Titres et travaux scientifiques
Médecin en Chef du Service Central de Psychiatrie du Gouvernement Militaire de Paris (Val-de-Grâce) ;
Médecin Inspecteur des maisons de santé privées de la Seine, réservées au traitement des aliénés ;
Membre du Conseil supérieur de l’Assistance Publique ;
Membre du Conseil supérieur d’hygiène publique de France ;
Membre et ancien Président de la Société de Médecine légale de France ;
Membre et ancien Président de la Société Médico-psychologique ;
Membre fondateur et ancien Président de la Société clinique de médecine mentale ;
Membre fondateur de la Société de psychiâtrie ;
Membre et Président de la 7“ Commission (assistance et législation; armée ; marine ;) à la Ligue d’hygiène et de prophylaxie mentales ;
Membre (pendant la guerre) delà Commission Consultative supérieuic du Service de Santé Militaire.
Médecine légale
avait une mémoire précise et dirigeait avec intelligence son ménage : sous l’influence d'idées mélancoliques et d’obsessions, elle tente de s’asphyxier ; immédiatement après, la mémoire s’obscurcit et la malade perd la faculté de se souvenir des faits qui vont s’accomplir pendant
On est autorisé à conclure de ces faits que si, chez certains individus, le premier symptôme de l’intoxication oxycaibonée est l’amnésie, chez certains autres, le poison, négligeant les centres supérieurs, agit au
se passent pas autrement.
Parmi l'es conséquences médico-légales qu’on peut tirer de ces observations, il en est une plus particulièrement saisissante: il est possible à un meurtrier, dans des conditions déterminées, de se débarrasser d’une personne gênante en l’asphyxiant par l’oxyde de carbone et en prenant certaines précautions pour faire croire à un suicide : l’assassin agira avec la probabilité que la victime, si elle échappe, sera hors d'état de
dans la polynévrite, sont, chez notre malade, plutôt exagérés.
Les troubles de la mémoire sont très profonds : non seulement C. a oublié l’accident et les faits consécutifs, mais, jusqu’à ce jour, toutes les fois que nous l’avons interrogé sur sa vie antérieure, nous avons
rage. Le point intéressant de son histoire est que, tout d’abord, on pensa à des accidents alcooliques. On fit surveiller M. X... qui exerçait la profession de frotteur et il fallut bien se convaincre qu’il ne
Il convient d^insister sur ces deux observations au point de vue médico-légal, parce que, si la découverte des cadavres avait été faite dans un autre milieu et si des circonstances accessoires, telles que le désordre de l’appartement, une apparence de vol, les traces d’un ami de passage. etc., s’y étaient'prêtées, on aurait pu penser à un assassinat.
Les deux cadavres, en effet, ont été trouvés dans l’attitude semblabie à ceile qu’iis auraient eue si une main crimineile, surprenant ia victime dans le sommeil, l’avaient étouffée en lui maintenant la tête appliquée sur l’oreiller.
La chemise de l’une des deux femmes était relevée jusqu’à la ceinture, comme elle l’aurait pu l’être si une tentative de viol avait été commise.
Les couvertures du lit semblaient avoir été rejetées, par une main étrangère, sur la tête de la victime, comme pour retarder le moment où la mort serait constatée, en laissant croire, le plus longtemps possible, au sommeil de Mlle X.
La contracture, en flexion, des doigts aurait pu faire soupçonner une lutte, tandis que la constatation des taches de l’oreiller n’était pas faite pour infirmer l’hypothèse d’un meurtre ; et, cependant, ces signes, de même que l’émission d’urine, de matières fécales et la morsure de la lèvre, ne sont simplement que les conséquences, très fréquentes, pour ne pas dire habituelles, de l’attaque d’épilepsie.
traumatisme opératoire sur la psychose, et nous avons vu combien le premier prêtait à la critique.
Everke a signalé, en 1895, une observation où on voit l’influence d'une cause étrangère à l'opération :
dans le museau de tanche. Elle a d’ailleurs d’autres idées de persécution.
-Les idées hypochondriaques de cette malade et ses idées de persécution se sont développées parallèlement sans que les unes aient succédé aux autres, ainsi que cela se rencontre souvent.
Les préoccupations, au sujet de la santé, ont mis trente ans à évoluer vers l’idée hypochondriaque confirmée qui poussait la malade à se faire opérer. Il est évident que, dans ces conditions, toute opération
tes, donnent surtout les délires septiques, ce quées pour des symptômes subjectifs, souvei simulés chez les prédisposées et les aliénées ces prétendues psychoses, épisodes dans une
sont les opérations p at imaginaires et pa antérieures, qui don**v.**.
longue histoire patholo-
délires fébriles ou rentrent dans la troisième catégorie que nou; établie dans ces observations.
Si on ne peut contester d'une façon absolue l'existence dr post-opératoire après les opérations gynéco'logiques, délire qui réel dans notre deuxième observation, on peut affirmer qi exceptionnel et qu'en tous cas il ne présente pas cette fréqu complaisamment annoncée par les auteurs sur des observai plus souvent incomplètes.
