Hémorragies ombilicales du nouveau-né
Reçue obstétricale inlernationale, 11 novembre 1897, p. 261, et Traüé des Maladies de l’enfance de Gràncher, Marfan et Comby, loc. cit.
Mauriceau sont capables de contusionner le sommet du poumon ; la localisation de répanchement dans cette région s’explique ainsi pour un certain nombre de faits.
Symptômes. — Dans les formes traumatiques, réellement obstétricales, ou quand il existe une malformation, les accidents apparaissent de très bonne heure, et la mort survient en quelques instants ou, au plus tard, dans le courant du premier
Les autres formes prêtent à une analyse symptomatique plus détaillée.
Le phénomène le plus visible et le plus constant est la cyanose : l’enfant est flasque, inerte, asphyxique. On note de temps en temps de l’œdème des membres intérieurs.
Avant même la venue de la cyanose, où en même temps qu’elle, ou plus ou
nettement sanglante qui souille son oreiller. Cette hémorragie externe se fait sans effort de vomissement, ou tout au contraire elle revêt les allures d’une véritable hématémèse; il peut même y avoir du mélæna. D’autres fois, le sang coule en abondance à la fois par la bouche et par le nez, quelquefois uniquement par le nez. Mais il faut savoir que l’hémorragie externe manque assez souvent ou passe inaperçue.
Le pronostic est très grave. Dans nos observations, la terminaison fatale a été constante.
7. — Des accidents broncho-pulmonaires et hépatiques chez le nouveau-né, en rapport avec l’infection du liquide amniotique.
(En collaboration avec le D' Détienne), Médecine moderne, 30 juin 1891.
Lorsque l’infection du liquide amniotique se produit après la rupture prématurée des membranes, l’altération septique de ce liquide peut se produire avec une grande rapidité; parfois, en effet, quelques heures suffisent.
Sans parler de la mère, l’enfant peut naître vivant, bien portant, et rester tel; ou bien il devient malade; dans notre observation, il fut pris de broncho-pneumonie dix-huit heures après sa naissance et d’ictère le surlendemain.
Il mourut cinquante-deux heures après sa naissance.
L’autopsie fut faite cinq heures après la mort. A l’ouverture de l’abdomen, aucune odeur fétide n’avait été perçue; à l’ouverture du thorax, une odeur de putridité très manifeste se dégagea des poumons.
Ceux-ci présentaient de nombreux noyaux d’hépatisation dont quelques-uns commençaient déjà à suppurer.
Dans le sang du cœur, on a trouvé un diplocoqne susceptible de former en culture de courtes chainettes.
Dans la bile, on a rencontré ce même diplocoqüe, plus une variété particulière de bacterium cqli. Le foie portait la trace d’une infection ou plutôt d’une intoxication aiguë. La dégénérescence graisseuse y était accusée.