TROISIÈME PARTIE
I. ANATOMIE. — PHYSIOLOGIE. — PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE PATHOLOGIE GÉNÉRALE
Travail d’ensemble, avec observations personnelles sur cette forme d’infection rapide et aiguë survenant à la suite de traumatismes portant surtout sur les membres. Plusieurs faits trës caractéristiques observés pendant la guerre de tSTO, notamment après la bataille de Beaumont (4'ambulance internationale), avaient servi à Tétude de cette maladie. C’est la première fois que cette maladie, connue alors sous la dénomination à’érysipèle gangréneux, S érysipèle bronzé, a reçu le nom qui lui convient le mieux, d’après les données de la science moderne : septicémie aiguë à forme gangréneuse.
II. — ËÏUDE EXPEIilMENTALE SUR LA CONTUSION DU FOIE AroA. ie Physiologie norm. ei path., av. I planche, 1875.
Des expériences nombreuses pratiquées sur le cbien ont démontré que les lésions produites dans le foie par la contusion peuvent se présenter sous deux aspects différents.
Tantôt la capsule du foie est intacte. Il se fait alors un épanchement sanguin qui disparîût rapidement et la cicatrice est complète en quelques
Tantôt la capsule est rompue. Il se fait un épanchement plus ou moins abondant de sang dans le péritoine et la cicatrisation se fait également très rapidement.
Au niveau des plaies ayant intéressé l’enveloppe du foie, l’épithélium se reproduit avec une grande rapidité et empêche ainsi la formation d’adhérences qu’on ne rencontre jamais après les plaies du foie.
m. — OONTMBUTION A L’ÉTUDE DE LA CONTUSION DES NERFS MIXTES Anh. de Vkysiol. normale et path., 1878, p. 268-273.
Il existe une différence capitale entre les phénomènes thermiques qui succèdent à la section complète ou Incomplète d’un nerf, et ceux qui résultent d’une irritation locale, telle que celle qui est due à la compression ou à la contusion.
Après la section complète ou incomplète, il y a une élévation de température dans les parties qui dépendent du nerf altéré.
La compression assez rapide d’un nerf amène au contraire un abaissement de la température. La contusion a la même influence.
Ces résultats ont été constatés plusieurs fois par nous, sur l’avant-bras, après la compression ou la contusion du nerf radial.
Ce mémoire démontre : 1» qu’une embolie venant du système veinei géuéral peut s’arrêter dans le cœur droit au lieu d’atteindre l’artère pulm naire, comme cela est admis généralement ;
2» Qu’elle peut amener la mort subite en simulant la syncope.
pendant la période expulsive de l’accouchement. Il a sur le chloroforme l’avantage d’agir plus rapidement et plus longtemps.
Comme anesthésique local, en pulvérisation, il agit plus rapidement que l’éther, et comme il ne s’enflamme pas au contact d’un foyer lumineux, on peut s’en servir pendant la nuit. Il peut même être employé concurremment avec le thermo-cautère pour ouvrir des collections liquides.
IX. — ÏRAi rEME.NT DE LA SYPHILIS PAR LES INJECTIONS SOUS-CUTANÉES DE SOLUTIONS MERCURIELLES
Déjà introduite en France, une première fois par Liégeois (Société de chirurgie, juin 1869), cette méthode avait été rapidement abandonnée parce que les solutions mercurielles employées étaient trop irritantes.
Ce fut en 1872 que Staub proposa des solutions de mercure dans de l’albumine. C’est à partir de cette époque que, avec le concours de M. Yvon pharmacien, nons avons employé à l’hôpital de Lourcine la solution de peptonate de mercure. Nous obtînmes des résultats excellents qui ont été consignés dans un travail publié dans le Bulletin général de tkérapeutigue (août et septembre 1880).