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Tuberculose et grossesse

Journal des Praticiens, 2 décembre 1893.

Deux cas de mort imprévue et rapide apres accouchement. (V. p. 147, 7“.) Société obstétricale de France, 18 avril 1893, 157.

Primipare d’apparence robuste. Application de forceps pour insuffisance des contractions utérines ; enfant vite et bien ranimé. Hémorragie de la délivrance. Mort subite quatre heures après Taccouchement. A Tautopsie, tuberculose miliaire des plèvres et en particulier des plèvres diaphragmatiques.

Aujourd’hui on ne manquerait pas de chercher la tuberculose des capsules surrénales.

Tuberculose méningée et grossesse.

En collaboration avec le D” Thoyer-Rozat.)

Société obstétricale de France, 8 avril 1904, p. 167.

Deux observations de méningite tuberculeuse, dans un cas à sept mois de grossesse, dans l’autre, à huit mois.

Difficultés du diagnostic ; la céphalée prime tous les autres symptômes ; vomissements, contractures, raie méningitique, fièvre variable, parfois nulle. Diagnostics discutés : éclampsie, vomissements graves auto-toxiques, méningite cérébro-spinale épidémique, dothiénentérie.

Importance de la ponction lombaire et de l’examen cytologique.

Dans le premier cas, opération césarienne pendant Tagonie; l’enfant, débile,

a survécu six heures; dans le second cas, l’accouchement prématuré spontané s’est produit au moment où on allait le provoquer. Enlant de 2.530 grammes, survivant.

Les deux mères sont mortes.

Tuberculose et grossesse.

Leçons de la Clinique Tarnier, en date des 23 et 27 octobre 1906, in Le Médecin praticien, 8 décembre 1908, n» 49, p. 773.

Analyse de 108 observations dont 12 personnelles.

Tuberculoses chirurgicales et viscérales.

Vomissements de forme incoercible chez les tuberculeuses enceintes, palpitations, œdèmes, pblegmatia alba dolens, albuminurie, pleurésie, pneumothorax, phtisie laryngée, pneumonie tuberculeuse, granulie, méningite.

Mort subite ou rapide par œdème de la glotte, hémoptysie foudroyante, tuberculose miliaire de la plèvre diaphragmatique. (V. p. 106, n" 10.)

Diagnostic différentiel entre l’infection puerpérale et la granulie, ce demie’' diagnostic plus souvent porté que vérifié.

La grossesse n’influence guère la tuberculose qui a sa marche particulière, sur

Les poussées congestives des poumons, Téolosion rapide de nouvelles granulations déterminent l’accouchement prématuré, à la suite duquel la mort survient souvent dès les premiers jours qui le suivent: de là l’opinion d’après laquelle l’accouchement aggraoerait la tuberculose, tandis qu’en réalité c’est l’aggravation de la tuberculose qui provoque l’accouchement.

Rejet de l’avortement provoqué chez les tuberculeuses, à plus forte raison chez les prédisposées.

Quand l’enfant est né, la mesure prophylactique la meilleure est de l’éloigner aussitôt du milieu familial contaminé.

11. — Des névralgies pendant la grossesse et la puerpéralité.

üeoue générale de Clinique et de Thérapeutique, Journal des Praticiens, 26 novembre 1890, n” 48, p. 764.

i% — Douleurs des jointures pendant la grossesse et les suites de couches.

Douleurs symphysiennes.

Renne générale de Clinique et de Thérapeutique, Journal des Praticiens, 29 avril 1891, n« 17, p. 258.

Société ^Obstétrique de Paris, 21 mai 1909, Bulletin, p. 195. Recherches de la clinique de la rue (TAssas, 1893.

Examen de 20 femmes enceintes normales et constatation du relâchement de la symphyse pubienne. Quand la femme est touchée debout, et marquant le pas sur place, le pubis qui s’abaisse est celui qui répond au pied qui se lève du sol; l’os iliaque privé de soutien subit la pesée des viscères qui reposent sur lui et s’abaisse.

La douleur sympbysienne commune est loin d’être proportionnelle au degré de relâchement. Beaucoup de symphyses relâchées et mobiles sont indolores; les symphyses serrées sont plus souvent douloureuses.

A part les arthropathies infectieuses, les douleurs tibio et médio-tarsiennes sont très communes dans les premiers jours qui suivent les relevailles. Elles sont souvent l’occasion d’erreurs de diagnostic concernant la phlébite.

J’ai accouché une scoliotique ayant comme beaucoup de ces femmes des mouvements imparfaits et limités, par suite d’une conformation vicieuse des os, dans une articulation coxo-fémorale. Les suites de l’accouchement furent normales; mais au lever, une douleur se manifesta dans cette articulation, avec une certaine gêne de la marche, qui dura quelques semaines.

