PUBLICATIONS CHIRURGICALES
s’agit d’accidents syphilitiques, h spécifique est resté sans résultat, ou palliative.
. trépanation palliative
l’os suffisamment avancée, pour que le lambeau osseux puisse être enlevé sans trop de difficultés, saisissant le ciseau à résection crânienne (c’est l’instrument dont je me suis toujours servi), on introduit son extrémité coupante aussi profondément que possible dans une des rainures. On fait levier sur le manche et on soulève d’une pièce le fragment osseux.
J’ai pu, par ce procédé, enlever de larges lambeaux osseux en quelques minutes (10 à 15 minutes). Ce procédé est toujours plus rapide que l’application successive de couronnes de trépan. Le lambeau enlevé d’une seule pièce pourrait être réappliqué' après l’opération, si l’on voulait fermer la brèche osseuse.
Tumeur des cellules, ethmoïdales. (Bulletins de la Société Anatomique,
La tumeur en question est située dans l’une des cavités osseuses formée par la juxtaposition des demi-cellules de l’ethmoïde unies aux demi-cellules correspondantes du frontal. Elle est exactement située sur le trajet de l’artère ethmoïdale, antérieure à laquelle elle adhère. L’examen histologique pratiqué par Pilliet a démontré qu’il s’agissait « d’un endothéliome des séreuses, catégorie dans laquelle rentrent les tumeurs sablées de Virchow ». C’est une tumeur analogue à cette variété de tumeurs cérébrales qu’on appelle cc psammome ». Dans le cas actuel, j’attire particulièrement l’attention sur le siège-de la tumeur dans les cellules ethmoïdales. Ce doit être une localisation très rare du psammome ; M. Cornil nous a déclaré n’en avoir jamais observé.
pathologique ont été déjà étudiées, en particulier dans la thèse de Houstan. La symptomatologie est aussi assez bien connue. Nous n’avons donc pas l’intention de nous arrêter ici à ces points spéciaux
Nous voulons surtout envisager le traitement sur lequel nous avons tout particulièrement insisté, et qui en France avait été complètement négligé.
L’hémorrhagie et l’infection sont les deux complications qui doivent nous guider dans les indications du traitement.
Lorsque le. chirurgien observe le malade tardivement, ce sont généralement les accidents d’infection qu’il doit combattre (abcès,du
aux moyens préconisés en pareille circonstance. Lorsque le blessé est observé peu de temps après l’accident, la conduite à tenir est,
Lorsque l’intervention est décidée, le foie peut être abordé par deux voies : la voie abdominale ou la voie transpleurale; on a dû parfois même combiner la voie abdominale et la voie transpleurale. On pratiquera l’exploration digitale et l’exploration visuelle avec le plus grand soin, lorsqu’on atteindra le foie ; et l’on se rappellera
phragme (fig. 9 et 10) ; la rapidité avec laquelle la plaie hépatique se cicatrise ; enfin je montrais sur un lobe do foie de chien la régéné-
réserve ce dernier point de la question, sur lequel j’ai entrepris de nouvelles recherehes. » Ces recherches ont été poursuivies avec le P r Cornil, et dans notre T mité de chintrgie du foie paru récemment, je dis à la page 245 : « Malgré la valeur des travaux qui viennent d’étre cités, la question de la régénération du foie ne nous parait pas complètement élucidée; » En effet, sur un animal sacrifié longtemps'après la résection d’une portion du foie, on a constaté microscopiquement que la massé néoformée, qui semblait être constituée, par du tissu hépatique régénéré, était faite de tissu conjonctif, c’està-dire de tissu cicatriciel.
Le foie mobile et son traitement chirurgical. (Revue de chirurgie, août et septembre 1897, p. 021 et 729.) En collaboration avecM. le Professeur Terrier.
Cette étude porte successivement sur le foie totalement mobile 1 (hépatoptosc totale) et sur le foie partiellemment mobile (lobes' flottants, hépatoptose partielle). C’est le premier travail complet qui ait paru sur la question depuis la thèse de Faure, dans laquelle l’auteur ne rapportait qu’une observation, première tentative de fixation du foie. La question est envisagée d’abord au point de vue historique ; puis après un court exposé des moyens de suspension du foie, nous abordons le chapitre de l’anatomie pathologique, en ce qui concerne d’abord les lobes flottants produits par des déformations du foie liées à des causes différentes, sans que l’appareil suspenseur présente aucune modification, et sans que la masse de l’organe subisse aucun abaissement. Nous indiquons au contraire les modifications de l’appareil suspenseur congénitales ou acquises du foie totalement mobile, l’abaissement plus ou moins marqué que subit la masse de l’organe dans ce cas, les lésions concomitantes des ptoses viscérales. Ceci nous amène à étudier les causes mômes de la chute du foie, qui résident pour nous dans des troubles généraux de la nutrition, apportant dans l’appareil suspenseur (ligaments et veine cave) et dans la statiqué des viscères abdominaux (affaiblissement de la paroi abdominale, entéroptose concomitante) des modifications telles que le foie n’attend plus, pour ainsi dire, que l’occasion de tomber ;
buch);
3° La cholécystotomie pratiquée clans le but (l’amener indirecte-, ment la régression de certains lobes flottants (Riedel, Terrier).
Le traitement de l'hèpaloptose totale a pour but la fixation du foie, par une opération dite hépatopexic totale. D’après nos recherches, nous avons pu réunir quinze cas dans lesquel cette opération a été pratiquée.
