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Les applications du forceps au détroit supérieur

En raison des dangers qu’elles font courir à la mère et au foetus, les applications de forceps, dites de force, sont abandonnées.

Entre autres, celles qui se font au détroit supérieur, d’une exécution souvent difficile, offrent un pronostic particulièrement sévère. Tout le monde est d’accord sur ce point ; mon but fut, non pas de démontrer une fois de plus cette gravité, mais de l’expliquer, et aussi de chercher si parfois l’opération est encore de mise, et pourquoi.

125 observations, dont 100 au détroit supérieur rétréci, et 25 dans des bassins normaux.

La première série se rapporte à des rétrécissements rachitiques. 78 opérations ont été faites par moi-même, depuis le début de ma carrière jusqu’à présent; elles représentent donc à peu près la valeur moyenne de l’intervention, avec toutes les hésitations du commençant, d’une part, avec les résultats rendus plus heureux par l’expérience, d’autre part. La centaine est complétée par 22 cas empruntés à des maîtres dont l’habileté est reconnue, et qui, par suite, n’ont pu qu’améliorer ma statistique personnelle.

Sur le total de 100 femmes, 2 sont mortes (rupture utérine et rupture de la sym-

é. En étudiant

physe pubienne); sur l’ensemble des 100 enfants, 41 ont succombé détail, on arrive aux conclusions que voici :

a) Sauf exceptions, la tête fœtale à terme a des dimensions gui lui permettent de franchir sans dommages le détroit supérieur rétréci dont le promonto-sous-punieu est égal, ou à plus forte raison supérieur à 10 centimètres;

b) Ces exceptions sont beaucoup plus rares que les applications de forceps au détroit supérieur rétréci;

c) Au moins dans la proportion de 33 p. 100 (V. plus loin), le forceps, au détroit supérieur rétréci, est mortel pour le fœtus (le degré d’angustie fût-il très modéré), et ce danger ne provient pas, le plus souvent, de l’excès de volume de la tête par rapport aux dimensions du bassin.

S’il en est ainsi, le danger provient-il de la manière dont l’instrument est placé sur la tête?

Les chiffres répondent que la prise de la tête, qu’elle soit directe, oblique ou antéropostérieure, importe peu en ce qui concerne la gravité de l’intervention.

Alors autre question : « A-t-on de meilleurs résultats en employant tel forceps plutôt que tel autre?

Réponse.: Au détroit supérieur rétréci, la forme de forceps importe relativement peu. Au moins en ce qui concerne les enfants, la di^érence de pronostic n’est pas lellement sensible que l’on doive beaucoup compter sur l’emploi d’un forceps plutôt que d’un autre. C’est donc qu’il y a un élément qui prime tous les autres.

Or les relevés montrent que : l’application du forceps sur une tête fixée au détroit supérieur peut être quelquefois utilisée, tandis que sur la tête mobile au-dessus du détroit elle est défectueuse (16 p. 100 de mortalité fœtale dans le premier cas, 45 p. 100 dans le .second).

Examinons maintenant les 25 interventions au détroit supérieur normal.

Sur ce nombre, il n’y a pas eu de décès lîïaternel, ni rupture symphysienne, ni déchirure utérine; 3 enfants ont succombé (soit 12 p. 100).

A titre de conclusions :

■ L’application du forceps au détroit supérieur doit être rare; c’est une opération non de choix, mais de nécessité.

Elle est indiquée ;

A. — Quand le bassin est normal, la dilatation étant devenue spontanément complète, dans certains cas où l’enfant souffre et dans quelques autres circonstances (attitudes défectueuses de la tête, cordon trop court, etc.).

conditions encore, l’enfant souffrant, les divers moyens en usage contre la compression du cordon sont irréalisables ou sans effet.

Contrairement à. certaines idées reçues, l’essai du forceps ne laisse guère la ressource ultérieure de la version ; car, si l’instrument échoue, il aura déterminé une excitation de l’utérus suffisante pour amener sa contracture et empêcher l’introduction de la main jusqu’aux pieds, ou surtout l’évolution du foetus. Mieux vaut recourir d’emblée à la version si le bassin est suffisant par rapport au volume de

6. — Applications du forceps sur le sommet lorsqu’un anneau musculaire

est serré au niveau du cou, et empêche les épaules de descendre.

Situation souvent mauvaise. Application de pis-aller. Si la tête est dans l'exca^ vation, la prise classique est habituellement solide, mais des tractions énergiques seront nécessaires, et la difficulté surprendra l’opérateur si le diagnostic de la cause n’a pas été porté au préalable; le col est abaissé pendant les tractions et devient visible à la vulve.

Quand l’anneau rétracté maintient la tête élevée et mobile, le forceps sera d’un mamemeni, aifficile. Pourtant on sera bien forcé d’y recourir si la version est impossible et si l’opération césarienne tardive apparaît trop dangereuse. L’instrument placé sur les côtés de la tête glissera aisément, surtout si c’est un forceps croisé. J’ai essayé avec succès, sur le vivant comme sur le fantôme, l’application du front

7. — Essai des principes d’Hubert de Louvain combinés avec ceux de

Chassagny. (Modèle n» 7, flg. XLIV.)

Ce modèle, meilleur que les croisés ou les parallèles ordinaires, est cependant moins bon que les n” 5 et 6 {V. p. 93, fig. XLlI),ou surtout que le n«8 (p. 93, flg. XLIII). Le raccourcissement de la traverse qui a été recherché en vue'd’alléger l’instrument n’est pas heureux en ce que l’obliquité de la cuiller par rapport à la tête est moins

IV. — PUBLICATIONS DIVERSES SUR LA GROSSESSI'] L’ACCOUCHEMENT ET LES SUITES DE COUCHES

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