‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 2 sur 14 · OUVRAGES DIDACTIQUES · texte numérisé non relu

OUVRAGES DIDACTIQUES

Articles parus dans le Traité de Pathologie générale, du professeur Bouchard. (En collaboration avec M. Boulay.)

Insuffisance et obstbuction nasales.

SuPPUBATIONS NASALES.

Hémorragies nasales.

Troubles nerveux nasaux.

Troubles de la parole d’origine nasale.

Troubles de la respiration (dans les affections du larynx).

Troubles de la phonation (dans les affections du larynx).

Troubles de la déglutition (dans les affections du larynx).

Accidents réflexes d’origine laryngée.

Articles parus dans le Traité de Thérapeutique appliquée, du professeur Albert Robin.

Indicitions thérapeutiques générales sur les maladies du nez.

Traitement du coryza aigu.

Traitement de l’ozène.

Traitement de l’épistaxis.

Traitement du riiume des foins.

Articles parus dans le Traité des Maladies de l’Enfance, de MM. Grnncher et Comby.

Rhinites aiguës.

Riiinites catarrhales.

Rhinites purulentes aiguës.

Rhinites spasmodiques.

Le condylome cl x ( ondyl ne anal par excellence) est l’accompagnement presque obligé du chancre mou anal. Contrairement au condylome syphilitique, il n’a pas d’analogue anatomique dans les régions voisines.

Je n’ai jamais observé le condylome dans la fissure anale.

Le condylome qui accompagne les ulcères vénériens de l’anus, n’a rien de spécitique. Je m’attache à prouver qu’il est lu produit inflammatoire d’une irritation simple : et c’est dans le chancre mou qu’il est le plus développé, parce que nulle autre ulcération anale ne provoque une irritation réactionnelle aussi intense.

Le condylome siège toujours à la marge de l’anus, à l’extrémité externe de l’ulcération. Je n’ai jamais rencontré de condylomes intra-rectaux; d’ailleurs, la formation du condylome est incompatible avec la constitution de la muqueuse rectale.

Le condylome est une hypertrophie du derme. 11 diffère ainsi de la végétation, laquelle est surtout une hypertrophie épidermique. Le nom de condylome vé„tlanl crée donc une confusion. Lu etudiant parallèlement le condylome syphilitique et le condylome chancreux, j’ai toujours vu ce dernier beaucoup, plus riche en cellules embryonnaires et infiltré de leucocytes, comme un bourgeon charnu de plaie suppurante.

Le mécanisme de la formation du condylome diffère chez les syphilitiques et chez les chancreux.

Chez lès syphilitiques, la papule érosive «‘hypertrophie sous l’influence des irritations incessantes dues au passage des fèces; elle s’effile sous la pression des plis radiés, et elle se pédieulise plus ou moins hors de l’orifice anal : mais, toujours elle porte à son sommet l’érosion syphilitique qui l’a produite.

Chez les chancreux, le condylome naît d’une autre manière. Tout condylome chancreux est ulcéré en fente (chancre en feuillet de Fournier); il se développe toujours latéralement au chancre, sans jamais le supporter en totalité, comme il le fait pour la plaque muqueuse. Il n’est pas, comme dans la syphilis, le piédestal entier de l’ulcération ; il no constitue qu’une portion externe et très limitée de son bord. Les irritations incessantes de la région anale concentrent leur effort sur la partie inférieure de l’ulcère orificiel; ainsi irrité, son bord cutané s'exhausse, se lamine sous la pression des plis radiés ; et, chassé de l’orifice, il fait hernie.

On peut dire qu’il n’y a presque jamais de chancre mou anal sans con-

La guérison est obtenue ainsi sans douleurs, sans risques et sans cicatrice apparente, dans un délai de quinze à vingt jours.

A cette époque, où la menace de l’érysipèle rendait hasardeuses les incisions du cuir chevelu, le traitement des loupes de celte région se pratiquait couramment avec des caustiques. Le procédé de Vidal réalisait un progrès én évitant au malade des douleurs vives et des cicatrices disgracieuses.

Note sur un cas de fausse pleurésie purulente.

France médicale, 12 cl 14 mai 182.1.

Ce travail montre qu’un kyste rénal suppuré peut évoluer en prenant pendant la vie les apparences d’une pleurésie purulente enkystée typique.

Étude sur une variété de toxicodermie observée chez les plu-

massières. (En collaboration avec P»ui. du Molènes.) — Annales de dennalologie

Pendant notre internat à l’hôpital Saint-Louis, nous avons observé une éruption professionnelle, non encore décrite avant nous. C'est une toxicodermie atteignant exclusivement les ouvrières en plumes. Cette éruption s’était manifestée sur six malades, dont nous rapportons les observations inédites. Elle avait apparu quelques jours après l’introduction dans leur atelier commun de plumes nouvelles à bon marché, teintes en couleur vieil or, différentes de celles qu’elles avaient toujours impunément maniées jusqu’alors. Il était logique d’incriminer cette matière colorante nouvelle, qui fut reconnue comme étant un mélange de divers orangés d’aniline impurs.