La technique opératoire ne varie que par des questions de détail dans les observations de Gérard-Marchant, Langenbuch, Desguin, Richelot, Lannelongue, Bobroff, Areilza, Frankc (2), Delagénière, Lucas-Ghampionnière. La fixation a pour but d’assurer le contact entre la surface externe du foie, représentée par.sa face convexe, et les parties voisines de la cavité abdominale tapissée par le péritoine pariétal, et la formation consécutive d’adhérences destinées à maintenir l’organe dans sa nouvelle situation. La fixation s’opère à l’aide ' de fils passés en plein parenchyme hépatique et noués d’autre part, soit au rebord costal droit, soit à la paroi abdominale. Dopage, chez trois opérés, ne s’est pas contenté de suspendre le foie par son ligament ombilical; considérant la fixation du foie comme un temps
secondaire de l’opération, il s’est efforcé avant tout de reconstituer une paroi abdominale solide par un procédé spécial.
Enfin Péan essaie « de créer au-dessous du foie une cloison séreuse
la cholécystostomie ne saurait être pratiquée utilement.
Tumeur siégeant sur le canal hépatique :
Opération curatrice. — Résection de la tumeur suivie de l'hépatostomie ou de l'hèpato-entérostomie.
Opérations palliatives. — Ilépalostomie ou hépato-entéroslomie
très haut située sur l’hépatique. Hépaticostomie et hépatico-enté- Tumeur du cholédoque :
Opération curatrice. — Cholédochectomie (non encore pratiquée
tionné, ou de la choJécystentérostomie,
Opérations palliatives. — Mettre le malade à l’abri des accidents dus à la rétention biliaire en détournant le cours de la bile : cholè-
Revue de Chirurgie , dont nous avons donné précédemment l’analyse. Ces diverses questions ont été notablement complétées surtout en ce qui concerne la thérapeutique chirurgicale et les résultats obtenus.
nt été introduites dans le texte, qui permettront de
chapitres nouveaux
intra-hépatiques et la séparation de monstres xiphopages un pont de substance hépatique.
u traitement, l’étude de la complète, de nouveaux pro- , procédé de Canac-Marquis)
sont spécialement décrits.
Les tentatives d’hémostase du foie par la vaporisation, la thermo-
sont mentionnées.
Mais nos conclusions ne sont pas favorables à ces nouvelles méthodes : « Il nous semble que toutes ces complications opératoires appartiennent beaucoup plus aux expériences de laboratoire où tout est préparé et prévu à l’avance qu’à la vraie chirurgie. Nous ne saurions trop répéter que le chirurgien obligé le plus souvent d’opérer en toute hâte possède dans la suture, la ligature et le tamponnement de puissants moyens d’hémostase, qui tous ont fait leurs preuves, et sont appelés à rendre les plus grands services dans les hémorragies abondantes pour lesquelles toute minute perdue compromet gravement le résultat de l’opération. »
La question des fistules biliaires consécutives aux plaies du foie, qui avait été négligée dans notre précédent article, est ici longuement envisagée.
Nous sommes heureux de constater l’impulsion donnée, surtout en France, à la chirurgie des plaies du foie par notre première publication parue en 1896 ; nous réunissions à cette époque 56 observations; notre seconde statistique depuis 1896 porte sur 42 cas nouveaux et nous v montre l’amélioration progressive des résultats obtenus avec le perfectionnement de la technique opératoire.
grand danger de la pénétration abdominale. 11 en est tout autrement des plaies de l’estomac.
Je m’occupe d’abord de quelques points de la thérapeutique chirurgicale concernant les plaies de l’estomac en général.
J’ai eu recours, pour l’exploration de la face postérieure de l’estomac, à l’ouverture de l’arrière-cavité des épiploons par une brèche faite à l’épiploon gastro-colique, mais cette voie étroite ne permet que difficilement l’accès d’une plaie de la paroi postérieure, surtout 1 si elle est haut située. Aussi, dans les cas difficiles, ou lorsqu’on hésite sur l’existence d’une érosion de la muqueuse capable à elle seule d’entretenir l’hémorragie, je pense qu’on doit recourir à la gastrotomie suivie de l’exploration de la muqueuse stomacale par retournc-
Puis j’enyisage de façon toute spéciale les particularités que présentent les blessures de l’estomac, consécutives aux plaies pénétrantes de l’espace de Traube. Les perforations èiègent alors en un point très élevé de l’estomac, au voisinage du cardia, quelquefois même sur la portion abdominale de l’œsophage, dans une région vasculaire, et du fait même de la profondeur des lésions cachées sous le diaphragme, rendues plus profondes encore par la saillie que forme en avant le rebord costal, les manœuvres opératoires deviennent très difficiles. Il faut donc se procurer une voie d’accès aussi large que possible pour voir d’abord et réparer ensuite lés lésions haut situées. Une incision latérale, parallèle au rebord thoracique, rendra service, mais s’il est nécessaire, on fera plus encore en pratiquant la résection du rebord costal gauche dans les conditions Où
On aura ainsi une voie d’accès très large sur les régions les plus ële- vées de l’estomac, ainsi que j’ai pu le constater dans des expériences cadavériques. Quoique cette résection du rebord costal aggrave évidemment l’acte opératoire, comme elle peut être rapidement exécutée, je crois indispensable d’y recourir, car le malade, abandonné à lui-même dans les cas d’hémorragie grave auxquels j’ai assisté, est voué à une mort certaine.
En somme, j’ai eu surtout en vue, dans cette étude, les complications abdominales des plaies pénétrantes de l’espace de Traube,
nique siégeant dans l’épaisseur de la pan ■and oblique et le muscle petit obliqué.
du grand oblique (Goyrand, Itivet); on a même vu le rei mtrapariétal de la hernie traverser l’aponévrose et venir s<
2“ la hernie en bissac, dans laquelle le sac intrapariétal es pagné d’un prolongement labial (P. Berger).