A. - MUSCLES DU LARYNX
l 0 Vamjténo'idien Iransverse, exci lé k travers la muqueuse pharyngienne qui le recouvre, ferme la glotte en rapprochant en masse les deux cartilages aryténoïdes et en accolant leurs faces internes dans toute leur portion verticale, de façon à effacer complètement la glotte intercartilagineusc. Il agit par un simple mouvement de translation, qu autorise la laxilé de l’articulation cricoaryténoïdienne.
2” L’excitation de la corde vocale inférieure amène un renflement fusiforme et un raccourcissement du muscle thyro-arylcnoidicn interne, qui diffère beaucoup de celui qui a lieu sur le vivant : ce qui s’explique par la bascule du cricoïde, non immobilisé par les muscles crico-lhyroïdiens.
3“ L’excitation de la corde vocale supérieure amène non seulement son transport en masse vers l’axe du larynx, mais encore sa tension. Nos expériences donnent la confirmation physiologique de l’existence du muscle de Rüdinger.
4° L’électrisation des replis aryténo-épigloltigues provoque leur tension.
5" Les électrodes, portées sur la partie inférieure des replis aryténoépiglottiques, provoquent la diminution de la capacité des ventricules de Morgagni.
Ici nous avons pu employer simultanément I excitation mécanique et les courants faradiques.
1“ Biceps. — Ce muscle provoque en même temps un mouvement rapide do supination et un mouvement énergique de flexion de l’avanl-bras sur le bras. Quand la fatigue musculaire apparaît, le biceps effectue encore très bien la supination, alors que la flexion n’est plus qu’ébauchée.
2° Itond pronateur. —Ce muscle place la main en pronation complète; en même temps il produit une très légère flexion de l’avant-bras sur le bras. Ce mouvement, très accessoire, disparaît dès le début de la fatigue; le rond pronateur devient alors pronateur pur.
3° Grand palmaire. — Ce muscle est fléchisseur pronateur : mais il n’est pas abducteur, ainsi que l’enseignent les anatomistes classiques. Sa contrac-
tion produit d’abord la flexion de la main sur l’avant-bras, puis-la pronation.
latéralité. La pronation est elle-meme très énereique: elle n’est pas un mouvement accessoire, comme le disent plusieurs auteurs. La flexion de l : avant-bras sur le bras, généralement admise aussi, nous paraît très
Quand ce muscle est fatigué, la flexion de la main disparaît avant la pro-,
4° Cubital antérieur. — Ce muscle fléchit la main sur l’avant-bras et fait en même temps saillir la partie cubitale de la main; il en résulte une sorte de torsion très légère, qui fait que la face palmaire regarde non direclemenli en avant, mais en avant et un peu en dehors. Ce muscle n’est donc pas adducteur, comme on l’enseigne.
5° Cubital postérieur. — Ce muscle redresse puis renverse la main sur l’avant-bras, et l’incline en même temps sur le bord cubital. Par. la fatigue,,
6° Long supinateur. — Ce muscle met l'avant-bras dans une légère pronalion,puis fléchit vigoureusement 1 avant-bras sur le bras. Il est très accessoirement pronaleur. Cependant, quand le muscle est fatigué, la flexion devient peu énergique, et la légère pronation peut persister seule’. .
7" Premier radial externe. — Ce muscle produit une forte tension de la main, qui s’incline un peu vers le bord radial de l’avant-bras. La flexion de l’avant-bras sur le bras, admise par quelques anatomistes, a toujours manqué dans nos expériences. Quand la fatigue apparaît, le mouvement se modifie, et cela différemment, suivant la position du membre. S’il est vertical, c’est l’abduction qui disparaît la première; elle persiste au contraire la dernière, quand l’avant-bras repose sur un plan horizontal.
8" Deuxième radial externe. — Ce muscle produit une forte extension et une très légère abduction de la main. I/abduction disparaît très rapidement dès le début de la fatigue musculaire.
9° Court supinateur. — Ce muscle produit un mouvement de supination très énergique. C’est, comme l’a dit Duchenne, un supinateur indépendant, par opposition au biceps, fléchisseur supinateur.
10° Carré pronateur. — Ce muscle produit une pronation très manifeste, mais qui nous a paru toujours beaucoup moins énergique que la supination due au court supinateur.