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RECHERCHES SUR LA TUBERCULOSE ET LES PSEUDO-TUBERCULOSES

Depuis vingt ans, liélude analomo-palhologique, clinique ol expérimentale de la tuberculose des Carnivores, notamment, dans ses rapports avec la tuberculose

actuellement dans nos collections, qui représentent un véritable Muses des tuberculoses animales, un nombre considérable de pièces relatives aux localisations multiples et aux formes anatomiques de la tuberculose, non seulement chez le chien et le chat, mais chez tous les Mammifères domestiques et chez les Oiseaux.

Cette riche documentation explique non seulement notre participation empressée et abondante aux expositions scientifiques de divers congrès internationaux, mais le nombre et la variété de nos publications sur le sujet (2).

A l’occasion d’une Note du professeur Chauveau à l’Académie des sciences (5 juin 1916), sur Le Cabaret, lieu de contagion de la tuberculose, notre rep-etté maître, k

(séance du 13 juin) : ,

« Les arguments décisifs démontrant péremptoirement que c'est le milieu, et non

l’intoxication alcoolique, qui donne la tubereulose, ne sont pas seulement les obseroations

citées par M. Chauveau, de gens vigoureux et absolument sobres, qui, dans l’atmosphère des buveurs, prennent la tuberculose; c’est encore l’enseignement du professeur Gabriel Petit, sur la fréquence de la tuberculose cariine relevée à la elinique d’Alfort. L’enquête

faite sur l’origine et la provenance des chiens soignés ou autopsiés à l’École vétérinaire

pour tuberculose montre que la très grande maforité des animaux tuberculeux sont des

restaurants de la banlieue parisienne. Parmi les clients de ces établissements se trouvent beaucoup de eonsommaleurs, qui toussent et crachent sans précaution de propreté; tables, dalles et parquets, essuyés ou balayés à sec, se trouvent ainsi maculés de débris d’alimenfs mêlés aux crachats; l’appétit vorace des chiens, trouvant à se satisfaire parmi de semblables déchets, explique la contagion par l’ingestion de matières tuberculeuses, d’oü infection du chien dans laquelle n’a rien à voir l’intoxication alcoolique.

Il Ici encore, comme dans les fameuses expériences de tuberculisation par ingesta, faites en 1868 par M. Chauveau, le chien du cabaretier se charge de démontrer que le milieu tuberculisé, tuberculisant, et non le poison, a donné la tuberculose... ; nouvelle preuve que la tuberculose, elle aussi, se prenant dans les cabarets plus intensivement que dans maints autres’ milieux collectifs, non seulement le nombre des

Dans la séance suivante (19 juin 1916), le professeur Chauveau, apportant les précisions nécessaires à faire ressortir dans l’étude de la tuberculose du personnel des

Il candidats spéciaux à la tuberculose », idée chère à M. Landouzy :

Il Ce sont là des vues d’antan, auxquelles je pensais que M. Landouzy avait complètement renoncé, en m’autorisant d’un passage de sa communication, celui où il parle des communications si intéressantes du professeur G. Petit, d’Altort, sur la fréquence de la tuberculose chez les chiens des cabaretiers de la banlieue parisienne. Je devais en parler moi-même dans ma prochaine Note, où ces observations avaient un rôle utile à remplir. 11 est très heureux que M. Landouzy ait songé à s’en servit aujourd’hui. •

L’hommage précieux rendu à nos efforts par ces deux éminents Maîtres nous dispensera d’insister sur l’intérêt de nos recherches, concordantes avec celles de notre collègue et ami le professeur Cadiot, au double point de vue de la pathogénie de la tuberculose et de l’hygiène publique.

Rappelons, au surplus, nos Conclusions sur les rapports existant entre la

TUBERCULOSE DE L’HOMME ET CELLE DES CARNIVORES DOMESTIQUES (chienS et

chats), présentées au Congrès international de la tuberculose de 1905 (186) :

1“ La tuberculose du .chien et du chat est très fréquente, particulièrement dans l’agglomération parisienne ;

oaeerte. Pas de lésions visibles de la muqueuse buccale ou pharyngienne. Amygdales intactes. Les ganglions pharyngiens du côté opposé à l’abcès, c’est-à-dire du côté droit, sont légèrement hypertrophiés ; on devine qu’ils sont eux-mêmes lésés.

D’autre part, les ganglions mésentériques étaient légèrement hypertrophiés et tuberculisés. 11 n’existait pas de lésion visible au niveau de' l’intestin grêle ; mais, encore ici, le côlon et le cæcum étaient le siège d’une colite et d’une typhlite tuberculeuses évidentes, caractérisées par une multitude de petits tubercules miliaires disséminés dans la muqueuse, siégeant probablement au niveau des follicules clos, et dont certains étaient déjà ramollis et ulcérés. Les autres viscères abdominaux

ce que nous trouvons à signaler dans la cavité thoracique,—renfermaient quelques discrètes lésions tuberculeuses, provenant d’une généralisation récente.