Cette éruption, analogue aux eczémas vestimentaires de Duhring, doit être rangée dans la classe des éruptions professionnelles de Bazin. Outre la curiosité quelle éveille au point de vue dermatologique, cette affection nouvelle nous a paru présenter un réel intérêt, dans le domaine de l’hygiène industrielle : attendu que la substitution progressive des matières colorantes d’aniline aux anciens produits tinctoriaux végétaux, accroît déplus en plus la morbidité professionnelle cutanée, et mérité d’attirer l’attention.

En même temps, apparaît sur les doigts une nouvelle poussée de vésicules, qui différent de celles de la première heure par la vive rougeur dont elles s’entourent.

A la fin de la quatrième semaine, l’affection entre dans une nouvelle période, période de régression, que nous appelons période pseudo-eczémateuse. Les phlyctènes, vides et sèches, se détachent par vastes lambeaux épidermiques, sous lesquels apparaît une peau fine et rosée, qui n’a pas subi les atteintes de la matière colorante. Bientôt celte peau, au contact de l’air, se fendillé, se craquèle, et donne l’aspect d’un eczéma fissuré. Jusque vers la fin de la cinquième semaine, la desquamation persiste; les extrémités des doigts sont coiffées de capuchons épidermiques, jaunes, très adhérents, ce qui est une des caractéristiques de l’affection. A ce moment, l’impotence manuelle absolue est due à la présence de nombreuses fissures au niveau des plis articulaires, lesquelles entretiennent une contracture des doigts.

La rechute est de règle. Elle survient spontanément, sans qu’aucune irritation nouvelle la provoque. Elle se montre au commencement du deuxième mois, lorsque persiste encore la rougeur des parties atteintes. Celle rechute a lieu aiix mains et aux pieds, sur les points antérieurement touchés lors de la première atteinte. Elle est caractérisée par des groupements vésiculeux, auxquels manque la coloration jaune du début; au bout de trois à quatre jours, ces vésicules se résorbent, donnant lieu à une fine desquamation.

Dans tous les cas, à des degrés variables, nous avons observé dès le début, et précédant même l’apparition de l’éruption, des troubles de l’état général, caractérisés par un embarras gastrique fébrile. Cet étal saburral accompagne la période vésiculeuse, s’exaspérant à chaque poussée nouvelle : par contre, au moment où les phlyctènes ont leur maximum d’intensité et couvrent les mains, l’état général redevient bon.

A sa première période « cet érythème orangé des plumassières » simule la gale ou la dysidrose.

A sa deuxième période, il prend l’aspect de brûlures au deuxième degré. A sa phase ultime, il a l’apparence d’un eczéma sec. Seule, la notion étiologique en permet la diagnostic ; d’ailleurs, la coloration jaune des téguments attire l’attention sur la possibilité d’une dermite artificielle.

Notes sur l'épidémie de choléra observée à l’hôpital Bichat en 1884. — Progrès médical, 1888.

Pendant l’épidémie qui frappa Paris en novembre 1884, j’ai pu étudier soixante et un cholériques, amenés dans le service de mon chef M. Gouguenheim.

La mortalité fut de 52 pour 100. Elle se réduisit à 46 pour 100 chez les malades venus de la région voisine, de Clichy ; elle s’éleva à 67 pour 100 chez les malades venus d’un village éloigné, de Bondy. Les chiffres. permettent de conclure que le transport à distance est éminemment funeste aux cholériques, en leur faisant perdre le bénéfice d’un traitement immédiat.

La statistique que j’ai dressée, montre : 1“ que les hommes sont plus souvent atteints que les femmes ; 2° que la mortalité féminine est plus élevée; 3" que le choléra, abstraction faite des très jeunes enfants, chez qui il est presque fatalement mortel, est d’un pronostic d’autant plus sérieux que le malade est plus âgé.

Tous les malades porteurs de lésions pulmonaires ou intestinales chrofois la survie. Tous les alcooliques succombèrent.

. Les cas que j’ai observés ont débuté de deux façons: brusquement, annoncés par des vomissements ou des selles abondantes; sournoisement, préparés par un catarrhe intestinal progressif, avec tendance marquée,au refroidissement. Les cas à début subit m’ont donné une mortalité ^de 64 pour 100. Les cas précédés de diarrhée prémonitoire comptent pour un pourcentage de 43 pour 100.,

La mort a été le plus souvent produite par asphyxie et algidité cyanique. J’ai cependant noté deux autres modes de terminaison atypique, qui, d’ailleurs, tous deux ont constamment tué. Mort par réaction à forme typhoïde hyperthermique, que j’ai exclusivement observée chez les alcooliques; et mort par retour à l’algidilé, après une phase de réaction incomplète, type qui m’a paru être l’apanage des miséreux et des inanitiés.