Il faut, à notre sens, dans les opérations gynécologiques, dis deux groupes :
lions les plus épouvantables qui frappent l’humanité ; le médecin doit tout mettre en œuvre pour soigner son malade, même contre le gré de l’aliéné qui demeure presque toujours, il ne faut pas l’oublier, dans l’ignorance complète de son état mental.
Dans un rapport adressé au Préfet de la Seine, MM. Pozzi et Picqué, chirurgiens des asiles de la Seine, après avoir étudié les différents problèmes que pose la question de l’intervention chirurgicale chez les aliénés, ont montré que les opérations pratiquées dans les asiles ont pour but et pour résultat ;
(1) Société de médecine légale de Fr
e. (Séance du
ne présenter dans ces cas aucune prédisposition héréditaire ou ac-
Dans le deuxième, cette prédisposition constitue la principale cause efficiente : la symptomatologie est très variable et dépend surtout de râge du malade, des antécédents héréditaires, du degré de la prédis-
Ces deux malades présentent donc des caractères communs : ce sont deux dégénérés, deux saturnins qui, sous l’influence d’excès alcooliques, accomplissent des attentats à la pudeur. Le fait n’est pas rare chez ces sujets. Il semble que, sous l’influence de l’intoxication, les malades déjà préparés par leur état dégénératif perdent.davantage de leur empire sur eux-mêmes au point de pouvoir encore moins résister aux impulsions. Cet état d’esprit est d’ailleurs, en petit, celui que l’on retrouve dans les paralysies générales saturnines, mais tandis que chez ces pseudo-paralytiques généraux, cet état d’esprit est permanent, chez les malades, tels que ceux que nous présentons, il est épisodique
Qu’arrive-t-il, en
lient et suppriment la responsabilité, est une lotre régime social.
La question suivante a été posée aù Conséil supérieur d’assistance publique par M. le Président du Conseil, Ministre de Tlntérieur :
L’assistance médicale gratuite est-elle due aux aliénés ? En d’autres termes, les aliénés non dangereux et curables peuvent-ils bénéficier de la loi du 15 juillet 1893 dont l’article premier est ainsi conçu :
« Tout Français malade privé de ressources, reçoit gratuitement,
« rassistance médicale à domicile, ou, s’il ne peut être utilement soi- « gné à domicile, dans un établissement hospitalier. »
Avant de répondre, on doit se demander si la pratique actuelle ne résoud pas d’une façon suffisante la question de l’assistance des aliénés ? Les aliénés, conformément aux termes de la loi de 1838, ne sont-ils pas placés dans les asiles, établissements hospitaliers créés expressément pour eux ?
Mais, la loi de 1838 ne concerne pas tous les aliénés indistinctement; en effet, il ne faut pas perdre de vue qu’avant tout, elle vise la sauvegarde publique plutôt qu’elle ne s’occupe d’assistance ; elle ne met les Préfets dans l’obligation de placer les aliénés que le jour où ceux-ci
Les aliénés inoffensifs ne sont donc pas placés par les soins de l’autorité : il leui' reste la voie du placement volontaire ; mais cette façon
de la loi commune : la loi de chaque état établit les privilèges dont
Les lois des états de New-York, Souva, Michigan, Pensilvania et Nebraska spécifient qu’il est défendu aux médecins ou chirurgiens de dévoiler toute information acquise dans leurs relations avec les ma-
Dans les états de Californie, Colorado, Utah, Minnesota, Nevada, North Dakota, Orégon, Utah, Washington, Mantona, Ohio, Wyoming, Indiana, Kansas, Missouri et Oklahoma, la loi décide que le médecin ne peut pas témoigner en justice.
Dans les codes d’Arkansas, North Carolina et Wisconsin, il est spécifié que le médecin n’est pas obligé de témoigner. Cependant, dans la loi de North Carolina, il est fait une exception dans le cas où le juge
à leurs occupations, quand leur entourage sait les surveiller, mais il appartient à la société (et c’est un devoir impérieux pour elle), de protéger ses membres contre les seconds, dont la place est à l’asile et non au milieu de leurs semblables.
Aliénés délirants processifs
Il est fréquent que des aliénés soient condamnés par des tribunaux pour des crimes ou délits dont, au bout d’un temps plus ou moins long.
îuvent présenter par elleslologique. Elles comportent
•e service de Villejuif une malade qui concieige avec laquelle elle échangeait
agi simultanément.
Nous avons relevé ses antécédents, son hérédité névropathique et noté, aussi, qu'il est un prématuré. Nous avons vu encore qu’il présente quelques signes physiques de dégénérescence.
Nous pouvons espérer qu’il ne s’agit, chez lui, que d’une bouffée délirante de dégénéré. Le pronostic devra, cependant, être réservé, car si ces états à délire polymorphes, imprécis, flous et changeants sont
accompagnés de maniérisme, ne sont souvent que le prélude d’un état confusionnel, précurseur lui-meme de la démence.
Médecine légale de guerre
Les comitiaux à l’armée <’>
VInstmction sur l’aptitude physique au service militaire, à l’article 53 du chapitre relatif aux affections des centres nerveux entraînant l’inaptitude, dit que « l’épilepsie (mal comitial) motive l’exemption et la réforme ».
