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ZOOLOGIE MÉDICALE ET PARASITOLOGIE

Mes principaux travaux relatifs à la zoologie médicale et à la parasitologie ont porté sur les protozoaires parasites du sang, sur les vers et sur les arthropodes.

Protozoaires. — Les hémosporidies des vertébrés, en particulier les hématozoaires du paludisme (5), ont tout d’abord attiré mon attention. La question du paludisme était alors à l’ordre du jour et l’on venait seulement de découvrir le rôle des moustiques dans la transmission de cette maladie. L’étude clinique du paludisme, les différentes formes qu’il peut revêtir, les complications qu’il présente, étaient bien décrites dans la plupart des ouvrages classiques ; mais, dans le chapitre, toujours très court, réservé à la parasitologie, on indiquait brièvement l’évolution des hématozoaires et l’on se contentait généralement de décrire les quatre formes classiques ; corps sphériques, corps flagellés, corps en croissant, corps en rosace, sans donner aucune explication sur le rôle de chacune et surtout sans insister sur la différenciation spécifique des divers, parasites universellement reconnue aujourd’hui. Dans le chapitre consacré à l’étiologie, on discutait longuement les différentes théories anciennes, tandis que les découvertes qui venaient de transformer la question étaient à peine mentionnées. Les considérations précédentes m’ont déterminé à choisir cette question comme sujet de thèse inaugurale ( 8 ). Ayant étudié pendant plusieurs mois à 1 ’Beole de médecine tropicale de Liverpool, j ’ai observé un grand nombre de Plasmodium vivants ou fixés et j ’ai examiné les préparations du major Ronald Ross, qui les a mises, avec la plus grande complaisance, à ma disposition. J’ai trouvé à TUniversité de Rome, dans le laboratoire du regretté professeur Grassi, le même accueil bienveillant, et là je me suis occupé surtout de l’étiologie du paludisme et du rôle des moustiques.

cette région, j’ai cru intéressant d’en rapporter trois observations (64). A l’heure actuelle, on connaît non plus une bilharziose humaine unique, mais trois bilharzioses distinctes ; 1° la bilharziose vésicale, due à Schistosomum hæmaiobium (Bilharz, 1852) ; 2° la bilharziose intestinale, due à Schistosomum Mausoni (Sambon, 1907) ; 3” la bilharziose artérioso-veineuse, due à Schistosomum japonicum (Katsurada, 1904).

Chacune de ces affections a une distribution géographique qui lui est propre. Les observations que je mentionne sont relatives à la première forme, de beaucoup la plus répandue dans le continent africain, c’est-à-dire à la bilharziose vésicale, encore appelée hématurie d’Egypte, hématurie du Cap et cystite vermineuse.

L’étude des bilharzies et des autres trématodes parasites de l’homme

pliage est court. Après avoir vécu un certain temps sous cette forme dans la nature, les embryons subissent une première mue. Leurs dimensions n’ont guère varié, mais leur structure s’est légèrement modifiée : le bouton céphalique a disparu, l’extrémité postérieure s’est effilée, l’œsophage s’est allongé et le tube digestif, plus distinct, a pris une coloration jaune verdâtre pâle, qui n’existait pas auparavant.

Lorsqu’on élève les embryons dans l’eau ou la terre humide, on

soient entraînées par les veines pulmonaires jusqu’au cœur et soient lancées dans la grande circulation. Certaines larves égarées peuvent ainsi gagner le placenta, le traverser et passer dans les vaisseaux du fœtus, d’où il leur est possible d’atteindre le poumon, puis les bronches et la trachée où elles trouvent un milieu favorable à leur développe-

L'étude des organes reproducteurs des Trichostrongylidœ me conduisit à dédoubler le genre Nematodirus (72), dans lequel étaient rangées auparavant des espèces très différentes. J’eus aussi l’occasion, au cours de mes études sur les Metastrongylidœ, de signaler la présence chez le bœuf (104) du Metastrongylus elongatus (Dujardin, 1845), parasite habituel du porc.

Les Strongylidæ du rhinocéros africain. Rhinocéros bicornis, me fournirent le sujet d’un important travail (120). D’abondants matériaux m’avaient été confiés par le professeur B. Brumpt, qui les avait recueillis au cours de la mission Du Bourg de Bozas, et je pus ainsi décrire treize espèces nouvelles. Quatre de ces espèces appartiennent à des genres connus, ce sont : Qmloma rhmocerotis parmi les Strongylinæ, Qrammocephalus intermedius parmi les Bunostominœ, Pteridopharynx omoensis et Memphisia rhmocerotis (fig. 2) parmi les Gylicostominœ. Les neuf autres espèces ont été groupées en quatre genres nouveaux. L’une, Paraquilonia Brumpti, appartient à la sons-famille des Strongylinæ ; une autre Khalilia rhmocerotis, a été placée dans une nouvelle sous-famille, les Amirinœ ; les sept autres rentrent dans la sous-famille des Cylicostominie, ce sont ; Henryella Raillieti, H. Bozasi, H. Zeltneri, E. Didieri, Buissonia rhmocerotis, B. africana et B. longibursa.

