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CHIRURGIE DES MEMBRES

Contribution à l'étude des luxations de l’épaule en arrière

Nous étudions le diagnostic, les complications nerveuses et la pathogénie de ces luxations, en nous aidant d’observations originales, d’expériences cadavériques et du dépouillement des observations anciennes.

- î* Diagnostic. — \\ est souvent méconnu et a donné lieu à des erreurs demeurées célèbres. La cause parait en être dans la difficulté que l’on éprouve très souvent, dans cette variété de luxation, à reconnaître, par le palper, la tête humérale dissimulée sous l’acromion ;

2" Complications nerveuses. — Elles sont caractérisées par des paralysies du nerf circonflexe. Les classiques, sauf Farabeuf, s’en sont peu occupés. Des paralysies persistantes, mais curables existaient dans nos deux observations. On tend actuellement à considérer les troubles nerveux qui accompagnent les luxations de l’épaule, comme se produisant parallèlement et non consécutivement à la luxation. Cette notion, exacte pour les déplacements en avant et en dedans de la tête humérale, n’est point complètement applicable à ses déplacements en arrière. En produisant expérimentalement des luxations scapulaires postérieures, nous avons constaté que le nerf circonflexe se tendait fortement et se trouvait serré entre

l’humérus et le tendon rigide du long triceps. Deux fois, la rotation interne étant poussée à l’extrême, le nerf se déchira ;

3“ Pathogénie. — Il est facile de reproduire sur le cadavre des luxations de l’épaule en arrière par la torsion interne de l'humérus combiné à son élévation. Une grande force n’est, le plus souvent, pas nécessaire.

La tête humérale s’échappe-t-elle de la capsule, en passant directement en arrière (A. Cooper), ou descend-elle d’abord dans l’aisselle, pour ensuite remonter en arrière (J.-L. Petit) ? Ce dernier mécanisme doit s’appliquer, au moins à certains cas. Ainsi, chez nos deux blessés, la réduction a été précédée d’une transformation de la luxation postérieure en luxation inférieure et s’est effectuée en deux temps. N’est-on pas alors disposé à admettre que la tête a suivi, pour sortir de la cavité glénoïde, un chemin analogue à celui qu’elle a pris pour y rentrer?

transitoire et cessera de se produire quand disparaîtront les causes irritatives, l’arthrite qui le détermine.

Le raccourcissement du tibia sera persistant, parce qu’il tient à une destruction partielle du cartilage.

Peut-être pourra-t-on utiliser ces données pour la localisation des lésions osseuses.

En tout cas, elles comportent par elles-mêmes, un traitement. En déterminant un allongement même passager, ou un raccourcissement du membre malade, elles sont pour lui, une .cause d’attitudes vicieuses et en particulier de genu valgum. On peut le faire disparaître en égalisant les deux membres par les moyens orthopédiques les plus simples.

Présentation de pièces anatomiques.

(En collaboration avec M. Muller. Société des sciences médicales, mars 1907.)

.. Nous comparons deux pièces recueillies à l’amphithéâtre sur des sujets âgés. Ce sont deux squelettes de pieds bots varus équins;bien qu’affectésde déviations semblables, ils présentent cependant des dissemblances qui permettent de reconnaître à l’un une'origine paralytique, à l’autre une origine congénitale. Le premier est un pied uniformément atrophié, le second présente des régions atrophiées alternant avec des régions hypertrophiées. Les unes répondent à des parties devenues fonctionnellement inutiles par le fait de la déformation, les autres à des points d’appui nouveaux. On peut également vérifier sur cès pièces l’exactitude du moyen donné par Hoffa pour distinguer, au point de vue anatomo-pathologique, le pied bot congénital du pied paralytique invétéré : sur l’un la malléole externe se rapproche et vient au contact du calcanéum;

Des travaux récents ont montré la fréquente gravité de cette fracture, autrefois considérée comme bénigne. Nous présentons une piece anatomique, exemple typique d’une des consolidations vicieuses qui suivent assez souvent cette fracture. L’extrémité inférieure du fragment inférieur a, avec le pied, basculé en avant. Le tibia décrit un arc de cercle à concavité antérieure et la marche ne devait se faire qu’en talonnant.

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