11 en résulterait que tout soldat, atteint d’épilepsie, doit être réformé, n’eùt-il un vertige comitial tous les deux ou trois ans, si cet accident est constaté. Mais, d’autre part, dans le chapitre qui précède la nomenclature des cas de réforme, il est spécifié que « certaines maladies, infirmités ou vices de conformation » qui permettent parfois d’utiliser un homme dans le service auxiliaire ou même dans le service armé « peuvent cependant légitimer la réforme quand elles atteignent certains degrés », une nomenclature qui comprend en même temps « les affections absolument incompatibles avec le service militaire » : et dans cette nomenclature figure l’épilepsie constatée, qu’il soit établi aucune distinction entre l’épilepsie essentielle et l’épilepsie symptomatique d’une intoxication ou du type Bravais-
jouer automatiquement l’article 63 et, toutefois, sans rien cacher de
tés à la rédaction suivante applicable aux épileptiques n’ayant que de comts et rares vertiges ou attaques et, par conséquent, très utilisables comme non combattants : troubles nerveux, à manifestations intermittentes, incompatibies, en raison de leur forme, avec le service armé mais compatibles, en raison de leur rareté, avec le service auxiiiaire.
Cette formule peut s’appliquer à beaucoup de convulsivants (hystéro-épileptiques, comitiaux, Jacksonniens, etc.).
se présentant h des intervalles de plusieurs mois et sans déliixî consé-
L’examen du malade a montré qu’il présente une légère réaction méningée que nous sommes portés à attribuer à l’action de l’infection typhique : cette infection aurait ainsi réveillé un vieux foyer méningitique et déterminé les crises d’épilepsie. La question qui se pose alors est la suivante : Y a-t-il lieu de tenir, ou non, compte de l’existence de l’ancien foyer méningitique, bien antérieur à tout service militaire du malade ?
En raisonnant médicalement, on pourra dire : si le malade était déjà atteint de méningite latente, avant sa fièvre typhoïde contractée au service militaire, le réveil de sa méningite, accompagnée d’épilepsie Bravais-Jacksonienne, ne peut être mis, dans son entier, sur le compte direct de la fièvre typhoïde. En ce cas, deux solutions sont à envi-
pas qu’à Tarrière : il existe également au front où le phlegmon au pétrole est des plus fréquents ; il y prend seulement des formes un peu différentes en raison du fait que les complices sont, en général, des camarades de régiment. II y a même, à l’avant comme à l’intérieur, un véritable tarif pour ces coupables opérations.
En outre, par contagion, l’exemple des autres peut également entraî-
Au front comme ailleurs, on ne viendra'à bout de ces supercheries et de la contagion qui les répand qu’en sévissant, non seulement contre ceux qui s’en rendent coupables, mais aussi en poursuivant tous ceux qui, à un titre quelconque, interviennent comme complices, ajoutant leur action personnelle à la contagion inévitable de tels actes.
L’autorité militaire est, aujourd’hui, mise en garde contre la répétition de pareils faits, mais elle doit naturellement viser à l’empêcher en atteignant les complices, qu’ils se trouvent à l'arrière ou à l’avant.
La répression de semblables faits ne sera complète qu’autant qu’ils pourront être atteints dans leur origine et que les principaux coupables qui se cachent seront également poursuivis. C’est dire qu’il faudra toujours penser à la possibilité de complicités, afin d’en rechercher les auteurs, où qu’ils soient et sous quelque aspect qu’ils se présentent.
de départ d’obsessions qui ne tardent pas à.
Mais tous ces « phobiques » sont des prédisposés et beaucoup por-
Les problèmes qui se poseraient au sujet d’obsédés ordinaires, se compliquent de questions nouvelles quand il s’agit de soldats.
plus ou moins long, acheminés sur un Centre de neuro-psychiatrie. Ils y ont fait des séjours de six mois, un an ou plus encore.
On a essayé, sur eux, tous les procédés de traitements habituels : psychothérapie, rééducation, physiothérapie, isolement, coercition,
même à la réforme temporaire, sans parler de ceux qui ont été réformés définitivement, avec ou sans gratification.
Le temps n’apportant aucune modification, le cycle d’hospitalisation recommençait, au hasard des domiciles, de telle sorte qu’avant de revenir dans un Centre de spécialités, ils étaient repassés par un plus ou moins grand nombre de services de médecine générale.
Quelques-uns de ces « persévérateurs », comme on les appelle, ont bien été dirigés sur leur corps, mais ils en ont été presqu’aussitot renvoyés, toujours par la voie d’hospitalisation.
