu’elle n’est pas parfaitement isotonique. II était donc à prévoir que cette perfusion était très probablement nocive et nous nous en étions systématiquement abstenu dans toutes nos transplantations; les travaux expérimentaux tout récents (mars 1910) de Guthrie, ont prouvé sa nocivité : la simple perfusion des deux reins est mortelle dans un délai très variable, de quelques jours à quelques mois. Cette perfusion, que Carrel semble con-

!tre pratiquée dans

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