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CANCER DES GANGLIONS

J’ai montré, avec F. Bezançon, qu’avant d’être envahis parle néoplasme, les ganglions situés au voisinage d’un cancer commencent par présenter une hyperactivité fonctionnelle : les centres germinatifs des follicules y sont élargis et la karyokinèse abondante. Cette réaction a été prise, à tort, par certains auteurs pour le début de la transformation cancéreuse du ganglion.

Lorsque l’organe est envahi, les cellules cancéreuses se montrent d’abord dans les voies lymphatiques, puis dans la nappe réticulée; le follicule représente, ici comme dans les infections, la partie la plus résistante.

Avec Soupault, j’ai montré que les adénopathies n’ont point, dans les cancers, la valeur diagnostique qu’on leur concède habituellement. L’examen clinique ne permet pas de distinguer'sûrement une adénopathie cancéreuse d’une adénite chronique causée par une inflammation banale, par la tuberculose ou la syphilis. On ne peut se fonder sur la présence

3° le lymphadénome proprement dit avec ses formes typiques et métatypiques. C’est une première base de classification qui a été depuis lors perfectionnée.

Enfin, je me suis attaché à l’étude du traitement de ces maladies par les rayons X et j’ai montré que si les rayons possèdent une action remarquable sur les hypergenèses tissulaires des leucémies et lymphadénies, à tel point que les tumeurs peuvent disparaître complètement et la formule sanguine revenir à la normale, ils n’arrivent cependant point à détruire la cause première, encore inconnue, de la maladie, car, après un temps d’arrêt plus ou moins long, la leucémie et la lymphadénie reprennent leur marche extensive jusqu’à la mort.

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