C’est dans ces conditions que le Centre des psychoses du Val-de-
Ils nous arrivent, tantôt après la longue pérégrination hospitalière que nous avons indiquée, tantôt pour expertise demandée par le ser-
vite et plus complètement que les divergences d’intérêts auxquelles ils peuvent donner lieu sont plus rapidement et plus définitivement réglées,
Emet le vœu :
1° Qu’il soit prévu, après la cessation des hostilités, une prolongation d’hospitalisation pour tous les militaires atteints d’accidents hystériques rebelles, en vue de leur assurer la continuation du traitement
congénitaux et les manifestations pithiatiques
On sait que la loi du 31 mars 1919, destinée à indemniser les infirmes et les malades de la guerre, admet systématiquement « la présomption légale d’imputabilité au service », en ce qui concerne tous les troubles mentaux nécessitant ou non l’internement (2). Elle l’admet, de même, en ce qui concerne :
« 1“ les accidents hystériques ou pithiatiques associés à des désordres physiopathiques ;
« 2" les accidents hystériques ou pithiatiques associés à des désor-
« 3“ les états neurasthéniques avec adjonction de troubles objectifs ou de troubles mentaux : troubles névropathiques légers, paralysies,
ciés à des troubles psychopathiques, etc... (3). »
100 0/0 ; « L'experf, dit le guide en question, n’oubliera pas la présomption légale d’imputabilité au service. Il ne perdra pas de vue que la preuve de la non-imputabilité est à la charge de l’Etat. Il ne recherchera cette preuve que si l’examen du dossier et l’état de la science lui permettent de l’administrer d’une manière indiscutable. »
Les conséquences de cette législation, en ce qui concerne les manifestations pithiatiques ont été depuis longtemps prévues.
Pendant la guerre, la Société de Neurologie et la réunion des médecins-chefs des centres neuro-psychiatriques, n’ont cessé de s’opposer à la réforme des militaires atteints de troubles fonctionnels d’origine hystérique. J’ai attiré, dès le mois d’octobre 1917, l’attention de la Société de Médecine légale sur cette peu intéressante catégorie d’invalides de guerre (1).
Malgré nos desiderata, un très grand nombre de pithiatiques ont
pouvons, aujourd’hui? apprécier les résultats de cette mesure destinée à débarrasser l’Etat ou ses représentants, de malades difficiles à traiter et très fréquemment revendicateurs. On en a fait, dans l’immense majorité des cas, des infirmes définitifs, qui vont rester à la charge de leur famille ou de la Société, alors qu’on aurait très bien
leur arrivée sous les drapeaux. Mais ce délai est le plus souvent trop court pour permettre au Commandement et au médecin de se rendre compte qu’ils se trouvent en présence d’un anoimal. Les réactions morbides de ces psychopathes constitutionnels ne se manifestent pas d’une façon immédiate et on ne peut considérer comme inadaptables, sans une mise en observation prolongée, la plupart d’entre eux. Un très grand nombre ne peut être éliminé de l’armée avant le soixantième jour. Très'fréquemment, ils le sont à propos d’une expertise médico-légale nécessitée par une faute grave contre la discipline, un crime ou un délit, parfois même par Ja répétition d’actes délictueux. Et si on les réforme, la présomption legale d’origine s’applique à leur cas particulier. On est donc obligé de les rejeter de l’armée avec une pen-
sion, qui récompense, par exemple, plusieurs fugues, une désertion.
seil de guerre pour désertion, insultes à un supérieur à l’occasion du service, et qui étaient réellement inaptables à cause de leur débilité ou de leur déséquilibre constitutionnels. Ces sujets n’en menaient pas moins, avant leur arrivée au régiment, une existence à peu près normale et l’un d’eux, ouvrier métallurgiste, intelligent, gagnait très largement sa vie. Les centres de réfonne leur ont à tous fait attribuer une pension variant de 40 à 80 0/0. La présomption légale d’origine s’appliquait à leur cas, puisqu’ils avaient les uns et les autres plus de deux mois de service et puisque, d’autre part, la preuve ne pouvait être faite que leur état mental était, avant leur incorporation, le même qu’au moment de leur réforme.
La loi du 31 mars 1919 donne donc, en somme, une véritable prime à l’indiscipline habituelle. S’ils étaient suffisamment habiles et au courant de la situation, la plupart des mauvais soldats, objets de punitions fréquentes, arriveraient sans peine à. se faire éliminer de l’armée avec une pension, sans que leur capacité de travail se trouve le moins du monde diminuée. Car la plupart de ces débiles ou déséquilibrés gagnent leur vie après réforme comme ils la gagnaient avant.
Quel peut être le remède susceptible d’améliorer cette situation ?
En ce qui concerne les pithiatiques réformés temporairement pendant la guerre, nous croyons qu’il n’y a plus qu’à regretter une série de décisions contre lesquelles plus rien ne peut être tenté. Les persévérateurs, en possession de leur réforme définitive, demeureront, pour
ne tardent pas à en repartir. C'est, en un mot, la continuité de leur errance, leur migration qui ne s’achève pas ou plutôt qui ne s’achève
La lutte qui accompagne certaines obsessions avant l’impulsion libératrice, est assez rare dans le cas qui nous occupe, ou, si elle se produit, on n’y retrouve pas l’angoisse des grands obsédés.
Ce déterminisme très spécial de la fugue des petits états mélancoli-
jusqu’ici.