HUMAINE (1). C’est ainsi, à n’en pas douter, que le chien s’infecte d’ordinaire, en fréquentant les milieux contaminés par l’homme.

Nous le soupçonnions bien déjà après avoir constaté la très grande fréguence de la tuberculose canine dans l’agglomération parisienne. Nos expériences en apportent la démonstration scientifique rigoureuse.

L’homme tuberculeux constitue donc un danger pour le chien (1), ce qui n’aurait qu’une importance toute relative ; mais, inversement, le chien tuberculeux doit constituer pour l’homme un danger sérieux, sur lequel nous attirons l’attention, car il convient de le connaître pour prendre à l’occasion toutes les mesures prophylactiques qui s’imposent.

3. — OBSERl^ATIONS ANATOMO-PATHOLOGIQUES, PATHOGÉNIQUES ET CLINIQUES

Première série d’observations sur la tuberculose du chien (en collaboration avec 3. Basset) (30).

1. — Pneumonie caséeuse ardoisée et granulie. — Adénopathie trachéo-bronchique. — Pleurésie et péricardite. — Tubercules du foie, des reins et du péritoine. — Adénopathie mésentérique sans lésion intestinale.

2. — Absence de lésions pulmonaires. — Pleurésie et péricardite hémorragiques. — Périhépatite fibrineuse et ascite.

3. — Tuberculose des séreuses, du foie. — Énorme adénopathie trachéo-bronchique accompagnant une granulie pulmonaire tout à fait récente.

h. — Énormes masses pleurales lobulées. — Granulie du poumon. — Lésions péricardiques discrètes. — Tubercules du foie et des reins, sans localisations péritonéales. — Adénopathie mésentérique. — Capsule surrénale surnuméraire.

5. — Adénopathies mésentérique et stomacale énormes sans lésion tuberculeuse de l’intestin et de l’estomac. — Tuberculose du péritoine et du foie. — Tuberculose pulmonaire discrète.

S. — Pleurésie et péricardite hémorragiques. — Caséification des ganglions bronchiques Lésions tuberculeuses prononcées, à earactère.atrophique, des reins (aveo3 fig.).

.7, — Tuberculose de la plèvre. — Péricardite symphysaire. — Lésions tuberculeuses des reins.

8. — Adénopathie tuberculeuse périceecale sans lésion de l'intestin.

9. — Infiltration tuberculeuse en masse du poumon {pneumonie ardoisée). — Adénopathie trachéo-bronchique volumineuse sans lésion ni déformation des conduits respiratoires. — Pleurésie.

10. — Tuberculose de l’épiploon et du foie. — Tubercules et ulcérations de l’intestin. — Adénopathie mésentérique. — Granulie pulmonaire avec splénisation. — Adénopathie trachéo-bronchique.

11. — Pleurésie tuberculeuse chronique symphysaire. — Tuberculose ganglionnaire.

12. — Péricardite hémorragique. — Adénopathie caverneuse et perforation de l'aorte. — Généralisation au poumon, au foie et aux reins.

13. — Variété anatomique particulière delà tuberculose pulmonaire du chien: cavernules multiples creusées en plein tissu de pneumonie catarrhale.

11. — Destruction pseudo-kystique hémorragique du foie. — Tuberculose rénale. — Nombre considérable de cavernules pulmonaires sans pneumonie caséeuse. — Péricar-

15. — Tuberculose des séreuses, du foie, des reins et de l'intestin. — Énorme adénopathie trachéo-bronchique avec lésions pulmonaires discrètes.

16. — Péricardite hémorragique, avec un épanchement de trois litres. — Pleurésie chronique, symphysaire.

Deuxième série d^observations sur la tuberculose du chien (41),

17. — Tubercules de l'épiphon et du foie. — Pleurésie et péricardite séreuses. — Granulie et cavernes du poumon, avec ouverture de l’une de ces dernières dans la plèvre. — Adénopathie trachéo-bronchique.

18. — Destruaion pseudo-kystique hémorragique du foie. — Tuberculose rénale. — Nombre considérable de cavernules pulmonaires sans pneumonie caséeuse — Péricardite symphysaire.

19. — Tubercules de l’épiploon, du foie et des reins. — Pleurésie séreuse avec masses d’aspect sarcomateux. — Granulie pulmonaire. — Énorme adénopathie trachéo-bron-

20. — Adénopathie tuberculeuse suppurée des ganglions mésentériques sans lésion intestinale. — Péritonite fibrineuse.

21.,— Pleurésie chronique symphysaire. — Pneumonie tuberculeuse ardoisée avec

22. — Ulcérations intestinales. — Typhlite. — Adénopathies mésentérique et souslombaire. — Tubercules du foie et de la rate. — Adénite tuberculeuse des ganglions de l’entrée du thorax, sans lésion des viscères thoraciques et de la plèvte.

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