Au point de vue symptomatologique, j’ai eu l’attention attirée par un signe constant et peu connu : une conjonctive bulbaire, localisée au segment inférieur de l’œil. J’ai pu, par quelques expériences, me convaincre que la cause de celte xérophtalmie est l’inocclusion des paupières, par suite de la

Il — Nous avons d’abord étudié le myoœdème chez le sujet sain, prenant, comme type de muscle, le biceps. Nous avons vu que chez tout individu, au point excité, surgit immédiatement une crête peu volumineuse, mais parfaitement visible; cette crête semble d’abord cheminer, pendant un temps très appréciable, suivant la longueur du muscle ; elle atteint presque aussitôt son maximum de développement, et s’arrête brusquement. Viennent alors les périodes d’état et de déclin. La durée totale du phénomène ne dépasse pas trois ou quatre secondes. Cette crête, pendant sa très courte période d’accroissement, parait progressive à la manière d’une onde. Elle semble naître, non âu lieu même de l’excitation, mais à une certaine distance au-dessous de lui. Partie de ce point, la vague avance avec une rapidité progressive et va en grossissant vers le siège de l’excitation; elle s’arrête alors et s’immobilise sous forme de crete. Cette progression du myoœdème ri’est cependant qu’une illusion ; en réalité, ce n’est pas lui qui se déplace : c’est le muscle tout entier qui se transporte vers l’une ou vers l’autre de ses extrémités. 11 suffit de maintenir solidement l’avant-bras ën extension sur le bras, pour que la crête, produite par le pincement du biceps, naisse, se développe et meure sur place.

Dans quel sens et vers quelle insertion se fait ce cheminement ? De nos expi c p iiquées sur le bord inférieur du biceps, il résulte que, le plus souvent, la crêté semble se porter vers l’insertion mobile. Voici l’explication que nous donnons de ce fait. Pendant le premier temps de la secousse m 1 >t-à-dire pendant la période de contraction qui succède

immédiatement à l’excitation, la crête est encore trop faible pour être appréciable ; pendant le second temps de la secousse, qui correspond au relâchement du muscle, la crête s'est accrue suffisamment pour être visible, etl’œil peut la suivre descendant vers l’insertion mobile. On rend ce phénomène plus apparent encore en provoquant une première crête, qui sert de point de repère, et eu faisant une seconde excitation à une distance convenable de la première. D’ailleurs, sur le grand pectoral, on voit le plus souvent la crête cheminer vers le membre supérieur.

Parfois, cependant, la crête oscille de part et d’autre du point excité. Ces oscillations reconnaissent pour cause le frémissement qui accompagne souvent les excitations un peu prolongées : en effet, on les observe ordinairement après plusieurs excitations faites au même point.

II. — Nous avons étudié les modifications apportées au myoœdème par

tains muscles. (En collaboration avec E. Jeansf.lme.) — Archives de physiologie

normale et pathologique, 15 août 1885.

Pendant l’épidémie de choléra de 1884, nous avons pratiqué de nombreuses autopsies do cholériques, à l’hôpital Bichat. Dès le début, nous fûmes amenés à constater que, chez les cholériques, sous 1 influence de divers agents d’excitation, les muscles peuvent après la mort, pendant un temps très court, il est vrai, manifester leur action avec toute l’énergie et la brusquerie dont ils sont doués pendant la vie. Cette intégrité post-mortem de l’action musculaire nous décida à tenter diverses expériences de physiologie. Nous étions, en effet, puissamment aidés par les circonstances. Les délais d’autopsie n’étant pas observés en temps d’épidémie cholérique, nous pouvions expérimenter moins d’une demi-heure après la mort, alors que les physiologistes n’ont généralement opéré que sur des suppliciés exsangues, plusieurs heures après la décollation.

Notre travail comprend deux parties.

La première partie est réservée à la description des différentes phases par lesquelles passe la contractilité des muscles volontaires avant de s’éteindre ; à la discussion des causes qui hâtent ou retardent l’abolition des propriétés musculaires ; à l’étudeet à l’explication de l’inertie absolue qui frappe les muscles volontaires et les nerfs des cholériques, très peu de temps après la mort.

La deuxième partie est consacrée à des expériences de contrôle, entreprises en vue d’élucider l’action de certains muscles, en particulier des muscles du larynx, de l’avant-bras et de la main.

Nous avons agi de deux manières sur les muscles : par l’électrisation et par l’excitation mécanique ; cette dernière est de beaucoup préférable pour qui veut étudier les modifications et la durée de la contractilité musculaire.

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