Au point de vue médico-légal, il est intéressant de préciser la fré-
Hygiène publique
Les stupéfiants et la santé publique
La loi du 18 Juillet 1916 doit-elle être réformée 7 (>>
Les dangers que font courir à l’individu et à la race l’emploi injustifié de certains médicaments, préoccupent depuis longtemps l’hygiéniste et le législateur. Lorsque les médecins ont poussé le cri d’alarme, l’opinion s’émut à son tour. C’est dans ces conditions que le Parlement vota la loi de 12 juillet 1916, réglementant l’emploi de certains
(plus grande sévérité de la part des juges ; surveillance plus effective de la Police), sans préjudice des démarches spéciales auprès d’autres autorités, en particulier du Préfet de Police à Paris, le Ministre de l’Hygiène et de l’Agriculture dont relève l’inspection des pharmacies.
Comme conclusions, les 1" et 7* commissions réunies vous proposent les résolutions suivantes :
La Ligue de Prophylaxie et d’Hygiène mentales,
Considérant les dangers que fait courir à l’individu et à sa descendance, et aussi bien à la sécurité publique, l’usage injustifié, de plus en plus répandu, des poisons stupéfiants visés dans le tableau B du Décret du 14 septembre 1916,
neuses soit plus vigilante et plus rigoureuse ;
2“ que les Parquets soient invités à requérir contre les délinquants
d’aliénées :
aliénées
agitées et dangereuses ;
idées délirantes, trop transitoire tuer un délire systématisé. Noi convulsifs classiques, mais seul divers, des extrémités et des lè\ L’état de besoin apparaît plus deuxième jour : il est moins im
»uii 1 «iittiblissement physique. Les es, ne nous ont pas permis de reconstius n’avons pas retrouvé les accidents ilement du tremblement, à des degrés vres avec parole saccadée et explosive, s tôt que dans la morphine, parfois au ipérieux. II est très rare que les cocaï-
plus fréquémment ;
cuite de la forme d’un gobelet, mais présentant près de sa base un petit trou ; dans ce gobelet, il mettra quelques pincées d’une herbe sèche, et, appliquant ses lèvres à l’ouverJure inférieure, il allumera cette pipe originale et aspirera goulûment quelques bouffées ; peu après, une sorte d’excitation euphorique l’agitera ; puis, si la dose a été trop forte ou plusieurs fois répétée, l’agitation cédera la place à un état de torpeur, au dégoût du travail, à la rêvasserie, forme atténuée de l’onirisme narcotoxique.
L’agent producteur de cette sorte d’ivresse n’est autre que le chanvre indien. Il est connu à Maurice sous le nom de gandia qui est aussi celui qu’on lui donne aux Indes. Ce nom désigne spécialement la plante que le langage scientifique appelle « canabis indica ». On le dénomme encore bango ou banghi, aux Indes. Ce dernier vocable dési- , gne plus expressément la plante séchée du préparée pour être fumée, alors que « gandia » s’applique surtout à la plante intacte et naturelle. Haschich est un terme arabe qui signifie l’herbe, dont dérive le
(1) En collaboration avec le Docteur Louis Livet, médecin adjoint des Asiles. Bulletin de la Société de Médecine légale. Séance de janvier 1921. —
de tabac ou de maïs et confectionnent ainsi un gros cigare qu’ils I
""au Mexique et pareillement en Turquie, on fume encore des cii rettes en utilisant un mélange de tabac et de feuilles de chanvre ;
l’emploL^ ■ lé • t d
sujet, pour expliquer des actes accomplis sous l’influence de la drogue, invoquera une prescription thérapeutique.
La présence de certains ustensiles et notamment de pipes diverses, ne pourrait que confirmer le diagnostic d’intoxication narcomaniaque volontaire et en préciser la nature.
Note
d’empoisonnement par l’arsenic <•>
Clinique mentale
Cette thèse inaugurale, écrite dans, le Service de V. Magnan, dont l’auteur était l’interne, tend à démontrer le caractère infectieux de la maladie. Cette étiologie n’est plus aujourd’hui discutée.
Le délire aigu peut exister seul avec des ^sions et des symptômes qui, s’ils ne lui sont pas absolument propres, envisagés séparément, ne s’observent, dans leur ensemble, que dans cette affection. Comme l’excitation maniaque, il peut compliquer toutes les formes mentales.
Le délire aigu est tantôt une entité morbide déterminée par un trouble primitif du cerveau dont l’essence échappe à notre investigation, tantôt une complication d’une autre affection. Celle-ci guérissant, le trouble fonctionnel disparaîtra du même coup et, par suite, la complication dite délire aigu.
Epilepsie (2)
Dipsomanie
Les altérations du sang dans le délire aigu <■*>
Les psychoses dans l’armée
Revue d’ensemble destinée à mettre à la portée des médecins non spécialisés les notions indispensables concernant la pathologie mentale du soldat.
Amnésie rétroactive simulée par une débile. Fabulation
Mlle H. Mathilde, aujourd’hui âgée de 20 ans, est en observation depuis deux années : elle est atteinte de débilité intellectuelle liée à une légère hydrocéphalie. Au début, elle paraissait avoir des hallucinations visuelles à caractère pénible et d’origine alcoolique probable, qui n’ont pas tardé
grands magasins W.