Un seul strongle avait été décrit jusqu’alors chez le rhinocéros africain, Kiluluma stylosa (von Linstow, 1907). Dans quelques notes ultérieures, je complète la description de certaines espèces (122, 142) et j ’en décris une nouvelle, Quilonia parva, appartenant à la sous-famille des Strongylinæ (136).

Je n’insiste pas sur d’autres travaux relatifs aux nématodes en general (109), aux nématodes parasites des chauves-souris (123) ou aux Ascaridæ (92) ; je signalerai seulement la rencontre de l’Ascaris ovis du mouton chez le chevreuil (113) et je mentionnerai une étude sur le Grossophorus coUaris Hemprich et Ehrenberg, 1828, ascaride parasite rare des damans (89). Les exemplaires étudiés avaient été

Cttieæ nemorosus, et j’observai leurs métamorphoses (1 Culeæ ne sont pas les seuls moustiques de la région paris is l’occasion d’y rencontrer des Anopheles, en particulier au listoire naturelle (48),

Infin, dans la région lyonnaise, et spécialement dans les i récolté de nombreuses larves de eulicides. Sur les ons is lesquels je me suis livré à eetté pêche, j’ai trouvé d ntre eux des larves à’Anopheles, dont la plupart appa 'espèce A. maculipeunis, la plus répandue en France. Tou tain nombre de larves plus petites et plus foncées étais 1. iifurcatus, espèce assez commune aux environs de Lys ièrement à Charbonnières (43).

L.a femelle des eulicides, comme celle de la plupart ds ectes, présente une ou plusieurs poches spéciales annexées 1 génital et destinées à conserver les spermatozoïdes viva moment de la copulation et celui de la fécondation; ce sont :les séminaux ou réservoirs spermatiques (20). Chez les

fut remise par le pr( mission Du Bourg d tiques (fig. 4, 5 et 6)

paru dans les Comptes rendus de l’Association française pour l’avancement des Sciences, au Congrès de Lyon, en 1906. Les quelques espèces de Cervidés rencontrées soit dans la Cordillère, soit sur les hauts plateaux de Bolivie ou du Chili, y sont mentionnées, mais il est surtout question de denx d’entre elles, appartenant au genre Hippocamelus Leuckart, 1816, sur l’unicité ou la dualité desquelles on a beaucoup discuté et qui ont soulevé de longues polémiques au sujet de leur appellation. Le genre Hippocamelus comprend des cerfs de taille

deux espèces vivantes qu’il renferme, H. bisulcus et H. antisiensis, avec la description détaillée de chacune d’elles.

Le chapitre suivant est relatif aux lamas, représentants américains de la famille des Cameliâœ. Leur localisation à la région des hauts plateaux, leurs caractères zoologiques bien tranchés, leur rôle important tant au point de vue économique qn’à celui de l’histoire géologique

familles : les Scleropleurinœ, les CMamydopJiorinœ, les Tatusinæ, les Priodontinœ, les Tolypeutinœ et les Dasypodinœ, et insistant tout spécialement sur les espèces qui vivent à une grande altitude.

Enfin, dans le dernier chapitre, je passe en revue les mammifères domestiques autres que le lama, l’alpaca et le cobaye, ces derniers ayant été domestiqués bien avant la découverte du Nouveau-Monde. Je m’occupe donc seulement des animaux importés depuis la conquête, examinant ce qu’ils sont devenus dans leur nouvel habitat et comment ils se sont adaptés aux conditions biologiques qu’ils ont rencontrées sur les hauts plateaux. En terminant, je résume en quelques mots la

brebis, qui sont produits et exploités surtout au Chili.

Les mammifères ont toujours tenu une place importante dans les collections que j’ai rapportées de mes différentes expéditions. A la suite de deux voyages effectués en 1911 et au début de 1914 en Afrique occidentale, mes compagnons et moi avons tué et préparé un certain nombre des grands animaux de cette région ; aussi, après la guerre, ai-je réuni, en collaboration avec M. 6. Grandidier, à la fin d’un ouvrage publié en 1920 ( 79 ), divers documents relatifs à la faune mammalogique

mitivement temporaire, ont été hautement appréciés par M. le Ministre des Colonies, qui en a fait une Commission permanente, dont j’ai l'honneur de faire partie.

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