Ces troubles articulaires se groupent, quelque disparates qu’ils paraissent.

■13. — Avortement.

Traitement de la rétention de l’arrière-faix dans l’avortement au troisième et au quatrième mois.

Reçue générale de Clinique et de Thérapeutique, Journal des Praticiens, n- 22 et 23, 30 mai et 6 juin 1889.

Traitement de la délivrance dans l’avortement incomplet.

Reçue généralede Clinique et de Thérapeutique, Journal des Praticiens, 2 mai 1896, n» 18, p. 282.

par où l’embryon s’est échappé, intéresse des villosités choriales, puisqu’elles existent aiors sur toute la périphérie de i’œuf. Il y a donc hémorragie, qui, en général, dure peu. Car l’œuf, presque entièrement libre d’adhérences dans la cavité utérine, sauf au niveau de la sérotine, peut revenir sur lui-même lorsque son contenu est évacué, d’autant plus que la paroi utérine se rétracte sur lui. Mais les points de contact de l’œuf avec l’utérus sont restreints, la paroi de l’œuf reçoit donc peu de sang puisqu’elle s’est rétractée sur elle-même. De là, putréfaction dans la cavité utérine d’une sorte de polype placentaire attaché à la matrice par un pédicule plus ou moins étroit.

Comme conduite à tenir, faire le toucher intra-utérin, reconnaître la masse polypoïde que forme l’arrière-faix (le doigt tourne autour de lui) et dilacérer le

Au quatrième mois, si, après l’expulsion du fœtus, l’arrière-faix ne se sépare sur aucun point, il n’y aura pas de septicémie, car la fusion du placenta avec l’utérus permettra à ce placenta de recevoir des matériaux nutritifs en quantité suffisante, jusqu’au jour où il sera expulsé frais et sans aucune odeur. Si ie placenta se décolle partiellement, il y aura écoulement de sang, compliqué bientôt de septicémie due à la putréfaction du cotylédon détaché.

En cas d’accidents, il faut faire le toucher intra-utérin. Ici, le doigt pénètre dans l’intérieur de l’œuf, au lieu de le contourner par sa face externe comme au troisième mois ; c’est que les caduques utérine et ovulaire sont soudées ensemble, et que les parois de l’œuf tapissent celies de i’utérus. Le doigt ou les deux doigts décolleront le délivre, et si des adhérences trop fortes empêchent de faire une déiivrance complète, on emploiera la curette qui trouve son application au quatrième mois mieux qu’au troisième, la surface d’insertion placentaire étant devenue beaucoup plus large.

Formes de l’utérus dans l’avortement incomplet.

Journal des Praticiens, 1898, n» 28, p. 441, et Reaues et Mémoires, 1900, p. 296.

Dans l’avortement incomplet, ou bien ia cavité cerneale, dite jadis cervico-segmentaire (à parois minces, où est descendue la majeure partie du déiivre presque complètement détaché), communique en haut avec un diverticule utérin, plus étroit, circonscrit par des parois musculaires épaisses appartenant au corps de la matrice proprement dit. Un pédicule mince attache encore le délivre en une petite région de cette loge supérieure. Ou bien, dans une seconde forme, le placenta est

re composée du corps et.

leur étant appendu.

Dans le premier cas, l’effort expulsit naturel est terminé, puisque le corps utérin est rétracté. Le délivre, chassé du corps en majeure partie, stagne dans la cavité cervicale dont les parois minces et flasques sont incapables de l’expulser; il y séjournera un temps indéfini et y subira, si l’on n’agit pa», des altérations septiques. Aussi, sans les attendre, doit-on intervenir dans ces cas, même en l’absence de tout accident.

Journal des Praticiens, 1890, 20 janvier, n» 3, p. 53.

De l’avortement multiple, et en particulier de l’avortement gémellaire,

En collaboration avec M. le DrMaygrier. {Archivesde Toxicologie, 1892, 25 février.)

Malgré les très nombreuses publications parues sur l’avortement et ses complications, c’est en vain qu’on cherchait alors dans la littérature un travail d’ensemble sur l’avôrtement multiple.

Sur une série de 2.097 accouchements, observés à la Pitié, il y a eu seulement 8 avortements gémellaires, soit, en moyenne, 1 sur 262.

Un fait curieux à noter est l’apparition de Vhydramnios dans bon noinbre de cas. Sans doute, cette complication est loin d’être rare dans les grossesses multiples, mais ce qui la rend ici caractéristique, c’est sa précocité et la rapidité de son déve-

pourtant recueilli

Avortement criminel.