Comme Ta montré Magnan, dans ses leçons cliniques, les déviations du sens génital, loin de constituer une forme particulière de maladie mentale, ne sont que des variétés séméiologiques sous lesquelles peuvent se présenter les impulsions, chez les dégénérés : ces impulsions sexuelles ne sont jamais des phénomènes isolés. Que l’on examine ces malades attentivement et Ton trouvera chez eux des stigmates physiques de dégénérescence. Qu’on les interroge avec soin, et l’on s’apercevra qu’ils présentent de nombreuses tares psychiques qui, le plus souvent, passent inaperçues, mais qu’un examen minutieux finit toujours par mettre en évidence.
Si leurs perversions se présentent comme la manifestation la plus
gération va en s’accentuant, l’abolition va en
plantaire, pharyngien et palpébral comportent des degrés d’altération très variables, et l’on ne peut y attacher aucune valeur pronostique ou diagnostique dans les différentes périodes.
d’altérations marquées dans l’état des réflexes.
Voici, enfin, les conclusions, d’ordre général, touchant l’ensemble de la réflectivité indépendamment des périodes :
I. — Dans la paralysie générale, l’altération des réflexes est la règle, la non-altération, l’exception.
II. — L’inégalité pupillaire existe dans les 4/5 des cas (en réalité, cette proportion est encore au-dessous de la vérité, car nous n’avons tenu compte que des inégalités).
III. — L’irrégularité pupillaire est presque aussi fréquente que l’inégalité pupillaire. Le myosis est deux fois plus fréquent que la mydriase, tout en ne se rencontrant que dans le tiers des cas.
IV. — Les réflexes tendineux sont altérés 81 fois p. 100, les réflexes oculaires 72 fois p. 100, le cutané plantaire 62 fois p. 100, le pharyngien 48 fois p. 100, le palpébral 9 fois p. 100.
V. — L’altération des réflexes tendineux consiste surtout en exagération. Les réflexes tendineux sont exagérés 65 fois p. 100, abolis 16 fois p. 100, c’est-à-dire qu’ils sont 4 lois plus souvent exagérés
jamais aboli.
VIL — Les altérations des réflexes oculaires se traduisent beaucoup plus souvent par le signe d’Argyll-Robertson que par l’abolition simul-
L’abolition du réflexe accommodatif avec conservation du réflexe lumineux n’a pas été rencontrée.
VIII. — Le réflexe cutané plantaire est à peu près aussi souvent
IX. — Le réflexe pharyngien, altéré dans la moitié des cas, est presque toujours aboli, presque jamais exagéré.
X. — Le réflexe palpébral est presque toujours conservé, son altération n’a jamais consisté qu’en exagération (blépharospasme réflexe),
XI. — Les réflexes cutanés plantaire, pharyngien et palpébral ont par eux-mêmes une mince valeur pronostique et diagnostique.
L’onycho-trychophagie présentée par notre malade, doit donc être logiquement considérée comme un geste stéréotypé et définitif ; celui-ci n’a survécu que grâce à une cristallisation, qui l’avait rendu automatique, au moment de la disparition du délire à forme angois-
•• Maurice Buissot, interne du service, f
Lorsqu’ils nous arrivent dans ces conditions, avec des commémoratifs plus ou moins incomplets, ces cas sont d’un diagnostic difficile ;
non une véritable hallucination. Elle était effrayée, mais en restait là et n’incorporait pas dans son délire cette sensation erronée. Il y a un contraste entre le peu de durée des visions bleues et la persistance des troubles olfactifs et de cette étrange impression d’humidité qui la poursuivait partout.
En résumé, il apparaît bien qu’il y ait là deux localisations du même processus, l’une spinale, l’autre cérébrale et plus spécialement optique, qui évoluent chacune pour leur compte, indépendamment l’une de l’autre.
dans le tabès dorsalis
Hallucinations à caractère pénible
montreraient qu’ils ont
chronique en rapport alley (Mai 1910)«>
Greffes des Tribunaux fourniraient de précieux documents, utiies à consuiter. Nous avons pu suivre quelques fétichistes, pédophiles et autres. Les uns ont fini par se suicider. La plupart appartenaient à une classe élevée de Téchelle sociale. D’autres ont cherché des dérivatifs plus ou moins opérants (pratiques religieuses, sports, travaux
préoccupés d’éviter la police sans renoncer à leurs obsessions. Il en est enfin, parmi ceux ayant été tantôt internés, tantôt condamnés, qui, s’inspirant de la chauve-souris du fabuliste, feront état de leur irresponsabilité devant le Juge d’instruction, puis, séquestrés, s’adresseront à la Justice pour être rendus à la liberté. Ils arrivent ainsi à la
de mélancolie qu’il présente peuvent de même trouver leur orij dans les troubles vésaniques de la mère.
Psychose familiale
Nous avons suivi longuement trois aliénés, un frère et deux sœurs, dans la famille desquels nous avons pu retrouver la tare héréditaire chez le père, la grand’mère, Taïeule.
Le double mariage de la mère donne à cette observation le caractère d’une expérience : cette femme, sans tare pathologique, a d’un pre-
elle a neuf enfants dont trois aliénés, un monstre (jumeaux accolés de tares nerveuses et mentales.
Des trois malades, le frère a déliré à 43 ans, la sœur cadette à 33 ans, la sœur plus jeune à 21 ans.
Il semble que le père, à la fois héréditaire et alcoolique, ait légué à ses enfants une résistance moindre ou une prédisposition plus lourde à mesure qu’il était plus avancé en âge et qu’il était plus imprégné d’alcool.
Nous ferons remarquer également la faible intensité des causes qui ont suffi à faire verser dans le délire ces sujets à prédispositions très lourdes : excès alcooliques et surmenage professionnel chez le frère, une hémorragie utérine chez une sœur, une déception amoureuse chez
Enfin nous insistons sur la similitude des réactions délirantes : chez les trois nous relevons les idées de persécution, de la dépression s’accompagnant de mutisme, chez deux des tentatives de suicide, chez
un délire à allure chronique qui tend plus ou moins rapidement vers
Influence de l’entourage
sur la formule de certains délires mélancoliques (3)
Comme contribution à l’étude de la contagion du délire entre aliénés, nous avons relaté l’histoire d’un groupe de malades femmes, qui
ont influencoT'formu'le leîiTdélh"! ‘
La ppemière victime des « Bombes asphyxiantes » <‘)
A la suite d’un drame retentissant, M. Kling, directeur du Laboratoire municipal, a préparé des bombes asphyxiantes, ou plutôt suffocantes, qui ont pour effet de mettre, momentanément, un individu dangereux dans l’impossibilité de se servir de ses armes ou de séjourner dans le local où il se serait barricadé.
. L’engin est constitué par un petit projectile diffusant rapidement, autour de la personne visée, un produit qui rend l’atmosphère ambiante irrespirable, en raison de l’irritation produite par celte vapeur
La première personne arrêtée par ce procédé est un aliéné actuelle-
0 gr. 70. L’hyperglycorachie, quand elle existe, est donc moins accentuée chez les paralytiques généraux que chez les grands pithiatiques, chez les malades atteints d’encéphalite léthargique, ou bien d’autres sujets, chez lesquels elle peut atteindre de 0 gr. 90 à 1 gramme. Chez deux de nos malades, le glucose se trouvait légèrement diminué, sans que le processus méningitique nous ait paru cliniquement plus aigu.
L’hyperalbuminose nous a semblé, comme il est classique, cons¬
tante. Le taux de l’albumine est tout au moins doublé ; il dépasse fréquemment 1 gramme ; il oscille entre 0 gr. 50 ou 0 gr. 60, limite inférieure, d’une part, et 1 gr. 10, 1 gr. 20, limite supérieure, de l’autre.
des exercices qui pourraient d’abord paraître théoriques, on lui montre comment en partir dans la pratique et s’en servir pour lutter efiScacement contre l’appréhension du bégaiement. Sur ce point, les premiers essais sont difficiles, délicats et décisifs : il s’agit de donner d’emblée au malade, par un fait, la sensation qu’il pourra désormais lutter efficacement contre le désarroi de son articulation et la réorga-
On peut presque considérer la guérison comme acquise dès le moment où le malade se sent capable de cette réorganisation. Il n’y a plus qu’à guider son traitement, la réalisation pratique dépendant alors autant du malade que du médecin.
ni. — Le traitement de ce bégaiement paroxystique peut ensuite se formuler ainsi :
1* Elocution à mi-voix en s’isolant ; exercices respiratoires. — Durant ces exercices, le malade doit, dès qu’il se sent bégayer, absolument
Quelques auteurs en ont ultérieurement rapporté des exemples frappants.
La symptomatologie en est à peu près fixée : Les signes de localisation bulbo-protubérantielle passent, quand ils existent, au second plan. Les malades sont confus avec ou sans intervalles lucides. Ils sont généralement auxieux, agités, et la violence de leurs impulsions peut constituer un véritable danger pour l’entourage. Les manifestations délirantes sont presque la règle ; elles s’accompagnent souvent d’onirisme ambulatoire, d’hallucinations mobiles fugaces, parfois zoopsiques, analogues à celles qu’on rencontre dans les délires toxiques. Le délire s’éclipse parfois momentanément, et il est alors possible de fixer suffisamment l’attention du sujet pour qu’il en fournisse, par bribes, le récit. A l’onirisme se substitue non pas un sommeil vrai, mais une sorte d’obtusion et de torpeur.
Des crampes douloureuses, des algies ératiques souvent articulaires, des mouvements choréiformes, athétosiques ou myocloniques, un prurit suffisamment accentué pour obliger le malade à s’écorcher la peau ou à s’arracher les poils en se grattant, des paralysies transitoires et dissociées (ptosis, diplopie, inégalité pupillaire, paralysie de l’accommodation), l’aspect figé de la face, la dysarthrie, le trismus des mâchoires, la raucité de la voix avec monotonie du timbre, l’abolition, l’exagération ou la dissociation des réflexes, les vomissements de type méningé, la constipation ou la rétention d’urine ; tous ces signes inconstants et fugaces affirment l’encéphalite léthargique. Les malades ont généralement de la fièvre, mais leur température n’est jamais très élevée. Leur liquide céphalo-rachidien n’est pas constamment hypertendu ; la lymphocytose, l’hyperalbuminose sont discrètes ; l’hyperglycorachie est la règle.