Société obstétricale de France, 3 avril 1902.

Gravité souvent extrême des manœuvres criminelles. Dans furent avouées, les 5 femmes sont mortes.

1 criminelles

la femme

compliqués

diagnosti

a-utérine.

Une forme insolite de grossesse extra

(En collaboration avec M. le Dr Rochard.).

Présentation de la pièce et observation :

SocUté ÆOhslélriqm de Paris, 23 avril 1903 et 28 mai 1903, Bulletin, p. 179 et 226.

Société â! Obstétrique, de gynécologie et pédiatrie de Paris, 8 février 1909, p. 69.

Kyste contenant un fœtus de 3 mois et demi environ : les parois du kyste sont entièrement musculaires, mais sans communication avec la cavité utérine. Le liga¬

ment rond était en dedans, la trompe et l’ovaire attachés au bord externe et supérieur du kyste. Nulle menace de rupture au moment de l’opération; le diagnostic était fait de grossesse extra-utérine non rompue. Extirpation, guérison. Il s’agissait d’une grossesse interstitielle et développée dans la corne rudimentaire d’un utérus mal formé (fig. XLV, XLVI, XLVII et XLVIII).

A propos d’un cas de rétention pendant quatre ans d’un fœtus extra-utérin près du terme.

(En collaboration avec le Dr Bonchacourl.)

L'Obstétrique, novembre 1903, p. 481.

Femme enceinte pour la sixième fois, entre à la clinique Tarnier le 11 janvier

1899 : grossesse de 8 mois, entant vivant. Au début du deuxième mois, la malade avait éprouvé une crise de douleurs très violentes dans le ventre; le 16 janvier, nouvelle crise de douleurs avec lièvre et subictère, sans signes de travail, vomissements. A la suite d’une débâcle intestinale, amélioration ; le 3 février, on n’entend plus les battements du cœur fœtal. Le 26 mars, crise de douleurs qui ont les caractères des tranchées utérines. Le 30 avril, la femme quitte l’hôpital, sans avoir accouché. En février 1900,- radiographie par Bonchacourt, donnant des résultats négatifs ; cependant, le diagnostic de grossesse extra-utérine déjà porté est maintenu. Le 1® août 1903, des douleurs abdominales très vives se réveillèrent, et obligèrent la femme à revenir à l’hôpital et à accepter une intervention; le 3 septembre 1903, laparotomie, extraction d’un fœtus long de 55 centimètres, mais pesant seulement 1.525 grammes (de coloration jaunâtre : sa peau donne une sensation savonneuse, sa face est peu déformée, mais la tête est aplatie transversalement) ; marsupialisation de la poche kystique, guérison.

A l’occasion de ce fait, recherche des cas assez nombreux, semblables au nôtre.

Considérations sur la rétention des fœtus extra-utérins (pathogénie de la conservation, anatomie pathologique des lithopædions, symptomatologie, traitement). ,

Kyste foetal compliquant une grossesse utérine.

(En collaboration avec le D' Keim.)

Société d'Obstétrique et de gynécologie de Paris, mai 1914.

Tumeur plus grosse qu’un poing d’adulte, crépitante, flanquant l’utérus où se développe normalement un fœtus. La femme refuse toute intervention. Accouchement normal ; enfant vivant. Suites normales. La radiographie avait, à deux reprises, révélé des fragments de squelette (crâne, os longs).

"15. — Saturnisme et grossesse.

Journal des Praticiens, 15 août 1896. •

16. — De l’influenza dans ses rapports avec la grossesse, l’accouchement et les suites de couches.

Journal des Praticiens, 24 octobre 1896.

17.;— Les infections intra-utérines du fœtus, la syphilis exceptée.

Sociëé de Médecine et de Pharmacie de Toulouse, prix Gaussail, médaille d’or, 1896, et Revues et Mémoires, 1900, p. 9.

Ce travail comprend deux parties. La première traite du passage de la mère au foetus des infections suivantes: charbon bactéridien et symptomatique, sèpticémie vibrionienne, choléra des poules, infection pyocyanique, streptocoocie, infection par le proteus vulgaris, staphylococcie, colibacillose, ictère grave, fièvre typhoïde, variole, vaccine, rougeole, scarlatine, suette miliaire, oreillons, coqueluche, rhumatisme articulaire aigu, paludisme, choléra, typhus, grippe, pneumonie, tuberculose, infection aspergillaire, gonococcie, rage, morve, diphtérie, tétanos.

La deuxième partie du mémoire traite des infections amniotiques. (V. p. 133.)

De l’hérédité infectieuse.

Revue de Thérapeutique médico-chirurgicale, 15 septembre 1896, n» 18, p. 547.

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