La plupart d’entre eux succombent après quelques jours d'excitation. Parfois, les symptômes confusionnels, délirants ou hallucinatoires s’atténuent, et, à cette forme corticale grave, succède la symptomatologie moins sévère de l’encéphalite léthargique simple.
J’ai, ultérieurement, apporté, en collaboration avec le D' Rouquier ou mes internes, une importante contribution à l’étude des séquelles psychopathiques de l’encéphalite épidémique (1), démontré qu’un certain nombre d’états autrefois considérés comme anorganiques ou fonctionnels étaient provoqués par le virus encéphalitique, et étudié le déséquilibre mental qui en est la conséquence et qui favorise souvent l’apparition d’associations organico-pithiatiques.
(1) Les formes mentales de l'encéphalite épidémique, (en collaboration vec M. Rouquier).
Congrès des Aliénistes et Neurologistes, Strasbourg, 1920, p. 67.
soniens. Ils peuvent exister. Notre malade s’en est exagéré l’importance.
M. Rouquier a déjà relaté à la Société Médico-Psychologique (1) l’histoire d’un syndrome dépressif grave, sans idées délirantes, survenu chez un encéphalitique dont le parkinsonisme était demeuré fruste. Il semble que lorsque des troubles mentaux apparaissent chez ces malades, ils revêtent plus volontiers la forme dépressive, hypocondriaque ou mélancolique. On peut les opposer aux séquelles aujourd’hui bien connues, qu’on observe de préférence chez les enfants et qui s’accompagnent d’excitation psychique, de turbulence, d’agitation, avec, dans certains cas, onirisme nocturne. Ces malades ne font pas de maladie de Parkinson. Ils se rapprochent des maniaques, les premiers des déprimés. Il y a là très probablement une question de localisation du virus autant que de terrain.
phalite épidémique. C’est à la base de troubles mentaux, en apparence primitifs, qu’il importe de recbercber l’infection discrète provoquée par le virus de Hai"vier et Levaditi. On pourra peut-être, le jour où nous posséderons une thérapeutique spécifique dirigée contre la maladie, améliorer, en les traitant, des troubles psychiques survenus sans cause apparente. La tâche du clinicien serait bien simplifiée si nous possédions une réaction humorale quelconque capable de mettre en évidence l’agent pathogène incriminé.
De l’origine infectieuse ou toxinique probable de certains troubles moteurs de type anorganique <<>
Il semble bien que la suggestion, d’origine étrangère ou provoquée par le sujet lui-même, ne soit pas la seule cause susceptible de déterminer l’apparition de tous les troubles moteurs de type anorganique.
Certains sujets, intellectuellement débiles, ou offrant les caractères de ce qu’on appelait autrefois le tempérament hystérique, se contami-
1er ? Il est, a priori, logique de le supposer, et Ton conn longues années l’origine infectieuse très diverse des polyi ne nous permet, pour l’instant, d’affirmer, d’une façon c< logie tuberculeuse ou syphilitique de tel ou tel trouble m rence anorganique. Il semble bien, cependant, que le
ques progressent, une étiologie infectieuse, toxique, endocrinienne. Le torticolis mental est aujourd’hui considéré comme d’origine réflexe et provoqué par une lésion constante de la colonne vertébrale (2).
Bon nombre de troubles fonctionnels que l’on qualifiait autrefois d’hystériques ou d’anorganiques sont très probablement conditionnés par une infection plus ou moins atténuée, par un trouble quelconque apporté dans le métabolisme ou la nutrition des éléments nerveux. Il
Elle préseate, en outre, un léger degré de cécité verbale, mais ce trouble disparaît complètement au bout de quelques mois.
La parole spontanée est impossible. Seule l’expression « oh non » est prononcée dans son véritable sens. Son vocabulaire se réduit à ces deux mots français, l’aphasie motrice est totale pour trois langues, l’allemand, l’italien et l’espagnol. Elle ne peut répéter les mots prononcés devant elle ; l’amusie motrice est complète : Madeleine est incapable de fredonner les airs alors qu’elle pouvait le faire à la Salpêtrière en 1898-1899.
Elle indique rapidement, au moyen de ses doigts, le nombre des syllabes du mot qu’elle ne peut prononcer. Elle compose facilement les mots avec les cubes alphabétiques, spontanément et sans dictée. On constate l’intégrité de la notion du mot et, par suite, du langage intérieur, les images auditives étant invoquées avec beaucoup plus de facilité et de rapidité que ne le sont les images motrices.
La lecture à haute voix est impossible ; il n’existe pas trace de surdité verbale. Madeleine exécute immédiatement les ordres qu’on lui donne dans une des quatre langues qu’elle connaît. Elle n’a pas de surdité musicale. La compréhension est parfaite pour les chiffres et
La malade succomba le 15 mai 1909 d’origine rénale. A l’autopsie, on nota Vi
d’asystolie foyers de
Il s’agit bien dans ce cas de syndrome labio-glosso-laryngé à évolution rapide et non de la maladie de Duchenne qui a une marche essentiellement chronique et progressive.
cependant, le plus ordinairement, ces hémorragies sont bilatérales et pyramidal.